Après son étude menée entre le mois de juin 2006 et le mois de mai 2007, le Forum des chefs d'entreprise (FCE) est arrivé à un résultat selon lequel la finance, l'énergie et l'approvisionnement représentent les plus importants obstacles auquel se heurte l'entreprise algérienne dans son activité. Cette étude affirme également que parmi ces trois catégories de contraintes citées, on compte environ 61% des interrogés qui se sont concentrés sur les aspects financiers, dont 20% ont évoqué des difficultés de recouvrement des créances et 12% l'accès au crédit. Cette étude indique aussi qu'au moment où 16% des interrogés estiment trop lourdes les charges sur le remboursement de l'emprunt, 13% situent le problème au niveau des charges d'exploitation. Représentant 24% des entrepreneurs interrogés, la deuxième catégorie se bute, selon cette étude, non seulement aux ruptures dans la distribution de l'énergie (15% des cas) mais aussi à celles de l'eau (9% des cas). Quant à la dernière catégorie qui a recueilli 15% des réponses, elle soulève les entraves que pose l'approvisionnement, que ce soit en matières premières (7%) ou en emballages (2%), ainsi que les difficultés qu'affronte l'entreprise dans le domaine du transport des marchandises (6%). Par ailleurs, ces contraintes observées pendant toute une année n'ont pas empêché l'indice de confiance d'évoluer positivent. En effet, la dernière mise à jour de l'indice de confiance des chefs d'entreprise présente une " nette " amélioration au mois de juin dernier. Dans son numéro de septembre, la Lettre du Forum, publication mensuelle du FCE, estime que ledit indice est apprécié de 9 points en un seul mois passant ainsi de la zone négative à la zone positive. Il est aussi important de souligner qu'en juin dernier, l'indice de confiance a affiché +6, alors qu'il était de -3 un mois auparavant. A titre comparatif, le forum livre les résultats dudit indice dans quelques pays européens notamment en France, en Italie, en Espagne puis, de manière générale, dans tout le vieux Continent. Dans l'Hexagone, l'appréciation du climat des affaires gagne deux points ; en Espagne il reste inchangée tandis qu'en Italie une légère détérioration (-1) est à signaler. Quant à l'estimation globale des 27 pays de l'Union européenne, on a enregistré en juin une évolution d'un point par rapport à mai. Se basant sur cette enquête, le FCE conclut que les deux facteurs qui stimulent l'indice ne peuvent qu'être la reprise des ventes et l'amélioration du niveau de commandes. Toutefois, alors qu'ils sont 29% d'enquêtés à constater une diminution des stocks des produits finis, 19% estiment avoir enregistré des hausses de stocks. S'agissant de l'amélioration du niveau des commandes des clients sur un mois, une amélioration de l'indice évoluant de -29 à -20 est le résultat des sondages. Pour le FCE, ce baromètre est conçu selon des normes internationales pour fournir des éléments objectifs sur la conjoncture nationale. Il faut signaler que l'indice de confiance est la moyenne arithmétique des valeurs relatives à trois questions portant sur la production attendue, les commandes et l'état des stocks de produits finis. Le FCE note, enfin, que l'échantillon enquêté comprenait des membres du FCE et des chefs d'entreprise non membres.