Le renforcement de la coopération algéro-égyptienne dans différents domaines économiques et secteurs industriels a constitué le point focal de la rencontre entre l'ambassadeur d'Egypte en Algérie, Omar Ali Mohammad Ibrahim Abou Eich, et le ministre de l'Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, indique un communiqué du ministère. M. Bedda a présenté lors de cette rencontre les grands axes du plan d'action du gouvernement dans son volet économique, en soulignant l'importance accordée aux PME-PMI, à l'investissement et à l'amélioration du climat des affaires dans le respect de la règle 49/51% régissant l'investissement étranger en Algérie. Le ministre ne manquera pas de réaffirmer «l'engagement de l'Algérie à renforcer le partenariat avec l'Egypte dans différents domaines», indique le communiqué. Ainsi, les opportunités de partenariats entre les deux pays seront au centre des discussions entre les deux parties au regard du potentiel de coopération existant entre les deux pays, et «plusieurs domaines pourraient faire l'objet de perspectives de partenariat comme l'industrie mécanique, les TIC, l'agriculture et l'agro-industrie», indique le ministère. Pour sa part, M. Abou Eich a tenu à souligner «le souhait de son pays de diversifier les relations économiques avec l'Algérie», affirmant que l'Algérie demeure «partenaire de premier plan» pour son pays. Précisant que les relations algéro-égyptiennes connaissent une évolution «significative et positive», l'ambassadeur a, dans ce sens, souhaité le renforcement des relations bilatérales «en partant du postulat que les partenariats étaient la base des relations économiques». Aussi, invitera-t-il les investisseurs de son pays «à faire profiter l'Algérie de leur expérience». Il faut souligner que de nombreuses entreprises égyptiennes se sont déjà vues accorder des marchés publics d'une grande importance par le fait qu'elles détiennent une grande expérience dans leurs corps de métiers. On peut cité comme exemple le Groupe Orascom-construction qui a réalisé en Algérie de nombreux ouvrages dont la gigantesque usine de dessalement de l'eau de mer d'Alger, de nombreuses cités d'habitation au profit du programme Aadl comme il a construit une usine de production de ciment dans la wilaya de Mascara (Oggaz ) qu'il a vendu par la suite au Groupe français Lafarge. Ces projets et chantiers ont permis à l'ingénierie égyptienne de s'implanter en Algérie. Au chapitre des échanges commerciaux, les deux pays entendent également les intensifier à la faveur des contrats d'achats signés de part et d'autres. A ce titre, il convient de rappeler que les échanges commerciaux entre l'Egypte et l'Algérie ont connu une sensible augmentation, selon les derniers chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes algérienne (Cnis). Selon ce Centre, durant la période allant de janvier à mai 2015, une hausse de 51,4 millions de dollars, soit 12%, pour atteindre 477 millions de dollars, contre près de 425,6 millions de dollars par rapport à la même période de 2014. Toujours selon cette même source, les exportations algériennes vers l'Egypte ont augmenté de 22,63% durant la période allant de janvier à mai 2015, soit une valeur de 48,6 millions de dollars, pour atteindre un total de près de 263,2 millions de dollars, contre 214,6 millions de dollars durant la même période de 2014. Les exportations algériennes vers l'Egypte devraient augmenter au courant de l'année, après la réception par l'Egypte de six cargaisons de GNL algérien conformément à l'accord signé entre les compagnies pétrolières des deux pays, ajoute le Cnis, indiquant que la troisième cargaison a été réceptionnée en juillet. Soulignons que les gaz butane, propane et GNL constituent les principales importations égyptiennes de l'Algérie. Quant aux exportations égyptiennes vers l'Algérie, elles pourraient également connaitre une hausse si les négociations en cours portant sur des contrats d'achats venaient à se concrétiser, sachant qu'elles sont passées de 211 millions de dollars en 2014 à 213,8 dollars en 2015, une hausse insignifiante au regard du potentiel des deux pays et de leur volonté d'intensifier leurs échanges et coopération. Z. A.