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Le Sahel face aux guerres des minerais
Confronté à une instabilité politique et sécuritaire permanente
Publié dans La Tribune le 19 - 03 - 2012

Une catastrophe humanitaire est en cours dans le Sahel, à cause d'une nouvelle guerre opposant les autorités de Bamako aux rebelles targuis du nord du Mali. Des milliers de personnes ont été déplacées par ce conflit. Certains ont trouvé refuge en Algérie et d'autres ont fui vers la Mauritanie et le Niger. Des dizaines de soldats et de rebelles ont aussi péri dans cette nouvelle guerre qui intervient dans une période marquée par une grande sécheresse, jamais inégalée depuis 1974. Des rapports élaborés par plusieurs organisations humanitaires internationales ont dressé un constat des plus alarmants. Plus de 15 millions, dont 1,5 million d'enfants, sont menacés par l'insécurité alimentaire dans tout le Sahel. «L'insécurité alimentaire guette 5,4 millions de personnes au Niger, 3 millions au Mali, 1,7 million au Burkina Faso et 3,6 millions au Tchad, ainsi que plusieurs centaines de milliers au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie», a averti un récent rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). «Entre 1 et 1,5 million d'enfants risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère cette année», a déclaré une porte-parole de l'Unicef, Marixie Mercado, lors d'un point presse tenu au début de la semaine. «1,5 million est notre pire scénario», a-t-elle précisé, ont rapporté les agences de presse. L'organisation humanitaire affirme de son côté qu'«une grave crise alimentaire menace de dégénérer en urgence humanitaire de grande ampleur dans la région du Sahel». A court et moyen termes, ces organisations humanitaires, comme Oxfam, peuvent se mobiliser pour dénicher l'aide alimentaire, financière et sanitaire pour faire face au problème de l'insécurité alimentaire dans le Sahel. Mais leur champ d'action est limité dans l'espace et dans le temps. Ces organisations ne peuvent pas aussi résoudre le problème des violences qui, à première vue, sont liées aux conséquences du réchauffement climatique (lutte autour des points d'eau et du contrôle des espaces de pâturage, etc.). Car derrière ces violences, il y a la volonté des hommes qui s'entretuent pour le contrôle des ressources naturelles souterraines. Outre le pétrole et le gaz, le Sahel est une vaste mine d'uranium, de bauxite et de diamant pour ne citer que ces trois produits tant convoité par les grandes multinationales. Le Sahel est ainsi devenu ce grand champ de bataille entre deux grandes puissances : l'ancien colon la France et les Etats-Unis qui veulent se placer sur le continent noir. Washington peut prétexter la présence d'Al-Qaïda, à travers sa branche locale l'AQMI, pour s'enraciner militairement dans le Sahel où une guerre larvée entre les plus grands services de renseignements du monde est déclarée depuis quelques décennies. «L'Afrique, continent riche en ressources énergétiques et du sous-sol, fait l'objet de toutes les convoitises. Les acteurs traditionnels, les anciennes puissances coloniales, se redéploient dans leurs zones d'influence», note Mehdi Taje, universitaire tunisien, dans une contribution publiée par le site realpolitik. L'Afrique dispose de 10% de la ressource énergétique mondiale (pétrole et gaz), dont une partie est concentrée dans la région du Sahel. Mais les grands enjeux de lutte des différentes puissances économiques et militaires occidentales sont l'uranium, le diamant et la bauxite que la France et les Etats-Unis se disputent particulièrement, notamment dans le Niger et le Mali où l'instabilité politique et sécuritaire constitue pratiquement le quotidien des deux peuples nigérien et malien. Il est toutefois à noter que Washington et Paris ne sont pas les seuls à chercher à s'imposer dans le Sahel. Ces deux puissances font en fait face à la montée d'autres acteurs, c'est-à-dire la Chine, le Japon, la Russie, l'Inde, le Brésil, l'Iran et les pays du Golfe, sans oublier certains membres de l'Union européenne. Certains pays, comme la Chine, désirent «sécuriser leurs approvisionnements en matières premières sensibles, suite à la raréfaction à l'échelle mondiale de ces ressources», explique l'analyste tunisien, estimant que «cette orientation se traduit également par un renforcement du rôle des pays pétroliers en Afrique de l'Ouest, notamment de l'Iran et de l'Arabie Saoudite et par la possibilité offerte aux pays africains de surmonter le face à face contraignant avec les anciennes métropoles coloniales en diversifiant leurs partenaires (jouer des rivalités par des surenchères offrant de nouvelles marges de manœuvre) et en déployant de fortes politiques d'attraction des investissements». En résumé, on est tenté de dire que le Sahel est victime des richesses souterraines qui le plongent ainsi dans un interminable cycle de violences à caractère tribal, ethnique et religieux, laissant le champ libre aux trafiquants d'armes, de drogue et aux réseaux d'immigration clandestine de proliférer à tel point que l'accès des organisations humanitaires aux populations déplacées se trouvent aujourd'hui pratiquement bloqué dans certaines régions. La complicité des gouvernements locaux dans le bradage des richesses naturelles et des revenus issus de leur exploitation met aussi en péril la stabilité des pays du Sahel où tout est à faire du point de vue social et économique.
L. M.

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