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Les trésors de l'architecture coloniale de Rangoun en danger
ANCIENNE CAPITALE DE LA BIRMANIE
Publié dans La Tribune le 16 - 07 - 2012

Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de la Birmanie, de nombreux édifices de Rangoun témoignent encore de la grandeur de l'empire britannique. Mais beaucoup de ces trésors architecturaux sont près de s'effondrer et la course a commencé pour tenter de les sauver D'un club en teck où les officiers de Sa Majesté sirotaient un verre de gin, à l'ancien grand magasin surnommé le«Harrods de l'Est» -en hommage à la célèbre enseigne londonienne-, les immeubles plus que centenaires qui parsèment les rues de l'ancienne capitale sont en danger. Des centaines de bâtiments coloniaux ont déjà été détruits ces dernières années, victimes notamment de la spéculation immobilière.«Malheureusement, je dirais que la moitié des bâtiments résidentiels de 50 ans ou plus du centre de Rangoun ont été démolis ces dix dernières années», regrette Thant Myint Oo, historien et écrivain, fondateur de l'association Yangon Heritage Trust, fer de lance de la campagne de conservation. «Il en reste suffisamment pour que Rangoun puisse rester une ville spéciale et unique», mais «dans cinq ans, elle pourrait ressembler à n'importe quelle ville asiatique, avec ses gratte-ciels et ses embouteillages».
Le but de son organisation est notamment d'obtenir une liste de bâtiments protégés. Quelque 180 édifices sont déjà classés mais sans bénéficier d'aucune protection. Parmi eux, la «Reserve Bank of India», banque centrale de l'ancien empire britannique. Ou encore le siège du gouvernement colonial où le général Aung San, héros de l'indépendance et père de l'opposante Aung San Suu Kyi, a été assassiné. Des centaines d'autres ne sont pas sur la liste, et certaines propriétés remarquables sont vides, abandonnées par les ministères depuis le transfert de la capitale à Naypyidaw en 2005. D'autres ont été accaparées par des proches de l'ancienne junte, dissoute en mars 2011. Zaw Zaw, magnat de la construction et des mines de jade, prévoit de transformer l'ancien grand magasin Rowe & Co, délabré, en hôtel de luxe pour concurrencer le Strand, l'un des plus beaux édifices coloniaux restaurés de la ville. A son apogée, le centre commercial attirait de riches Européens et Asiatiques, dont une princesse shan qui l'avait décrit comme un «véritable Harrods de l'Est», selon un livre de l'Association des architectes birmans. Quant à l'hôtel Strand et ses colonnes, ils ont vu passer depuis 1901 une pléiade de célébrités, comme George Orwell et Somerset Maugham, tandis que Rudyard Kipling avait ses habitudes au Pegu Club, qui menace aujourd'hui de s'effondrer. Les défis qui attendent désormais les défenseurs de ces joyaux architecturaux sont légion. «Il y a des défis techniques, beaucoup de ces bâtiments n'ont pas été réparés ou rénovés depuis longtemps. Il y a des défis financiers. Il y a des défis liés à la réglementation et à la modification de lois», expliquait récemment le maire de Rangoun, Hla Myint, lors d'une conférence. «Mais je crois que ce que nous entreprenons est faisable». Le projet semble avoir le soutien du gouvernement, qui a multiplié les réformes depuis un an et compte sur les investissements étrangers et le tourisme pour développer un des pays les plus pauvres de la planète. «Nous devons tous protéger le patrimoine de la nation», plaidait ainsi le ministre de l'Industrie, Soe Thein, lors de la même conférence organisée par le Yangon Heritage Trust. La gageure est désormais de protéger cet héritage, tout en répondant à l'explosion de la demande pour les espaces de bureaux et habitations modernes, mais sans mettre à la rue les habitants des bâtisses vieillissantes. Et certains craignent que le charme désuet de la ville ne faiblisse toutes façons, lorsque ces vieux bâtiments décatis auront repris de leur superbe d'antan. «Ce que j'aime vraiment à Rangoun, c'est comment elle a été préservée de manière non artificielle», explique l'architecte Amelie Chai, dont le cabinet a participé à la rénovation d'édifices coloniaux. «Toutes ces communautés vivent, travaillent dans ces bâtiments sans ingérence du gouvernement et personne ne leur dit quelle couleur conserver ou quoi que ce soit d'autre». «Certains pensent que c'est terrible parce que plusieurs bâtiments tombent en ruines, mais d'un autre côté, pour moi, c'est ce qui est le plus spécial».
D. R.


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