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Conférence internationale sur l'extrémisme et la dé-radicalisation / M. Messahel : "La nécessité de mener une lutte armée contre le terrorisme dans ...
Publié dans Le Maghreb le 23 - 07 - 2015

Dans une allocution lors de l'ouverture de la Conférence internationale sur la lutte contre l'extrémisme violent et sur la dé-radicalisation tenue, hier, à Alger, le ministre des Affaires maghrébines, et africaines et dela Coopération internationale M. Abdelkader Messahel a indiqué que la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme exige une lutte contre la xénophobie et l'islamophobie.
"La lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme doit aussi inclure la lutte contre la xénophobie et l'islamophobie, lesquelles s'affirment comme les nouveaux visages de l'extrémisme violent."
La xénophobie et l'islamophobie contribuent, selon le ministre, à "la radicalisation et au recrutement dans les rangs des groupes extrémistes et même terroristes", ajoutant que "des réponses institutionnelles audacieuses doivent constituer les socles de la lutte contre ces dangereux fléaux". A cet égard, M. Messahel a affirmé, devant les représentants de plus d'une cinquantaine de pays et d'organisations régionales et internationales, que la distinction entre l'Islam, religion de paix et de tolérance, et l'extrémisme "est une exigence de tous les instants qui interpelle toute la communauté internationale".
M. Messahel a indiqué que le terrorisme, à travers son occupation du terrain et de territoires, véhicule de "nouveaux et graves défis pour la cohésion, la stabilité et la sécurité dans le monde". "Le terrorisme a changé de nature et de mode opératoire. A travers son occupation du terrain et de territoires et sa propagande agressive, il véhicule aujourd'hui de nouveaux et graves défis pour la cohésion, la stabilité et la sécurité dans le monde", a-t-il expliqué.
Pour le ministre, l'extrémisme, qui n'est pas un phénomène nouveau comme le montre l'Histoire de l'humanité, génère à chaque fois qu'il est mal traité, "les plus grande drames" et constitue actuellement "une menace en constante évolution".
L'extrémisme prend ainsi "différentes formes et touche un nombre croissant de pays et alimente de plus en plus les réseaux de la violence, dont la violence terroriste", a-t-il expliqué. Concernant la lutte contre le terrorisme et ses différentes expressions dont l'extrémisme violent, le ministre a estimé qu'elle nécessitait "la présence d'un Etat fort s'appuyant sur la force de la loi capable de faire respecter quelles que soient les circonstances". L'absence de gouvernement capable et la faiblesse de la mobilisation citoyenne constituent, selon le ministre, "des facteurs favorisant le développement du terrorisme". M. Messahel a, toutefois, rappelé que la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent "est une œuvre de longue haleine", impliquant en premier lieu, le renforcement et l'approfondissement constant de la démocratie et de la bonne gouvernance. La démocratie participative, l'Etat de droit, ainsi que la mise en œuvre de politiques socioéconomiques basées sur la justice sociale et l'égalité des chances, constituent "les instruments prioritaires de la lutte contre le terrorisme et les meilleurs remparts contre la propagande de l'extrémisme violent et ses campagnes de recrutement", a-t-il relevé.
M. Messahel a souligné la nécessité de mener une lutte armée contre le terrorisme dans le "strict respect" des droits de l'Homme et des valeurs humaines universelles, ajoutant que "enfreindre cette règle fondamentale, c'est courir le risque de se mettre au même niveau que les groupes terroristes". Les flux croissants de combattants terroristes étrangers issus d'un nombre de pays en constante augmentation, sont un indicateur "clair quant à l'urgence à agir en amont pour tarir ces nouvelles sources de recrutement et de financement des groupes terroristes". La réponse à apporter à l'épineuse question de la prise en charge de ces combattants terroristes étrangers, une fois sortis des zones de conflit, doit, a estimé le ministre, s'écarter des pistes favorisant le transfert "de cette menace vers d'autres espaces de conflits, vers des espaces encore instables ou encore vers des espaces moins nantis en capacité de maintien de l'ordre et de protection de la sécurité.

