Le président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, rencontrera aujourd'hui les 1541 présidents d'Assemblées populaires communales à l'université de Bab Ezzouar. Un rassemblement national qui, en dernière minute, a été élargi aux 48 walis et qui s'inscrit dans le cadre de la cérémonie de clôture du cycle de formation initiée par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales au profit des présidents d'APC et de certains chefs de daïra dans le sillage de la modernisation de l'administration territoriale et du développement des performances des intéressés. Le chef de l'Etat a tenu à assister personnellement à cette cérémonie, au cours de laquelle le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales remettra aux présidents d'APC et aux chefs de daïra des diplômes sanctionnant leur formation. Le discours très attendu du chef de l'Etat, arrive au bon moment pour répondre aux interrogations des élus locaux quant au renforcement et à l'amélioration de la gestion locale en matière de moyens et de textes. Il serait très certainement question de dossiers très importants liés au fonctionnement des collectivités locales entre autres, le nouveau découpage administratif dont le chef de l'Etat pourrait annoncer le projet, la révision du code communal, du code de wilaya, la réforme de la fiscalité et des finances locales, le statut de l'élu et bien d'autres sujets liés à la bonne gouvernance au niveau local. Cette rencontre Bouteflika-élus locaux, la première du genre depuis son accession à la haute magistrature du pays, intervient à un moment de stabilité institutionnelle, après une crise en profondeur et d'une gravité extrême. Un impératif premier dans le programme du président de la République et qu'il a assumé en donnant la parole au peuple qui, par voie référendaire ou lors d'élections, a pu s'exprimer en toute liberté et ramener la paix civile dans le pays et grâce à laquelle ont pu être initiées de grandes réformes qui conditionnent l'avenir de la nation. C'est aussi grâce à cette stabilité que les équilibres économiques ont pu être rétablis, que la croissance économique a pu être relancée et que d'immenses programmes de développement des infrastructures et d'amélioration des conditions et du cadre de vie des citoyens ont pu être mis en œuvre au niveau de l'ensemble des communes et des localités du territoire national. La présence de l'ensemble des autorités locales du pays face au chef de l'Etat, c'est aussi le point de départ d'une nouvelle étape qui apportera les aménagements propres à fluidifier le fonctionnement à tous les échelons et à élargir le champ des libertés publiques. Cette rencontre de haut niveau, reflète la volonté du Président d'établir les règles relatives à la représentation citoyenne au sein des instances élues pour les débarrasser des perversions. Il s'agira, aussi de mettre en confiance les élus locaux, appelés à une saine pratique de cette représentativité pour éviter notamment la déviation de la mission des mandats électifs en optant pour la transparence dans leur action et de fait accroître la confiance des citoyens dans les assemblées élues et dans le principe démocratique qu'elles sont en charge d'incarner et de promouvoir. Cette volonté transparaît à travers les orientations du président de la République dans le souci constant d'abattre les barrières installés entre le citoyen et l'administration et de créer au niveau local un cadre suffisamment large et évolutif pour l'instauration de nouvelles traditions politiques caractérisées par l'association des citoyens à l'exercice du pouvoir local et permettant l'approfondissement de la démocratie. Cette action, soutenue par le ministère de l'Intérieur en direction des collectivités locales à travers ce cycle de formation, est un effort de plus pour la transparence de la gestion publique, une démarche qui, du reste, s'inscrit parmi les objectifs de la réforme des structures et des missions de l'Etat et qui vise dans son ensemble la concrétisation significative en ce qui concerne la répartition des rôles et des responsabilités entre les différents niveaux de l'administration publique dont le chevauchement actuel est source d'importants dysfonctionnements.En effet, si la commune algérienne, à travers son APC, s'est révélée, depuis 1967, au terme d'une longue expérience, comme une institution éminemment viable et un instrument irremplaçable et efficace de réalisation du développement local, il n'en demeure pas moins que de nombreux obstacles sont encore enregistrés. Et c'est dans le cadre de combler certains retards de mise à niveau des communes algériennes qu'intervient la démarche de modernisation territoriale initiée par le MICL. Au moment où le pays traverse une des phases les plus décisives de son développement, il importe que les élus locaux, s'imprègnent davantage des principes sur lesquels se fonde l'institution populaire au niveau de la commune afin de créer toutes les conditions qui permettent aux APC de jouer pleinement et correctement leur rôle. En tant que cellule vivante de la nation, la commune constitue en effet l'entité géographique humaine et économique dans le cadre de laquelle les problèmes et l'action quotidienne pour les résoudre sont vécus directement par les populations et les acteurs économiques. Par rapport à la population et à la société civile dont elle est l'émanation, l'APC constitue le cadre idéal pour l'apprentissage de la démocratie et du civisme surtout qu'à l'égard de l'Etat, la commune assume au niveau local des tâches politiques, administratives, économiques et culturelles, conformément aux principes de la décentralisation et de la déconcentration. La commune est donc le confluent où viennent se fondre, en un tout cohérent et vivant, les actions des populations et de l'Etat au profit du bien être de tous.