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Personne ne passe à la «forteresse de Tchizo» !
Publié dans Le Buteur le 16 - 01 - 2010

Les sélections du groupe B (Côte d'Ivoire, Ghana et Burkina-Faso), celui domicilié à Cabinda, sont hébergées dans le même site, la Cité olympique de Tchizo. Cela n'est pas la conséquence de la fusillade dont a été victime le bus transportant la délégation togolaise et qui avait fait deux victimes. C'était prévu dès le départ, du fait que la province du Cabinda ne renferme pas des infrastructures hôtelières conformes aux critères de standing de la CAF (trois ou quatre étoiles). Cependant, le drame du bus du Togo a conforté le choix du comité d'organisation angolais de regrouper les quatre sélections participantes dans ce groupe (qui sont devenus trois après le retrait du Togo) sur un même site pour un maximum de sécurité. Or, le prétexte sécuritaire a été exploité par les responsables de ces sélections afin d'empêcher l'accès aux journalistes.
Un village transformé en caserne
La Cité olympique est une sorte de village constitué de bloc et de maisons, comme les centres de vacances, compartimentés en quatre secteurs, un pour chaque sélection, avec comme lieux communs le restaurant et la buanderie. Depuis l'affaire du Togo, des escadrons de la police et de l'armée en assurant la sécurité aux portes d'accès et à la porte de chaque maison et bloc, avec aussi des sentinelles sur plusieurs points de la clôture. C'en est presque devenu une caserne ! Derrière la barrière d'entrée, un camion et une escouade de motos de police sont stationnés. Les policiers de faction devant la porte, armés jusqu'aux dents, sont courtois et calmes, mais fermes dans l'application de la seule consigne qu'ils ont reçue : interdiction d'entrer à toute personne étrangère, sauf sur autorisation expresse du responsable du poste de police.
Les journalistes font le pied de grue pour rien
Depuis leur arrivée à Cabinda, les journalistes ivoiriens, ghanéens et burkinabés n'ont pas pu accéder à la Cité olympique. Une seule fois, quatre confrères ivoiriens l'ont fait en «collant» au cortège du ministre ivoirien des Affaires étrangères, venu s'assurer des conditions de séjour et de sécurité sur le site après la fusillade. Durant quatre jours, les journalistes présents à Cabinda (y compris ceux d'organes de presse européens) ont fait le pied de grue durant plusieurs heures devant le portail, demandant l'accès pour seulement quelques minutes, allant même parfois jusqu'à supplier les policiers, mais ces derniers restent impassibles et refusent en esquissant un sourire désolé. D'ailleurs, ceux qui sont de faction ne parlent que le portugais et c'est un choix délibéré des autorités angolaises afin qu'il n'y ait même pas possibilité de négociations ou de tentatives d'attendrissement des vigiles. A chaque fois, cela se termine par la lassitude des journalistes qui s'en retournent au village des médias, dépités et résignés.
Les autorités craignent que les journalistes soient infiltrés par des rebelles
L'interdiction de laisser les personnes étrangères accéder au site a été décrétée par les services de sécurité, qui craignent que des rebelles s'infiltrent sous couvert d'invités étrangers. La crainte de la réédition d'agressions contre joueurs, avec toute la mauvaise publicité que cela ferait à l'étranger, a fait durcir les restrictions. Même lors des séances d'entraînement, il est interdit aux journalistes d'approcher des joueurs et des staffes techniques, même durant le premier quart d'heure de l'entraînement ouvert aux représentants des médias. La presse a dû se contenter des conférences de presse organisées à la salle de conférence du stade Chiaza la veille de chaque match, avec comme animateurs les sélectionneurs et un ou deux joueurs choisis par eux et non pas par les journalistes. «C'est très peu. Nous n'avons pas pu travailler», regrette Kouassi, un confrère ivoirien. Le reporter de la télévision ghanéenne, tellement il n'a pas trouvé matière à travailler, a réalisé un long reportage sur la «forteresse de Tchizo».
Ibrahim Ayew est venu vers les journalistes, mais les policiers l'ont chassé
Nous avons assisté à une scène édifiante : alors que Ibrahim Ayew, l'un des deux fils de Abedi Pelé sélectionnés dans le groupe du Ghana, sortait du restaurant, il a entendu des journalistes ghanéens le héler de derrière la barrière d'entrée et il est venu naturellement à leur rencontre, mais une fois devant la barrière, les préposés à la sécurité l'ont empêché de leur parler et l'ont enjoint fermement de retourner dans le secteur des joueurs. L'attaquant du Zamalek a eu beau protester et dire qu'il s'agit de journalistes de son pays et qu'il les connaît tous, rien n'y fit : le niet des agents et policiers était sans appel. C'est donc avec dépit qu'il a fait demi-tour, non sans saluer les confrères de la main en souriant. Quelques minutes plus tard, un reporter de la radio ghanéenne a appelé une jeune fille travaillant dans le site pour la charger de remettre aux joueurs ghanéens un bout de papier contenant son numéro de téléphone, mais des policiers ont crié à la fille de faire demi-tour.
Un seul espoir : que les sélections jouent en dehors de Cabinda
Ces mesures de sécurité draconiennes, si elles conviennent aux responsables des sélections, sont très mal acceptées par les représentants des médias présents à Cabinda, surtout qu'ils ont eu écho qu'à Luanda, Benguele et Lubango, les trois autres villes où se déroulent les matches, les sélections qui s'y trouvent sont plus accessibles. Les Ghanéens et les Burkinabés sont contents que le match entre leurs sélections se déroule à Luanda, où les restrictions sont moindres. De leur côté, les Ivoiriens espèrent en leur for intérieur que leur sélection termine à la deuxième place du groupe pour qu'elle joue son quart de finale à Luanda. Bref, un seul espoir anime les journalistes ici à Cabinda : sortir de cette province où ils ne peuvent pas travailler comme ils auraient voulu le faire.
Les Verts seront dans les mêmes conditions en cas de qualification
Dans le cas où l'Algérie terminerait à la deuxième place de la poule A, elle irait à Cabinda pour y disputer son quart de finale contre le premier de la poule B. La délégation algérienne logerait d'ailleurs à la Cité olympique et il sera quasiment impossible aux journalistes algériens de se rapprocher d'elle, sauf durant les conférences de presse qui seront organisées en marge des entraînements (et encore, ce n'est pas assuré tant cela reste à l'appréciation des chefs de délégation !). Cela arrangerait peut-être le sélectionneur pour la quête de la concentration. En tout cas, une chose est sûre : l'endroit est très calme, les terrains d'entraînement sont à seulement deux kilomètres (le terrain principale du stade Chiaza ou le terrain annexe qui le jouxte) et il n'y a pas d'embouteillage sur les routes. Ce sont autant d'avantages pour l'équipe au côté des inconvénients pour la presse.
F. A-S.


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