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«Le théâtre appartient à ceux qui le font et, actuellement, c'est les
Le directeur général du théâtre national algérien, M'hamed Benguettaf,
Publié dans La Tribune le 06 - 01 - 2014

LA TRIBUNE : Aujourd'hui, avec la célébration du Cinquantième anniversaire du Théâtre national, algérien que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?
M'HAMED BENGUETTAF : Il y a tellement de choses à dire sur les cinquante ans du théâtre algérien qu'on pourrait en parler pendant cinquante ans. Mais s'il y a une chose à retenir pour moi et qui m'a profondément marqué, c'est qu'il y a cinquante ans la première institution nationalisée par le premier gouvernement de l'Algérie indépendante, c'est une institution culturelle et cela démontre l'importance de la culture dans l'histoire de la construction d'une nation.
Cinquante ans de théâtre, cinquante ans d'indépendance, c'est, certes, une période qui a eu des hauts et des bas, mais il est important de reconnaitre qu'aujourd'hui il y a eu beaucoup de choses qui ont été réalisées dans les différents domaines, nous avons des universités, des hôpitaux et d'autres infrastructures de grande envergure et, aussi, le théâtre. Il y a eu des périodes où le théâtre était au summum, tant sur le plan qualitatif que quantitatif et d'autres où il était en berne, au creux de la vague, avec les moments difficiles que l'Algérie a traversés. Mais le plus important, c'est qu'au final le théâtre algérien a réalisé beaucoup de bonnes choses, à l'instar de l'éclosion de nouveaux talents dans les différents métiers de la scène mais, également, du point de vue des infrastructures.
Le plus important, c'est qu'aujourd'hui le bruit des planches résonne partout, même au plus profond du sud algérien, que ce soit à Tindouf, Adrar, Illizi ou Tamanrasset. Ce qui me rend optimiste, c'est qu'aujourd'hui le mouvement théâtral est en train de s'épanouir sur tout le territoire national. Il y a également une jeunesse pleine de potentiel. Je salue pour cela les hommes qui ont pensé à construire à Bordj El Kiffan (l'Ismas, Ndlr), car on leur doit beaucoup. Grâce à la formation, on a pu insuffler un nouveau souffle au mouvement théâtral, national. C'est une jeunesse talentueuse dotée, en plus, d'une formation académique qui porte, aujourd'hui, le théâtre à bras bout de bras. Cela veut dire qu'il y a une réelle dynamique pour que le théâtre aille de l'avant avec plein d'optimisme. Il y a plusieurs autres éléments à ajouter à ceux-là qui me permettent d'être serein et confiant en l'avenir.
Pourquoi marquer la célébration du Cinquantenaire par la représentation de Nedjma de Kateb Yacine ?
Nedjma est la symbolique de l'Algérie. A travers l'œuvre de Kateb Yacine, il s'agit de montrer que Nedjma n'est pas morte. Elle a survécu au pire tumulte de l'Histoire et brille toujours au firmament. Beaucoup de metteurs en scène ont adapté Nedjma sur chacune des scènes, nationale et internationale.
Mais ce qui est vraiment important et émouvant dans le cadre de la célébration du Cinquantenaire, c'est que le texte de Nedjma reste toujours d'actualité et il est porté par une troupe composée de jeunes comédiens et comédiennes des quatre coins de l'Algérie, de Maghnia, Aïn Defla, Tlemcen, Constantine, Saïda, Chlef, Tamanrasset, Adrar, Alger... Car Nedjma c'est l'Algérie. Elle n'appartient pas juste à quelques cercles élitistes mais à tous les Algériens et, surtout, à la jeunesse.
Dès votre installation en tant que directeur du TNA, ouvrir les portes à la jeunesse et créer une relève étaient un de vos défis, quelques années après, pensez-vous avoir atteint ce
but ?
Aujourd'hui, après des années d'efforts, le constat est là : la relève existe. Nous avons des jeunes artistes pleins de potentiel, pas seulement des comédiens mais aussi des metteurs en scène, des dramaturges, des techniciens. C'est une réalité, non à Alger seulement ou dans les grandes villes, mais même dans les régions reculées. L'exemple le plus récent sont les «Journées théâtrales du Sud» qui ont eu lieu il y à une semaine et qui ont été animées par une dizaine de troupes. Plus de cent-cinquante jeunes comédiens et techniciens venus de différentes villes du Sud, ce qui n'était pas réalisable il y a quelques années, c'est un grand pas en avant pour notre jeunesse. Je savais, déjà au départ, lorsque j'ai été nommé premier responsable du théâtre national, qu'on ne pouvait pas aller loin sans relève, sans une jeunesse capable de reprendre le flambeau. Il y a un fait qu'il fallait prendre en compte, c'est que moi et ceux de ma génération avons pris de l'âge, sommes marqués par la maladie, ce qui fait qu'on est plus au-devant de la scène, ni aussi actifs que l'on voudrait. Il était important de créer cette passerelle entre notre génération et la suivante. Mon souci, au départ, était de créer cette passerelle car il faut dire les choses telles qu'elles sont, il y avait une certaine mentalité qui faisait que chaque théâtre se prenait pour le nombril du monde ou qu'il était au sommet et interdisait l'accès aux autres. Il était important de créer une véritable communion entre les différents théâtres, qu'ils soient étatiques ou indépendants mais, aussi, intergénérationnels. Heureusement, aujourd'hui, tous les comédiens communiquent. Ils se retrouvent sur les plateaux de théâtre et même de cinéma. Je suis heureux que ces jeunes aient pris possession des planches, parce que le théâtre n'appartient à personne, il appartient à ceux qui le font. Et, actuellement, ceux qui le font, c'est les jeunes. Certes, la plupart ont encore des lacunes mais ils sont sur le chemin de l'apprentissage. Moi-même je ne suis pas né Benguettaf. J'ai appris à le devenir. Eux aussi, ils vont apprendre à faire des tournées, à communiquer, à vivre ensemble pendant des mois, à être des professionnels. C'est cela qui fait que le mouvement théâtral soit en marche.
Quels sont vos espoirs et vos souhaits pour 2013 ?
Déjà, célébrer en grande pompe l'anniversaire du théâtre et du Cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie avec une cinquantaine de pièces de théâtre qui se montent par les théâtres régionaux et par les coopératives indépendantes. Car il est aussi important de mettre en valeur les troupes indépendantes. Elles représentent la survie du théâtre. C'est le théâtre libre. Il faut que ces troupes se multiplient et entrent en osmose avec le théâtre.
Car c'est le même théâtre fait par des gens aux visions différentes mais cela reste du théâtre algérien. En plus de la célébration du Cinquantenaire, le programme habituel du théâtre national se tient avec ces différents rendez-vous mensuels et hebdomadaires. Ce qui promet une année débordante d'activité. Ce qui est important, c'est que tout les théâtres produisent, diffusent et qu'ils sortent un peu vers le public.
La machine est en marche pour avoir une belle année théâtrale, pleine de belles surprises, ce qui est mon plus grand souhait.
S. B.
In la Tribune du 11 janvier 2013


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