Au moment où le statut d'aucun des investisseurs étrangers activant dans le pays est touché d'ambiguïté et d'insuffisance, le chef de l'Etat vient de réaffirmer, dans son message adressé aux travailleurs à l'occasion du 1er mai, la poursuite sans équivoque de l'assainissement de l'environnement économique au profit des opérateurs activant dans le cadre du " respect de la loi et contribuant à l'augmentation des richesses et la création d'emplois ". Autant de questions complexes. Mais, le président Abdelaziz Bouteflika n'en a esquissé aucune, réitérant, avec aisance, la détermination de l'Etat à maîtriser le processus d'investissement au seul profit de la nation et pour faire admettre la dimension de la primauté de l'Etat à surveiller ce secteur déjà hautement apprécié de plusieurs opérateurs étrangers qui respectent les lois imposées par les autorités. L'acte final de la loi de finances complémentaires pour 2009 a consacré des dispositions aux questions relatives à la relation de l'Etat avec les opérateurs et ce dans le cadre du concept légitime de prise de décisions autonomes. En effet, si un certain nombre de mesures tendait à renforcer la transparence et à instaurer un climat de confiance entre l'Etat et ses partenaires économiques nationaux et étrangers ont été arrêtées en toute " souveraineté ", c'est une manifestation supplémentaire de la volonté politique de poursuivre et d'approfondir le développement économique et social en toute garantie et sécurité. Un engagement conforme à la règle de la libéralisation du marché. Il est aujourd'hui parfaitement clair, ainsi que le confirme le président de la République, que l'investissement revêt un caractère vital pour servir les intérêts du pays, soit que les relations économiques de l'Algérie ne sauraient être établies en dehors du cadre juridique national en question. Ces mises au point de la plus haute autorité du pays interviennent à un moment où la situation économique mondiale a atteint un degré de détérioration tel qu'elle constitue la préoccupation majeure du présent. L'Algérie, dès son irruption dans l'économie de marché, s'est attachée à promouvoir selon sa propre conception, l'association des partenaires étrangers disposés à participer à la modernisation de son économie au titre d'une vision nouvelle et élargie. C'est dire que l'Etat ne saurait cautionner une économie de bazar et improductive. Rien donc de ce qui touche à la souveraineté économique ne devrait être envisagé, négocié et, a fortiori, décidé sans l'Etat algérien.