La tenue des trois salons de recrutement en l'espace de deux semaines, les deux dernières du mois de juin, a beaucoup arrangé les affaires des jeunes diplômés habitant dans les autres wilayas du pays. Faire le déplacement à Alger pour déposer des CV dans trois différents salons de recrutement avec la multiplication des chances d'embauche est perçu comme «une bonne affaire» par les concernés. «Je suis venu déposer mon CV à BNP-Paribas et par la suite j'ai été informé de la tenue du Sirrha 2008. Je suis resté donc ici à Alger. J'ai attendu et avant de rentrer chez moi, j'ai appris qu'il y aura un autre salon à l'INC… J'espère que l'un des 42 CV que j'ai déposés me portera bonheur», témoigne Boumediène, un licencié en anglais venu de Bouira. Passer quinze jours à Alger ne s'avère pas coûteux pour notre interlocuteur et les centaines de ses semblables, sachant que la plus grande partie d'entre eux a passé la nuit soit chez des parents ou avec des amis dans les résidences universitaires. Toutefois, les Algérois se taillent la part du lion dans le nombre de diplômés ayant participé et ce, en raison du manque d'information et de l'annonce tardive de la tenue de ces manifestations. «Si la presse écrite a annoncé l'organisation des salons du recrutement, la télévision et les chaînes de radio ne se sont pas attardées sur le sujet. Nous avons pu participer grâce à des appels de nos amis. Il faut qu'une vaste campagne d'information précède ces salons pour donner à l'ensemble des jeunes chômeurs de toutes les wilayas la chance d'y prendre part», notent Samir et Aïssa, deux diplômés en électronique, venus de Sétif.