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Alors que nos grandes villes sont assiégées par l'informel: Les pertes financières estimées à plus de 10 milliards d'euros par an
Publié dans Le Maghreb le 29 - 08 - 2012

La régulation et l'organisation efficiente des activités commerciales constituent pour l'Etat une priorité absolue en vue de répondre aux attentes des citoyens et assurer un meilleur encadrement de ces activités. Ainsi et à la fin du mois d'octobre dernier, 9 marchés de gros de fruits et légumes ont été réhabilités et 18 sont en cours. Un montant de 2,2 milliards DA a été également accordé pour la réhabilitation des marchés couverts et de proximité. Sur 235 marchés programmés, 115 ont été réhabilités, le reste demeure en cours. Ces marchés et bien d'autres " nouveaux " font leur apparition à travers les grandes villes du pays. Or, combattre le commerce informel est une opération grandiose que tentent de régler les pouvoirs publics. Mais le constat est là : de Bab el Oued à El Harrach en passant par Bab Ezzouar, on ne fait pas plus de dix kilomètres sans tomber sur une " surface du marché informel. A Bab Azzoun on ne peut ne pas voir ces étals à même le trottoir dans les artères de la basse Casbah. Ici, ce sont des habits et des bibelots divers qui sont étalés. Par contre, à la rue Larbi Ben M'hidi et l'ex-Mogador, c'est le commerce de l'or qui fait battre le pavé à des professionnels de ce type de ''business''. A Laaquiba, Bachdjarrah, El-Harrach, et ailleurs à Alger, les revendeurs occasionnels multiplient les propositions de tous genres de commerce. A Blida, Oran, Constantine, Tizi Ouzou et Annaba c'est aussi le même constat bien qu'à des degrés moindres que la capitale Alger. Et là, il est important de rappeler qu'à la fin du mois de mars dernier, les chiffres du ministère du Commerce ont révélé quelque 765 sites de commerce informel à travers le pays et dans lesquels activent plus de 75.000 commerçants occasionnels. Depuis, ces ''marchés'' ont explosé, selon des experts du ministère. Et de là, à évoquer les pertes de l'Etat, le pas est vite franchi. Ainsi, les pertes financières de l'Etat du fait de la formidable prolifération du commerce informel, étaient estimées en 2011 à plus de 10 milliards d'euros par an. Pourtant, les inscriptions au registre du commerce durant le premier semestre 2012 se sont établies en baisse de 28% à 204.097 par rapport à la même période de 2011. Le nombre total de commerçants en Algérie est de 1.568.741, indique un bilan du 1er semestre 2012 du Centre national du registre du commerce (CNRC). Des chiffres avancés en 2011 par le ministre du Commerce, M. Benbada, indiquent que les transactions sans factures durant les trois dernières années sont estimées à 155 milliards de dinars, soit un peu plus d'un milliard d'euros. ''On peut dire que le défaut de facturation peut atteindre les 1.000 milliards de dinars (un peu moins de 10 milliards d'euros)'', estime de son côté Abdelhamid Boukadoum, responsable du département du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce. ''Ce n'est un secret pour personne que la moitié du chiffre d'affaires des opérateurs économiques provient de l'économie informelle'', résume un expert. En mars 2011, M. Benbada avait, lors d'un colloque sur le commerce informel organisé par le cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (CARE), affirmé que la moitié du chiffre d'affaires des opérateurs économiques algériens provient de l'économie informelle. Ce type de ''commerce'', couplé à un taux de chômage de 10% selon l'ONS, a pris ces dernières années des proportions monstrueuses dans plusieurs grandes villes du pays: des univers urbains et suburbains entiers sont squattés, rongés par les aménagements hétéroclites de vendeurs occasionnels, plus ou moins spécialisés dans les articles de confection importés et à la qualité douteuse, que pour divers produits agricoles et fruitiers.
Des solutions préconisées
Parmi les solutions existantes pour lutter efficacement contre l'informel, il y a d'abord cette proposition de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), qui estime qu'il faudrait une légalisation ''du petit commerce'' informel, notamment à travers son intégration dans le circuit officiel et sa prise en charge. De son côté, le département du commerce a proposé un allégement des procédures administratives pour l'obtention d'un registre de commerce, et l'autorisation des jeunes commerçants informels à occuper des espaces aménagés avant même l'obtention du registre de commerce. De plus, il est utile de rappeler que des efforts sur le plan législatif et réglementaire, en matière d'organisation commerciale et de réhabilitation des infrastructures commerciales existantes ont été déployés par les pouvoirs publics afin d'arriver à un cadre organisé de l'activité commerciale. Plusieurs études ont été lancées afin d'aboutir à l'élaboration d'un schéma directeur national des infrastructures commerciales qui définirait la matrice du système de distribution national en fonction de la taille, la nature et l'organisation de chaque sphère ou maillon commercial.
"Ce schéma permettra de recouvrer un circuit de distribution où les ménages trouvent des lieux d'achat à la hauteur de leurs exigences, et où les opérateurs acquièrent un statut, les producteurs et importateurs trouvent un espace d'échange de libre et loyale concurrence et enfin, où l'Etat met en place l'outil de régulation et de contrôle efficace", avait déclaré le ministre du Commerce. Sur le plan législatif et réglementaire, un nouveau décret exécutif fixant les conditions et les modalités d'implantation et d'organisation des espaces commerciaux et d'exercice de certaines activités commerciales a été promulgué en mars dernier. "Le décret exécutif n° 19-182 du 12 mai 2009 fixant les conditions et les modalités d'implantation et d'aménagement des espaces commerciaux et d'exercice de certaines activités commerciales, a montré ses limites, d'où la promulgation d'un autre texte modifiant certaines de ses dispositions en vue d'un encadrement juridique global pour l'ensemble des marchés de gros, sans distinction", a indiqué un responsable au ministère du Commerce. Enfin et concernant l'organisation commerciale, une mesure phare a été prise pour l'assainissement des activités commerciales informelles. Une instruction interministérielle (Commerce-Intérieur) du 9 mars 2011 a été adressée aux walis pour la prise en charge des doléances des citoyens en vue d'endiguer ce phénomène… "Devant l'ampleur de ces besoins, une partie du financement peut être prise en charge par une contribution de l'Etat dans le cadre des 10 milliards de DA octroyés au secteur au titre du programme quinquennal 2010-2014 sous forme d'un montage financier avec les collectivités locales", avait bien précisé le ministre du Commerce il y a quelques mois.


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