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S. Bachi présente Les douze contes de minuit
Rencontre littéraire hebdomadaire, «Un auteur, un livre» au CCF
Publié dans Le Maghreb le 05 - 06 - 2007

La rencontre littéraire hebdomadaire, «Un auteur, un livre » organisée conjointement par les éditions Barzakh et le Centre culturel français d'Alger, (CCF), accueillera, aujourd'hui, le jeune écrivain Salilm Bachi.
Ce rendez-vous avec le livre, qui se déroulera à partir de 17h dans cet établissement, (CCF) tournera autour de la présentation du dernier ouvrage de Salim Bachi, Les douze contes de minuit. Cet ouvrage paru en avril 2007 au éditions Gallimard et Barzakh, est un recueil de douze nouvelles en forme de contes grinçants, allégoriques et rarement tendres qui tentent de dire ce qu'a été l'Algérie des années noires. A peine 34 ans, Salim Bachi a déjà signé trois livres chez Gallimard. Il s'agit de, Le chien d'Ulysse (2001), La Kahéna (2003) et Tuez-les tous (2006). Il est né à Alger et a un diplôme en littérature. Sa carrière, il l'a débutée en France où il vit depuis 1996. Lauréat de nombreux prix littéraires, Salim Bachi a séjourné en 2005 à la Villa Médicis de Rome. Son roman «Tuez-les tous » est un texte polémique sur les dernières heures de l'un des terroristes du World Trade Center. Dans l'un de ses entretiens, Salim Bachi souligne qu'avec ce roman « ce qui m'intéressait, c'était de prendre le point de vue le plus polémique possible ». Cet auteur tente de montrer sous un jour nouveau, les turbulences de l'histoire. Dernier fait d'armes : se glisser dans la peau de l'un des terroristes du World Trade Center. « J'ai fait pour le 11 septembre avec Tuez les tous, ce que j'avais fait pour l'Algérie des années 90 dans Le chien d'Ulysse (son premier roman, publié en 2001 chez Gallimard), où je parlais de la guerre sans tabou, des policiers qui torturaient. Ça a choqué. C'était un peu tôt ». Il y aura ensuite, La Kahéna en 2003, « sur les ambiguïtés de la colonisation». Là, Salim Bachi adopte le point de vue d'un colon qui comprendra, mais un peu tard, que cette entreprise d' « effacement d'une culture par une autre » était vouée à l'échec. Deux romans qui lui valent plusieurs récompenses littéraires, le prix Goncourt du premier roman pour, Le chien d'Ulysse et le prix Tropiques 2004 (prix de l'Agence française du développement) pour, La Kahéna, et qui font de lui l'un des auteurs algériens les plus prometteurs. La plume taquine, Salim Bachi écrit depuis l'âge de 15 ans. Licencié en lettres françaises, Salim Bachi choisit la France pour terminer ses études, à Paris. « À cette époque en Algérie, c'était la catastrophe, le fanatisme, les attentats... Même si ma ville, Annaba était relativement épargnée, sur la côte est du pays, je ne voyais pas mon avenir là-bas. La jeunesse est délaissée, elle n'a aucun espoir. Le refuge peut être l'islamisme, assez vite».
Fanatisme, attentats... On retrouve les mêmes thèmes dans Tuez-les tous. D'ailleurs, l'écrivain s'interroge : « Est-ce que le 11 septembre se résume à une question d'Orient contre Occident ? Je n'en suis pas si sûr. Cette violence a commencé en Algérie, entre Arabes et musulmans. J'y vois surtout une haine de la modernité commune à beaucoup de pays arabes qui, par cynisme, utilisent le fond culturel religieux pour manipuler les gens ». Préférant le rôle d'observateur, de questionneur, afin de mieux se glisser dans les failles de l'histoire, Salim Bachi reste discret. « Pour écrire des livres sur l'Algérie, il fallait prendre de la distance. C'est ce que j'ai pu faire en France. Paradoxalement, il faut s'éloigner pour se rapprocher de son pays et faire œuvre d'écrivain». Scolarisé un temps en France, lorsqu'il était enfant, puis de nouveau en Algérie, où l'école se déroulait en arabe, Salim Bachi a « été ballotté entre deux façons de voir les choses ».
De quoi façonner pour longtemps son esprit critique. Aujourd'hui, il semble être tombé pour de bon, du côté du français, la langue dans laquelle il écrit, et de la France, le pays qui l'a fait naître écrivain. Il parle l'arabe bien sûr, mais ne le lit pratiquement pas et l'écrit encore moins. Sa vraie patrie serait plutôt les pages de James Joyce, William Faulkner et Kateb Yacine. « Ces littératures m'ont appris que les cultures étaient ouvertes et perméables, qu'Ulysse était Dublinois, mais aussi complètement grec et, par là même, universel. La littérature a le pouvoir d'unir des cultures différentes ».


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