C'est à ce titre, que le premier responsable du secteur de l'industrie a appelé les entreprises suisses à s'impliquer davantage dans la stratégie de relance de l'industrie nationale, d'autant que l'Algérie est en train de réussir la réforme du code des investissements. Une réforme où les entreprises suisses comme d'autres «y trouveraient intérêt à s'implanter localement», a-t-il poursuivi. L'Algérie, selon M. Bouchouareb, œuvre aussi à améliorer les conditions d'accueil et de traitement des investissements, mais aussi à créer progressivement un vrai marché du foncier économique. Le ministre de l'Industrie a enfin formulé l'espoir de revenir, dans quelques mois voir quelques semaines, assister à la signature des premiers contrats. La secrétaire d'Etat à l'économie du département fédéral, Gabrielle Ineichen-Fleisch, a mis l'accent, elle, sur le niveau faible des échanges commerciaux algéro-suisses. Pis encore, les entreprises suisses, a-t-elle souligné, «ne sont pas suffisamment informées sur les avantages d'investissement en Algérie». Pour sa part, le président de la Chambre de commerce et d'industrie Suisse-Algérie, Alain Rolland, a signalé le niveau faible des échanges commerciaux entre les deux pays, en indiquant que «beaucoup reste à faire dans ce domaine». Pour lui, cette rencontre se veut ainsi une occasion propice pour promouvoir un dialogue économique fructueux entre les deux parties. À signaler qu'à l'issue de cette rencontre, des rencontres B to B ont été tenues entre les opérateurs algériens et suisses, notamment dans les secteurs du Btph, de l'industrie pharmaceutique, l'équipement médical, l'agroalimentaire, du transport et de la logistique, et des technologies de l'énergie et de l'automatisation. B. A. Encadré Bouchouareb : «La presse a mal interprété les propos du ministre du Commerce» Outre le ministre du Commerce, qui a rendu public avant-hier un communiqué sur le taux de surfacturations, son collègue de l'Industrie, M. Bouchouareb, a, quant à lui, précisé en marge d'une rencontre économique algéro-suisse tenue hier à Alger, que la presse nationale a mal interprété les déclarations du chargé du département du commerce. Il explique ainsi qu'il s'agit bel et bien des «cas avérés» de surfacturations qui représentent 30%. Interrogé sur l'avancement du projet Peugeot, M. Bouchouareb a affirmé qu'il est en voie de finalisation. «C'est une question de quelques semaines», a-t-il dit, se voulant rassurant, ajoutant que les dernières retouches sont en train d'être apportées. Selon lui, les deux parties se sont mises d'accord sur quatre modèles de voitures, dont la C1, la 301 et la 208, et ce, dans une première phase. Peugeot dans ce projet viendra avec des filiales qui agissent dans la sous-traitance, a-t-il ajouté. Pour ce qui est du droit de préemption, il sera, selon lui, renforcé, dans le cadre de la nouvelle loi sur l'investissement, par de nouvelles mesures visant à lutter contre la minoration des prix de vente. Le ministre a assuré, à ce titre, qu'au contraire, le projet de loi sur l'investissement «clarifie et renforce ce droit puisqu'il introduit le droit de préemption fiscale». Le nouveau texte permet, ainsi, à l'Etat d'exercer, pendant une année, son droit de préemption même après la conclusion d'une opération de vente, et ce, s'il est constaté, par la suite, que les prix ont été minorés.