Une révolution à long terme pour éradiquer ''le terrorisme''
Entre autres, le Commissaire de l'Union africaine à la Paix et à la Sécurité Smaïl Chergui a souligné, pour sa part, que la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme nécessite un engagement plus large en éradiquant les causes fondamentales du phénomène, soulignant que cet objectif s'inscrit dans le cadre d'' un engagement à long terme qui nécessite des politiques nationales pertinentes reposant sur une compréhension exacte de la menace extrémiste dans son propre contexte".
Ajoutant que les ' actes terroristes ne peuvent être justifiés en aucune façon ", le Commissaire de l'Union africaine (UA) a également insisté sur la nécessité d'"extrapoler la sympathie de certaines composantes de la société avec les groupes terroristes et extrémistes, tout en réfléchissant sur les revendications locales, les orientations idéologiques de la société et le fossé entre le gouvernement et les citoyens".
"L'extrémisme et l'extrémisme violent, que ce soit des tendances politiques ou religieuses, sont une source de grande préoccupation pour l'Union africaine (UA)", a rappelé M. Chergui, c'est pourquoi, a-t-il martelé, le continent africain ' était parmi les premiers à saisir la nécessité d'une réponse mondiale coordonnée à la menace terroriste, après avoir fait face à diverses formes d'extrémisme, y compris l'extrémisme religieux , le radicalisme et la menace posée par le terrorisme aux démocraties naissantes (à) ".
Dans ce contexte, il a indiqué que l'"UA et ses pays membres ont pu discerner les messages de haine, d'intolérance, de radicalisme et d'incitation au terrorisme", qui sont tous, selon l'intervenant, ' des facteurs qui minent les valeurs de l'UA de paix et de sécurité".
C'est dans ce sens que M. Chergui a appelé à la nécessité de la "coopération et la coordination entre les Etats et les parties prenantes dans la lutte contre l'extrémisme", car le terrorisme, rappelle-t-il, "pose toujours un défi sécuritaire fondamental pour l'Afrique et le monde, d'autant plus que la menace terroriste a pris de grandes dimensions, contrôle plus de territoires et continue de consolider ses relations avec le crime organisé (à) ". Le responsable de l'UA a, par ailleurs, relevé l'aggravation de la situation sécuritaire avec l'apparition de l'organisation terroriste autoproclamée ' Etat islamique " (EI/Daech), qui a ' provoqué la restructuration et à la propagation de groupes terroristes en Afrique ". ' La multiplication des attaques de ces groupes en Afrique et le recrutement de terroristes dans les territoires nouvellement contrôlé par Daech constituent des défis. Le continent africain doit y faire face ", a souligné M. Chergui.

Empêcher l'enrôlement des jeunes par les terroristes
Le conseiller à la présidence de la République, Kamel Rezak Bara, a indiqué hier qu'il fallait prendre des dispositions pour traiter les questions sociales, religieuses et spirituelles permettant de donner aux jeunes des défenses immunitaires contre le risque de recrutement terroriste.
"Nous devons, à côté des questions sécuritaires, militaires, politiques et stratégiques, prendre également des dispositions pour traiter les questions sociales, religieuses et spirituelles qui nous permettent justement de donner à ces jeunes des défenses immunitaires contre ce risque (de recrutement)", a indiqué M. Rezak Bara, en marge des travaux de la conférence internationale sur l'extrémisme religieux et la dé-radicalisation.
Il a ajouté que le terrorisme, par ses capacités de recrutement par voie d'internet, avait également "développé une idéologie qui met nos jeunes en particulier en danger", ajoutant qu'actuellement il "ne s'agit plus d'opérations terroristes ponctuelles qui viennent perturber la sécurité publique mais d'opérations de très grande ampleur qui visent des cibles d'importance stratégique, mettant en danger la sécurité et la stabilité des Etats démocratiques".
"Le point de vue que nous développons c'est que le terrorisme a une capacité d'expansion, d'extension et de mutation qui fait que nous devons , nous Etats démocratiques, être constamment en mesure de nous adapter", a-t-il souligné.
Le conseiller à la présidence de la République a indiqué que "les occidentaux commencent maintenant à prendre la mesure du danger", ajoutant que "l'Algérie l'a vécu, combattu et proposé une approche et des traitements qui ont ramené la paix et la sécurité".
Pour sa part, le rédacteur de la revue des études islamiques et membre de l'Association des Oulémas musulmans algériens, Kamel Chekkat a indiqué qu'il fallait revoir le discours religieux en revoyant la formation des imams en leur donnant les capacités nécessaires pour assurer une bonne communication, en vue de combattre l'extrémisme violent.
Les travaux de la Conférence internationale sur la lutte contre l'extrémisme et la dé-radicalisation ont débuté mercredi à Alger en présence de représentants de plus d'une cinquantaine de pays et d'organisations internationales spécialisées.
Cette rencontre, initiée par l'Algérie et encouragée par les Nations unies, constituera une opportunité pour présenter les principales actions menées par l'Algérie dans sa lutte contre le terrorisme et l'extrémisme. Elle constitue également une occasion pour faire bénéficier les participants, dont des intervenants directs dans la lutte contre l'extrémisme et la radicalisation, véritables leviers du terrorisme, de l'expérience de l'Algérie dans son combat incessant contre ce phénomène transnational. Les travaux de la conférence, qui s'étalent sur deux jours, visent à identifier les défis communs à relever dans le domaine de la dé-radicalisation et de la lutte contre l'extrémisme violent, ainsi que les actions susceptibles de constituer des pistes de coopération au sein du système des Nations Unies et du Forum Global de lutte contre le terrorisme (FGCT).


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