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Les risques d'un défaut de paiement à long terme planent toujours
En dépit du relèvement de la dette américaine
Publié dans La Tribune le 13 - 08 - 2011

La dette publique américaine soumise au plafond du Congrès a atteint mi-mai 2011 la limite légale au-delà de laquelle l'Etat ne peut plus augmenter son endettement, soit 14 294 milliards de dollars. Un niveau régulièrement ajusté par le Congrès américain depuis 1917. Ainsi, depuis les années 1960, le Congrès a voté 74 fois le relèvement du plafond de la dette. La dernière décennie a même vu son explosion, avec dix relèvements depuis 2001. En 2010, le plafond fixé par le Congrès a été porté à 14 297 milliards de dollars.
Le Trésor américain, qui a atteint son plafond d'endettement en mai dernier et a besoin du feu vert du Congrès pour emprunter davantage, a averti qu'il serait à court d'argent à la date butoir du mardi 2 août 2011, ce qui fait courir aux Etats-Unis le risque d'un abaissement de leur note souveraine, de graves dysfonctionnements dans les versements fédéraux et d'un défaut de paiement vis-à-vis de leurs créanciers. Les taux d'intérêt exploseraient à leur tour, freinant les perspectives de reprise économique.Pour ne pas arriver à cette situation, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a accordé jusqu'au 2 août au Congrès pour négocier avec la Maison-Blanche un compromis budgétaire réduisant les dépenses publiques, accompagné d'un relèvement du plafond de la dette.
Un blocage politique s'installe
Les républicains ont souhaité d'énormes réductions de dépenses, tandis que les démocrates ont voulu augmenter les impôts. Après des semaines de négociations, les revendications des républicains relatives, essentiellement, au refus de toute hausse des impôts ont été acceptées par les démocrates.Les deux partis ont proposé des plans de réduction des dépenses similaires. Ils ont identifié 1 200 milliards à effacer des dépenses de l'Etat, auxquels les démocrates ajoutent 1 000 milliards de dollars d'économies, en prévision du retrait progressif des troupes américaines d'Afghanistan et d'Irak. Cependant, démocrates et républicains se sont opposés sur le calendrier du relèvement du plafond. Les républicains ont souhaité relever le plafond de la dette en deux temps, d'abord d'ici à février-mars 2012, puis d'ici à 2013. Les démocrates ont prévu, quant à eux, une hausse du plafond jusqu'en 2013, c'est-à-dire après l'élection présidentielle de novembre 2012.Dans un discours à la nation, le président des Etats-Unis, M. Barack Obama, a refusé le calendrier républicain, estimant qu'il conduirait à une répétition de la crise dans six mois.Après des semaines de négociations houleuses, les alliés démocrates de M. Obama, qui contrôlent le Sénat, et ses adversaires républicains, majoritaires à la Chambre, ont été toujours loin de trouver un terrain d'entente sur le relèvement du plafond de la dette. Ce blocage a provoqué une inquiétude grandissante des marchés et des institutions internationales, à huit jours de la date butoir du 2 août. Les trois grandes agences de notation (Moody's, Fitch et Standard & Poor's) ont, en parallèle, continué de menacer de dégrader la note de la dette américaine. Celle-ci est établie à «AAA», la note maximale, depuis près d'un siècle. Elle pourrait descendre à «AA+», avec une perspective négative pour l'avenir. Le 25 juillet 2011, M. Obama s'est donc adressé aux Américains afin de peser sur les négociations sur le relèvement du plafond de la dette au Congrès. La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a quant à elle demandé aux Etats-Unis, le 26 juillet, de «trouver une solution» sur le relèvement du plafond de la dette publique. «L'horloge avance irrémédiablement et il faut vraiment trouver une solution», a-t-elle indiqué. Et de prévenir : «(…) Avoir un défaut de paiement ou un abaissement important de la note attribuée à la signature des Etats-Unis serait un événement très, très, très grave. Pas pour les Etats-Unis seulement, mais pour l'économie mondiale en général.»Le 29 juillet, le président Barack Obama a appelé ses alliés démocrates et ses adversaires républicains à trouver un compromis pour éviter un défaut de paiement aux Etats-Unis d'ici le 2 août. «Les Etats-Unis risquent de perdre leur note triple A à cause des querelles politiques», a prévenu Barack Obama lors d'une courte intervention à la Maison-Blanche.Il a aussi souligné l'urgence de la situation et appelé les Américains à «maintenir la pression» sur leurs élus à Washington pour qu'ils trouvent une solution rapide à la crise actuelle.
Le Congrès vote une loi pour un relèvement du plafond de la dette
Deux jours après, le président des Etats-Unis d'Amérique a, lors d'une brève allocution devant la presse à la Maison-Blanche, annoncé : «Les dirigeants des deux partis sont parvenus à un accord qui réduira le déficit et évitera un défaut qui aurait eu un effet dévastateur sur notre économie.» Le président démocrate a souligné qu'il garantirait que les Etats-Unis ne revivront pas une crise similaire dans les 8 à 12 mois à venir, soit en pleine campagne présidentielle. Il a également précisé que les baisses drastiques de la dépense publique n'interviendraient pas trop rapidement, de sorte de ne pas fragiliser davantage la faible croissance de l'économie américaine.
Le Congrès américain a voté le 2 août une loi autorisant le relèvement du plafond de la dette. Une loi qui permet d'accroître, encore, le plafond de la dette de 2 100 milliards de dollars, pour permettre au Trésor de faire des emprunts après le 2 août. La mesure est accompagnée de réductions budgétaires allant jusqu'à 2 500 milliards de dollars en deux étapes. L'agence officielle Chine Nouvelle a estimé que les risques d'un défaut à long terme planent toujours. La télévision d'Etat chinoise avait déjà de son côté jugé que cet accord était plus un «effet d'annonce» qu'un accord de «fond». La Chine, faut-il le souligner, est la plus grande créancière des Etats-Unis et détenait en mai 2011 quelque 1 160 milliards de dollars de bons du Trésor américain. Les trois grandes agences de notation ont, quant à elles, estimé que même avec cet accord sur le relèvement du plafond de la dette, la dégradation de la note de la première puissance mondiale était inévitable. Moody's a, d'ailleurs, placé, le 2 août, la dette publique américaine sous perspective négative. L'agence de notation financière a estimé que les mesures votées ne suffiront pas à améliorer l'état des finances publiques américaines. Elle a émis de sérieux doutes sur le potentiel de croissance de la première puissance économique mondiale.
Les USA perdent la notation «AAA»
Un avis partagé par l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's qui a, à cet effet, procédé à l'abaissement d'un cran la note «AAA», la meilleure possible, pour la porter à «AA+». Elle a par, ailleurs, abaissé la perspective à «négative», ce qui signifie que Standard and Poor's pense que la prochaine fois que cette note changera, ce serait pour être abaissée de nouveau.Elle a justifié sa décision par «des risques politiques» de voir le pays prendre des mesures insuffisantes contre son déficit budgétaire. Pour elle, le débat politique sur ces questions n'était pas à la hauteur des problèmes causés par une dette publique de plus de 14 500 milliards de dollars.
Standard and Poor's avait prévenu dès avril qu'elle envisageait cet abaissement, au vu de la persistance d'un déficit budgétaire élevé et de la montée de la dette publique.Inchangée depuis 1917, la note «AAA» des Etats-Unis est presque aussi vieille que la notation elle-même, inventée par John Moody en 1909.Après la perte de ce sceau d'excellence, des répercussions brutales ont commencé à affecter les marchés financiers, la valeur du dollar et les cours du pétrole.
B. A.


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