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La confiance : clé de la démocratie participative
Publié dans Le Maghreb le 16 - 11 - 2017

Si l'Etat fait confiance aux hommes qui sont placés à divers niveaux de responsabilités, aux élus locaux, il n'en demeure pas moins qu'il doit prévoir à tous les échelons des mécanismes de contrôle plus rigoureux avec pour tâche de vérifier si l'exercice de la responsabilité et l'exécution des décisions s'inscrivent dans le cadre de l'idéologie de la République, le respect de la loi et de l'Etat de droit. Au jour le jour, la faiblesse des organes de contrôles est source de laisser-aller, voire de corruption et de bureaucratie. Dans la plupart des cas, elle présente les conditions d'une dégénérescence du processus de modération et de rénovation de l'administration et, finalement de blocage notamment dans les assemblées élues. En effet, ces derniers temps, la bonne gouvernance a fait l'objet d'une attention croissante de la part des pouvoirs publics. Elle a été le cadre théorique de bien de réflexions et autres mécanismes. Mais en dépit d'un changement de terminologie (bonne gouvernance, gestion transparente, contrôle rigoureux, démocratie participative et représentative, etc.), les problèmes demeurent identiques : le débat sur les modalités de contrôle et de relations entre l'administration, citoyens et société civile est toujours imparfait. A présent le terme contrôle et démocratie participative devrait stimuler une nouvelle compréhension du fonctionnement du service public dans toutes ses dimensions traduisant le souci politique d'impulser l'action et de favoriser la consécration de la démocratie, la diffusion des valeurs citoyennes, de civisme et de solidarité, au service de l'intérêt public. Pour y parvenir, il ne faut pas s'en tenir à une connaissance normative, mais combiner acquis, bilan, appréciation et contrôle de terrain en théorie et en pratique et leur émergence notable sur la société, sur l'administration. Sur ce point beaucoup de responsables, nombre d'élus s'adaptent de manière différente à cette conception. Un manque total d' " autogestion " à la base de la société et qui parfois ne peut pallier l'insuffisance du pouvoir politique et administratif local. Une faiblesse très prégnante sur la sphère socio-politique locale. Ainsi, contrôle et démocratie participative doivent concerner les conditions d'utilisation et de gestion des affaires publiques, garantir la stricte application de la morale républicaine, la détection des infractions à la morale politique et sociale, les malversations, les détournements de deniers publics et de biens de l'Etat tout en les réprimant sévèrement quelles que soient les personnes et leur rang dans la hiérarchie. C'est aussi déceler l'exploitation à des fins personnelles des moyens de la collectivité et de la dénonciation sévère des gaspillages et des dépenses abusives. Des pratiques qui de nos jours deviennent de plus en plus intolérables.
Par ailleurs, face à un certain scepticisme vis-à-vis de la chose publique et sa gouvernance transparente, il y a lieu pour les décideurs de synthétiser dans la théorie de cette option majeure à travers une meilleure définition des rapports entre les pouvoirs publics et la société.
De façon encore plus efficace. C'est dire que cette vague montante d'une nouvelle et rigoureuse gestion publique sur laquelle insiste le gouvernement devra atteindre tous les secteurs afin de transformer radicalement les modes du travail public et satisfaire une société avide de transparence sur ses propres affaires. Il s'agit d'une haute tâche qui consiste à veiller à l'application et la concrétisation des principes, non seulement dans les actions politiques, économiques, sociales et les préceptes de gouvernance, mais dans le comportement, la pratique et l'intégrité, car responsables et élus sont tenus d'être exemplaires, servir l'intérêt général et se conformer à la loi par leur conduite et leur moralité. Ils servent le citoyen et l'intérêt général à travers la tâche quotidienne qu'ils remplissent et la responsabilité qu'ils assument. Ces critères doivent refléter la place de choix accordée par l'Etat à l'action des responsables et des élus à même de leur permettre de garantir une gestion judicieuse de l'action publique, compte tenu de son rapport étroit avec les préoccupations des citoyens, et sa contribution à l'amélioration de la qualité de vie et du bien -être des citoyens et de la collectivité.
Cet effort se veut un instrument efficace pour stimuler les bonnes volontés et favoriser l'adhésion des différentes composantes de la société civile à la sensibilisation visant à promouvoir la qualité de vie. Cette responsabilité implique de fait que le citoyen doit se conformer pleinement à ses devoirs de citoyenneté et de civisme, en respectant les lois et les réglementations et en veillant à préserver les acquis et réalisations accomplis. Les différentes parties intervenantes sont aussi appelées, à redoubler d'effort, afin de garantir les attributs d'une vie digne et d'un développement durable à toutes les générations dans les villes et les campagnes. Ces attributs sont à même d'œuvrer pour la mise en place de " partenariats stratégiques " afin d'accompagner au mieux la société dans le développement d'actions favorisant les principes de compréhension mutuelle, de concertation et de dialogue avec les acteurs publics ; l'objectif de la démocratie participative associée à la bonne gouvernance serait ainsi de renforcer la contribution collective auprès des autorités. En renforçant cette dernière, les citoyens, la société civile seront amenés à jouer un rôle prépondérant dans la prise de décisions politiques, économiques et sociales ; Ce renforcement des capacités des citoyens et de la société civile et la création d'un cadre d'échanges, de dialogue et de concertation avec les acteurs publics sont les leitmotivs du programme politique en vigueur, dont l'ensemble des directives et des orientations est animé par ce dessein visant à renforcer les capacités et compétences de la société et ses vis-à-vis des acteurs publics, concertations et partenariats entre acteurs et capitalisation de bonnes pratiques.
C'est que la confiance est la clé de la démocratie participative. Cependant, la thématique de la démocratie participative est peu ou mal connue du grand public. Forme de partage et d'exercice du pouvoir à travers la participation des citoyens dans la prise de décision, la démocratie participative semble être développée dans les limites de la démocratie représentative ; dans ce cas précis, la participation du citoyen dans la prise de décision peut prendre de nombreuses formes : consultation, concertation, collaboration ou encore contribution directe. Cependant, pour qu'une démocratie participative puisse se consolider, le facteur " Confiance " doit être de mise entre acteurs publics et citoyens.
Il en ressort que sans volonté et confiance de l'administration et des administrés, l'on parvient difficilement à cet idéal. Et c'est cette confiance qui sera déterminante dans le lancement du processus de participation. En effet, sans confiance c'est l'ensemble du processus d'interaction qui serait en panne, et ce, dès le premier niveau (communication et information).


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