Photo : M. Hacène Par Kamel Amghar La boxe algérienne, qui trône sur la scène continentale, sera «fortement» présente, cet été, aux Jeux olympiques de Londres. Huit pugilistes, des champions d'Afrique, feront partie de la délégation nationale à ces joutes universelles. Pour rappel, une vingtaine d'athlètes, représentant une dizaine de disciplines, défendront les couleurs nationales au plus grand événement sportif mondial, qui se déroulera très prochainement dans la capitale anglaise, du 27 juillet au 12 août. Les nouveaux espoirs du noble art algérien s'appellent, Amine Ouadahi (56 kg), Abdelkader Chadi (60 kg) et Abdelmalek Rahou (75 kg), médaillés d'or lors du dernier Championnat d'Afrique, qui s'est déroulé à Yaoundé, au mois de juin 2011. Mohamed Flissi (49 kg), Samir Brahimi (52 kg), Lyès Abbadi (69 kg), Abdelhafid Benchabla (81 kg) et Chouaïb Bouloudinat (91 kg), qui s'étaient contentés de l'argent et du bronze au Cameroun, ont aussi brillamment arraché leurs tickets qualificatifs, lors de divers tournois organisés à cet effet. Cette nouvelle relève, qui participe pour la première fois à une telle compétition pourrait, selon les observateurs, décrocher une ou deux médailles. La boxe, sport populaire en Algérie, a toujours honoré l'image du pays par ses performances régulières et sa capacité constante à se régénérer et à se créer de nouvelles valeurs. Depuis les années 1950 à ce jour, il y eut toujours cette continuité, en termes de résultats et de formation. Tout le monde se souvient, à ce jour, des grands chevaliers du ring, comme Omar le Noir, Hamina, Hamani, Makhloufi, Moussa, Benguesmia, Soltani et la liste est encore longue. Malgré le peu de subventions publiques qui lui sont accordées, la boxe algérienne affiche un bon palmarès et une présence fortement attendue dans les grands événements sportifs. Au regard des exploits réalisés, la discipline mérite toute l'attention des responsables du secteur, qui semblent, du moins pour le moment, totalement charmés par le roi football. A tous les niveaux de la hiérarchie (ministère, DJS, APW et APC), les autorités «encouragent» manifestement la pratique du ballon rond, malgré l'irrégularité de ses résultats et la baisse constante du niveau des compétitions, au détriment de tous les autres sports. Drainant les grandes foules, l'intérêt excessif accordé au jeu à onze obéit, visiblement, à des considérations purement politiques. Même si les moyens matériels lui font souvent défaut, le noble art n'a jamais manqué d'adeptes. Se recrutant essentiellement dans les milieux les plus modestes, les jeunes pugilistes mettent pourtant beaucoup de cœur et de volonté pour en apprendre les rudiments. Des écoles presque anonymes, comme celles d'Ouzellaguen et de Timezrit (Béjaïa), ou d'Aïn Azal (Sétif), grâce à une tradition établie de longue date, encadrent encore des pépinières de petits champions. Pour aller de l'avant en maintenant le flambeau toujours allumé, les pouvoirs publics et les sponsors privés doivent absolument apporter leur assistance à ces petites associations qui, malgré les difficultés et les embûches, œuvrent au quotidien à la promotion de ce sport compétitif. De meilleures conditions d'entraînement et de préparation, des stages et des tournois, ici même ou à l'étranger, pour se perfectionner et cumuler de l'expérience, car les besoins de ces petits clubs sont élémentaires. Les responsables du secteur doivent absolument en tenir compte.