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Sans économie de marché et sans Bourse
Publié dans Le Maghreb le 30 - 01 - 2011

Quelle économie voulons-nous et quel serait le rôle de l'Etat dans ces conditions ? Dans un pays à qui on dit qu'il faudrait qu'il se fasse éjecter brutalement de la position de confort que procurait aux populations l'Etat providence, qu'il accepte l'abaissement du niveau des barrières de protection sociale, alors que les conditions ne sont pas encore prêtes pour que les entreprises deviennent performantes et fournissent aux travailleurs un coussin amortisseur pour les frustrations socioéconomiques, il est évident qu'un tel discours ne passe pas encore et ne soit pas reçu sous l'angle de l'aveugle confiance.
Pourquoi faudrait-il d'une part, que nos perceptions et celles des puissances économiques devraient converger et, d'autre part, que nous attendons toujours cette nouvelle vision. Pourquoi nous croirons-nous contraints à adopter immédiatement les réformes institutionnelles que les pays à économie avancée ont mises en œuvre chez eux au stade actuel de leur développement et du fonctionnement de leurs institutions démocratiques ? Avons-nous atteint le seuil économique où l'Etat pourrait se désengager sans trop de douleur de son rôle de gérant alors que la protection sociale a beaucoup baissé de niveau, et que l'on commence déjà à craindre que les caisses de la sécurité sociale soient asséchées ? Privatiser en absence d'une vraie économie de marché ?
Les pays industrialisés ne s'embarrassent pas quand ils ont à se demander s'ils doivent ou non procéder à la privatisation des entreprises publiques car, à ce niveau, il est bien clair que de telles entreprises peuvent être privatisées ou non. Il n'y a que les secteurs stratégiques qui échappent aux privatisations, encore que le caractère stratégique n'est pas perçu de la même façon partout dans le monde. Nous, ne sommes pas dans une telle situation car le secteur privé est très développé dans les pays libéraux.
Les systèmes de référence ne peuvent absolument pas être les mêmes ou même compatibles entre eux. Les mêmes mots n'ont pas le même contenu. On disait qu'on allait privatiser, puis qu'une centaine d'entreprises publiques allaient être retirées du programme de privatisation pour en faire des piliers autour desquels s'articuleraient les actions intégrées dans une nouvelle vision de l'industrialisation du pays.
La demande de plus d'Etat, ou à tout le moins d'Etat, sur les plans de l'économie, de l'emploi, du social, des questions de sécurité bien sûr, traduit pour l'opinion publique la conviction qu'il n'est pas encore venu le moment pour que l'Etat se recentre sur des missions exclusivement de régulation et qu'il se déleste de tout ce qui peut être effectué par le secteur privé, notamment pour ce qui concerne les services publics, les prestations sociales, l'enseignement de qualité, la gestion tout court.
Il est visible que la fin du monopole exercé par l'Etat sur le commerce extérieur a plutôt impliqué la dérive des prix, compte tenu qu'il a été rapporté que le morcellement des importations et le fait qu'il n'y a pas de regroupement des achats diminuent la capacité de négociation des importateurs. La fin du monopole a accru le nombre d'importateurs et affaibli la production nationale, d'où la nouvelle attitude des pouvoirs publics par rapport à l'accroissement du nombre d'importateurs et du montant des importations. Les populations elles-mêmes perçoivent et pour longtemps encore, qu'elles auront besoin que l'Etat s'implique dans la prise en charge de leurs préoccupations quotidiennes, car elles perçoivent que l'économie de marché telle que celle-ci fonctionne précarise davantage leurs conditions socioéconomiques de vie.


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