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Culture et commercialité, un rapport déséquilibré
Le produit culturel est souvent considéré comme une vulgaire marchandise
Publié dans La Tribune le 27 - 11 - 2008


Photo : Riad
Par Nasser Hannachi
En l'absence de véritables boîtes spécialisées dans la prospection, l'organisation, la promotion et la commercialisation du produit culturel, nos villes demeurent en jachère en matière de rentabilité provenant des différentes manifestations qu'elles organisent. C'est un terrain vierge en quête d'exploration que celui de ces localités où l'organisation de spectacles et autres manifestations culturelles n'est pas sortie des sentiers battus.
Les responsables du secteur, aussi bien à l'échelle locale que nationale, ne semblent pas être au diapason avec cette évolution dans la relation culture-commerce, et surtout la particularité de ce rapport. Il faut bien aussi souligner que les opérateurs dits professionnels ne font pas mieux. Pis, ils considèrent souvent la culture comme un vulgaire produit commercial qu'il s'agit de vendre au meilleur prix.
«La particularité culturelle» et/ou «l'exception culturelle» brandie par l'Union européenne au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contrer le forcing américain visant à soumettre les produits culturels aux mêmes règles commerciales que le reste des produits n'ont aucun écho en Algérie où tout est vendable, avec pour seule règle celle de l'offre et de la demande, sur lesquelles on tente d'influer pour vendre mieux et plus cher.
Quant à l'administration, ses représentants affirment que leur travail n'est pas de vendre mais de promouvoir la culture, en faisant cependant respecter les règles de commercialité.
«En tant que direction de la culture, nous nous n'immisçons pas dans les affaires commerciales. L'opération interpelle le Trésor public et le service financier. Quant aux manifestations organisées par des commissaires relevant de notre secteur, c'est à ces derniers qu'incombe la tâche de la donne commerciale», nous confiera le directeur de la culture de la wilaya de Constantine, M. Nettour. Il citera pour l'exemple le Festival de musique andalouse. «Nous n'avons tiré aucun intérêt matériel à travers cette manifestation dès lors que l'on avait procédé aux entrées des soirées sur invitation», soutient-il. Il ajoutera que «la direction de la culture est ouverte à toute volonté désireuse d'investir le créneau relatif à l'organisation et à la commercialisation des spectacles sous toutes leurs formes pour peu que les manifestations soient régies par des professionnels».
Mais dès qu'on fait valoir le respect de la réglementation, le vide se fait. Des propositions ont émané notamment du monde «de l'opportunisme» dont le seul objectif est d'utiliser la culture comme un tremplin pour des affaires autrement plus juteuses. On rentabilise le produit culturel, mais sous une autre forme, peu valorisante pour la culture.
En fait, seules les institutions officielles tentent de rentabiliser leurs activités, même si elles se comptent sur les doigts. Mais ces institutions sont souvent portées par la tutelle. Et sans le soutien budgétaire de l'Etat, rares sont celles qui pourraient se targuer d'avoir réussi à allier culture et commercialité, sans porter atteinte à la première évidemment.
Que resterait-il si jamais les vannes du ministère venaient à se tarir ? Les responsables administratifs et les gérants de ces institutions sauraient-ils se transformer en véritables managers capables de penser culture et rentabilité ? A voir les méventes qu'enregistrent les programmes d'activité élaborés sans une étude d'impact, des cibles à atteindre et des besoins du marché, on peut prédire une longue vie à l'assistanat qui est revendiqué pour calfeutrer cette faillite de l'administration… A moins que la tutelle ne prenne le taureau par les cornes et décide de mettre chacun devant ses responsabilités et ses échecs dans la conception, la promotion et la vente du produit culturel qui aurait bénéficié de son soutien… l'obligation de résultat en somme. Les responsables devraient ainsi fructifier leurs prestations sans trop puiser dans les mannes étatiques. Mais alors quelle formule permettrait un tel exploit ? Le partage des tâches et le travail en collaboration. Chacun son métier et la culture sera bien vendue. Il appartient à l'Etat et à ses démembrements d'élaborer des textes réglementaires, de veiller à leur application et de voter des subventions et des budgets pour la culture, qui doit être soutenue. Pour le reste, c'est le travail des professionnels privés auxquels l'Etat devra déléguer l'organisation, la promotion et la commercialisation des produits culturels, sous son œil vigilant, bien entendu. L'Etat doit se charger de construire des infrastructures mais il n'a pas à s'occuper de leur gestion. Il lui suffira de dresser un cahier des charges qu'il soumettra à tout opérateur -qu'on peut même inciter à venir en consentant quelques facilitations- désireux de s'investir ou d'investir dans le secteur culturel. Car, une ville sans salles de spectacles, de cinéma, de théâtre et autres infrastructures ne peut intéresser les professionnels et attirer les opérateurs. C'est un handicap, voire un repoussoir qui découragerait plus d'une boîte privée. Actuellement, celui qui opte pour la «vente du produit culturel» devrait élaborer une approche minutieuse pour garantir la réussite. Et un des paramètres qui freinent la rentabilité de diverses manifestations est sans conteste l'exiguïté des aires de production. L'organisation d'une manifestation culturelle repose, certes, sur le professionnalisme, mais également sur l'environnement.


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