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Culture extraterritoriale
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Publié dans La Tribune le 05 - 06 - 2008

Si les blocages et les dysfonctionnements institutionnels décrits régulièrement par des experts, des chercheurs et des hommes politiques s'avèrent exacts pour une bonne part, le champ culturel, par conséquent, n'en sort pas indemne. Les désarticulations dans la société, qui se vérifient chaque jour, contaminent les pratiques et les productions culturelles, les mécanismes de gestion et de financement qui rendent obsolètes, dès leur naissance, des intitulés dans le Journal officiel, des organigrammes qui ont pour seule vocation de signaler théoriquement leur existence. Sans plus. Or, une présence sur le papier, un directeur général ou une commission ne font pas, loin s'en faut, une industrie, une économie, des consommateurs par millions, et encore moins des exportations, un rayonnement qui satisfasse aux normes de l'ONU ou de l'Unesco.
De nombreuses mutations contradictoires se déroulent à ciel ouvert, dans la confusion et une forme de chaos qui n'épargne aucune couche sociale, aucun niveau socioculturel et elles provoquent des ruptures non contrôlées dans les espaces culturels traditionnels. De nouveaux modes de consommation culturelle naissent, fragmentés et fortement individualisés. Les rencontres collectives autour d'un film, d'un concert, d'une pièce de théâtre, d'un récital de poésie ou autour d'un one-man-show se raréfient à grande vitesse. Des îlots urbains (fondations et centres culturels étrangers, BNA, Riadh El Feth) s'institutionnalisent en accentuant les disparités entre le centre et ses périphéries. Des fractures se précisent de fait par des inégalités sociales (possession d'une voiture, carton d'invitation, réseaux sélectifs, etc.) qui marginalisent la majorité des jeunes en exacerbant le sentiment d'exclusion.
Les «consanguinités» linguistique, de standing social ou culturel travaillent en profondeur les créateurs eux-mêmes qui se coulent dans des «moules» éloignés des «masses» et trop sophistiqués pour elles. Les mutations sociales globales à l'ouvrage limitent et en même temps excluent. L'individu, renvoyé à la solitude, se réfugie dans une consommation plus ou moins culturelle, indirecte, exogène, fournie par les télévisions satellitaires qui lui renvoient des cultures autres que la sienne, policées, polies à travers des grilles de programmes conçues ailleurs et en dehors de ses préoccupations, de la nature de son régime politique, de la saleté de son quartier qui ne ressemble en rien à ceux qu'il observe dans la petite lucarne. L'extraterritorialité culturelle s'impose comme une norme et une opinion «underground» se profile au sein de la société et place en porte-à-faux des citoyens sevrés d'une production culturelle nationale massive, disponible sur tout le territoire.
La crise identitaire et culturelle existe bel et bien, parallèlement à toutes les autres crises qui traversent les espaces politique, économique, social, sportif, civique et même alimentaire. Après l'extinction progressive des couches moyennes, productrices et consommatrices de culture sur tous les supports, le monde du travail, les bas salaires, les étudiants, les femmes se trouvent, à grands pas, démunis de produits culturels nationaux, fédérateurs et liants vitaux pour la cohésion nationale, sont réellement en manque de reflets reconnaissables et surtout familiers selon les générations et le statut social.
A. B.


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