Le Festival présentera des œuvres qui incarnent le renouveau du cinéma arabe, ainsi que des films d'étudiants en cinéma de 7 pays arabes dans la section Films d'école Le coup d'envoi de la 2e édition du Festival international du film arabe de Gabès (Fifag) en Tunisie a été donné samedi dernier, lors d'une cérémonie organisée au magnifique souk de Jara à Gabès, ville côtière du sud-tunisien. La présidente d'honneur du festival, Hend Sabri, a indiqué que le grand défi est de réussir cette deuxième édition, qui se clôturera le 30 septembre prochain, à l'instar du grand succès enregistré lors du premier festival, formulant le souhait de voir une maison du cinéma installée à Gabès après la fermeture des salles qui existaient dans la région dans les années 1980 rapportent les médias tunisiens. Trente-sept films seront diffusés lors de cette 2e édition du Festival où sont attendus plusieurs acteurs de cinéma arabes, dont Khaled Abu Ennaja, Kinda Alloush et Sawssan Badr, ainsi que des artistes tunisiens, dont Raouf Ben Amor, Kamel Touati et Mohamed Ali Ben Jomaa. Le cinéma algérien sera notamment représenté lors de cette 2e édition par une comédienne algérienne en tant que membre du jury et le documentaire-fiction Rêverie de l'acteur solitaire, réalisé par Hamid Benamara, qui aborde les difficultés que rencontrent les artistes algériens de manière générale. Rêverie de l'acteur solitaire avait reçu en février dernier une «mention spéciale» du jury des Journées cinématographiques d'Alger (JCA), et la même distinction en mars de la même année au festival du film africain de Louxor en Egypte. Il a également participé au Festival international du cinéma et mémoire commune de Nador au Maroc et au Festival international du cinéma et de l'audiovisuel du Burundi. La cérémonie d'ouverture a également été marquée par la projection du film palestinien Dégradé des frères Tarazane et Arab Nasser, qui a remporté un succès critique mondial. La particularité de cette édition vient aussi des ses jurys 100% féminins. Jalila Baccar, Sondos Belhassen, Sabah Bouzouita, et Neila Gharbi en seront les présidentes. Le public pourra voir des films qui incarnent le renouveau du cinéma arabe, des courts métrages inédits. Le Festival de Gabès proposera aussi des films d'étudiants et étudiantes de cinéma de 7 pays arabes dans la section Films d'école. Le festival rendra également un hommage spécial au grand réalisateur égyptien Mohamed Khan, qui s'est éteint en juillet dernier. Un hommage sera également rendu à des figures du cinéma tunisien telles Abdellatif Hamrouni ou Kalthoum Bornaz, également disparus récemment. Le festival se déroulera en présence du cinéaste japonais Seigo Tono qui donnera une leçon de cinéma dans des écoles primaires à Matmata et Mareth, et de Leila Toubel qui animera un atelier sur l'arabe dialectal dans le cinéma pour des collégiens de Gabès. Sur le site officiel, du Festival, Mme Sabri a souligné qu'elle croit «au Sud et au cinéma. Je crois au Sud, berceau des cultures et en l'occurrence berceau du véritable printemps naissant. Je crois aussi en la décentralisation culturelle, en la création d'étoiles culturelles, de pôles qui brillent dans notre ciel, remparts contre les ténèbres. Je souhaite au Festival international du film arabe de Gabes -dont je suis présidente d'honneur- de prendre rapidement sa place dans cette constellation, et d'éclairer le Sud, notre Sud à tous». S. B.