Dans une déclaration rendue publique hier, le Mouvement démocratique et social (MDS) a dressé un bilan peu reluisant de la situation économique et social du pays. «La dynamique de développement reste bloquée», indique d'emblée le parti. Revenant sur les dernières orientations économiques contenues dans la loi de finances complémentaire 2009, le MDS estime qu'«au lieu de réguler le marché et d'augmenter les salaires pour éviter l'endettement des familles le pouvoir interdit le crédit à la consommation». «S'il y a un besoin réel d'intervention de l'Etat pour lutter contre les abus et détournements et réduire certaines importations, il est injustifié de prendre des mesures en culpabilisant les familles et tous les opérateurs économiques», ajoute-t-on. Pour le MDS, «le besoin d'Etat est d'autant plus important qu'une large partie de la population ne se sent pas protégée et qu'elle a vu son niveau de vie chuter». Une large partie de la population a besoin «d'un Etat puissant, efficace qui lutte contre les injustices et les inégalités». En tout cas, le parti du défunt El Hachemi Chérif estime que «la restructuration économique, vantée par les ministres, n'est finalement qu'une accentuation de l'orientation néolibérale condamnée à travers le monde avec la crise financière». «Au lieu de placer les milliards du pétrole sur les marchés financiers internationaux, l'Algérie doit utiliser ses ressources pour construire une économie productive créatrice de richesses, porteuse de plein emploi et génératrice de progrès et de bien-être pour la société. Et la meilleure garantie pour engager un tel processus de rationalisation de l'économie, comme pour l'émancipation de tous les segments de la société, reste l'amélioration des conditions démocratiques générales, de la lutte et de représentation politique», lit-on en dernier lieu dans ce communiqué du MDS. A. A.