La Bourse d'Alger va enfin connaître un regain d'activité. En effet et après la phase d'identification, deux entreprises publiques vont enfin connaître une entrée en Bourse et dont les actions vont être proposées à la vente publique. Ainsi, Mobilis et le Crédit populaire d'Algérie (CPA) seront introduits à la Bourse d'Alger, a confirmé hier un responsable de la Commission de l'organisation et de la surveillance des opérations de Bourse (Cosob). A une question de savoir si la compagnie de téléphonie mobile (Mobilis) et le CPA (banque) font partie des entreprises éligibles à une introduction à la Bourse d'Alger, le président de la Cosob, Abdelhakim Berrah, a répondu par l'affirmative, en marge de la cérémonie de la première séance de cotation des actions de la Nouvelle conserverie algérienne (NCA-Rouiba). Le même responsable a précisé que la qualité de management de Mobilis «est reconnue» et que le CPA «est le seul» établissement bancaire à avoir introduit une demande de cotation à la Bourse. En plus de ces deux sociétés activant dans les secteurs des finances et des télécommunications, les autres entreprises publiques identifiées relèvent de ceux de l'industrie et des ressources en eau, a-t-il ajouté. Si la totalité de ce programme «est réalisée, la capitalisation de la Bourse d'Alger, actuellement de 16 milliards de dinars, dépassera celles des institutions similaires des pays voisins», a ajouté M. Berrah. A une question de savoir si les étrangers pourraient être admis à transiger en Bourse, M. Berrah a indiqué qu'il «n'y a pas de demande» exprimée dans ce sens pour justifier une modification de la législation. Avec la cotation des actions de NCA-Rouiba, ce sont quatre titres qui sont introduits en Bourse, à égalité entre le secteur privé, avec Alliance assurance (privé) et El Aurassi et Saidal (publics). Le directeur général par intérim de la Bourse, Nazim Boulahdour, a exprimé son souhait que les choses évoluent dans le bon sens grâce à l'introduction attendue des nouvelles sociétés publiques et privées «qui frappent à la porte», en citant celles évoluant dans les secteurs des assurances, des télécommunications et du bâtiment. Cette redynamisation de la Bourse d'Alger a débuté par une opération d'identification de plusieurs entreprises publiques de taille moyenne éligibles à une introduction en Bourse, avait annoncé, mi-avril, le ministre des Finances, Karim Djoudi. «Nous avons saisi certains départements ministériels consécutivement à une instruction du Premier ministre en vue d'une identification des entreprises publiques, de taille moyenne, éligibles à une introduction en Bourse», a-t-il déclaré en marge d'un séminaire sur les avantages de l'introduction en Bourse organisé par la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob). Selon M. Djoudi, les ministères saisis sont en train de remettre à son département les listes des entreprises publiques pouvant réunir les conditions requises pour l'ouverture d'une partie de leur capital. «Les ministères concernés sont en train de nous remettre les listes des entreprises pour voir si elles remplissent les conditions. Une fois identifiées, ces entreprises seront présentées en Conseil des participations de l'Etat (CPE) qui décidera de leur introduction en Bourse ou pas», a-t-il souligné. En 2012, des amendements ont été introduits sur le règlement général de la Bourse d'Alger dans le but de réorganiser le marché boursier national par la création de trois blocs, dont un marché principal réservé aux grandes entreprises, un marché dédié aux PME et un troisième marché destiné à la négociation des Obligations assimilables du Trésor (OAT). Les conditions d'admission des PME au marché boursier ont été «significativement» assouplies. Pour Karim Djoudi, «l'architecture institutionnelle existe déjà, le problème de fond c'est qu'il faut avoir des acteurs sur ce marché. Il faut que des entreprises acceptent d'offrir une partie de leur capital sur ce marché». A. E. /Agences