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Une politique de sauvegarde du tissu urbain originel est nécessaire
Pour la préservation des repères de la ville
Publié dans La Tribune le 04 - 11 - 2009


Photo : S. Zoheir
De notre correspondante à Tlemcen
Amira Bensabeur
Une des plus importantes cités du Maghreb, qui a vécu le passage de plusieurs dynasties, notamment les Almohades et les Mérinides, Tlemcen a longtemps été le berceau de nombreux sites et objets qui faisaient la fierté de toute une région.Ces lieux de beauté et de mémoire ne sont pas une liste de rescapés mis sous bulle après avoir échappé de justesse aux agressions des envahisseurs, notamment les Ottomans et les Français. A Tlemcen, toutes ces merveilles existent, on peut les rencontrer, les faire parler, y voyager, les escalader, les habiter, les respirer, les caresser, mais ce qu'il faut surtout, c'est de mener une politique de sauvegarde et restaurations.D'emblée, «el blasse», située en plein centre-ville, la grande place, comme son nom l'indique reste encore agnifique. Un véritable lieu de mémoire, cette place entièrement piétonne regorge de cafés et de boutiques… En été ou par beau temps, les terrasses des cafés sont pleines à craquer. Les touristes y prennent des photos et «el blasse» demeure, de nos jours, le lieu de rencontre de tous les habitants de la wilaya, car il s'agit d'un espace de convivialité.A cela s'ajoute «el mehouar», qui signifie littéralement «lieu de mouchaouara ou conseil consultatif». Cette citadelle, édifiée par
Abd El Moumen, a joué un rôle important dans la vie des Tlemcéniens (aussi bien au niveau politique, social que culturel). C'était également la résidence du gouvernement central sous les Ziyanides. Dans ce site, qui possède une structure unique et dont les traces indiquent qu'il remonte à une autre ère, le visiteur respire, malgré lui, l'air d'un autre âge. Par ailleurs, le Grand bassin, plus connu sous le nom de «saridj mbada», réaménagé aujourd'hui en jardin public et où l'on y organise des soirées andalouses et où se rencontrent les citoyens pour un moment de détente, était autrefois l'une des résidences royales des princes Ziyanides. A Tlemcen, d'autres lieux de mémoire sont toujours présents, à l'image du site de Sidi Boumediene, Bab el Karmadine, Honaine, etc. Ceci explique que la civilisation arabo-musulmane a, sans nul doute, longtemps marqué le plus cette région au carrefour du règne des puissantes dynasties qui ont gouverné le Maghreb au Moyen Âge (ldrissides, Almoravides, Almohades). Chacune d'elles a laissé l'empreinte d'édifices, dont certains, conservés à ce jour, témoignent du degré de raffinement de la civilisation musulmane en Algérie. Honaine, les mosquées almoravides de Tlemcen et Nédroma, Sidi umediene, la medersa d'El-Eubbad, la mosquée de Sidi Belkacem, Sidi Halloui, Mechouar, les villages de Tlata et Zahra et la mosquée de Béni Snous demeurent de nos jours des lieux largement visités par des touristes . Par ailleurs, dans le cadre de l'opération de protection de ces lieux, plus de 12 milliards ont été accordés comme première tranche pour réhabiliter la Médina de Tlemcen selon le directeur de la culture.Pour sa part, l'archéologue Chenoufi Brahim a précisé qu'une politique d'entretien et de sauvegarde du patrimoine monumental est au cœur des missions du ministère de la Culture. A Tlemcen, dans le but de préserver le site de Mansourah, un plan de sauvegarde a été mis en place pour la conservation de ce site.«La mise en valeur des monuments historiques, véritable repère de la ville et de toute la société tlemcénienne, a-t-il déclaré, permet un élargissement et un enrichissement des motivations touristiques.»
Cependant, malgré la mise en place d'un plan de sauvegarde des sites de Mansourah et la Médina, beaucoup reste à faire pour préserver ce musée à ciel
ouvert composé de plus de 50 sites dont certains ont été classés au patrimoine. Malheureusement, l'on constate une absence totale de civisme chez les citoyens qui se manifeste par le jet d'ordures en ces lieux et commettent des actes de vandalisme, notamment les enfants ; des lieux où les dynasties qui se sont succédé sont toujours vivantes. Pourtant, les monuments et sites historiques influent sur l'évolution du tourisme à laquelle on assiste actuellement, et qu'ils sont un excellent agent de propagation de la culture.Devant d'énormes problèmes qui mettent en péril les monuments et sites historiques de la wilaya de Tlemcen, et qui témoignent encore des périodes de civilisation, la nécessité passe par la protection de ce patrimoine, considéré comme une ressource non renouvelable, constituant de ce fait une sorte de luxe. Ces monuments, qui témoignent encore du passé prospère de la région et de ses civilisations,ont besoin d'une protection.


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