La moralisation de la vie politique et publique sur laquelle se base le programme politique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune dans un esprit d'unité et de renouveau apparaît d'ores et déjà comme l'antidote de la division de la société. Les Algériens pour avoir fait de la sortie de crise leur objectif prioritaire et essentiel et le retour à la normalité politique du pays ont réussi à franchir ce grand pas au-delà de toutes les attentes. Ils ont réussi parce qu'ils ont puisé dans leur propre génie les ressorts du sursaut national qu'appelait la situation au lendemain de cette grave crise politique. Ils ont réussi grâce à des solutions politiques adaptées aux défis qu'ils devaient relever, notamment en réinventant les valeurs de Novembre-54 qui avaient fait leur preuve pour promouvoir un même combat, la solidarité nationale, le vivre-ensemble pour un même idéal. Les Algériennes et les Algériens ont réussi à surmonter la crise et à ouvrir une nouvelle page, une nouvelle ère parce que la volonté politique était en rendez-vous, parce que l'Etat, l'institution militaire n'ont jamais failli, malgré les défis et la complexité de l'entreprise qui a été engagée. Le moment est donc au rejet collectif de la haine et de la stigmatisation de l'autre qui sont au fondement du discours haineux et de la fitna. Au regard de la prolifération de ce phénomène qui caractérise la discorde en ligne. Ce phénomène émergent en Algérie couvre un ensemble de liens très complexes entre les discours de haine d'une part et la liberté d'expression, les droits des individus, du collectif d'autre part, sans oublier les concepts de dignité, de liberté et d'égalité. Faire une synthèse globale sur ce que rapportent les réseaux sociaux et mêmes les tribunes publiques de certains, c'est une incitation à causer du tort à autrui au racisme, régionalisme, à l'hostilité et à la violence contre l'Etat et ses institutions, des propos qui comportent une menace contre la cohésion nationale où préconisent l'anarchie et le désordre public encourageant l'installation d'un climat de préjugés, de doute et d'incertitude. N'a-t-on pas remarqué des propos diffamatoires et insultants à l'encontre de responsables ou bien désobligeants à l'égard de personnes publiques. Depuis le début de la crise, le discours de la discorde s'est prêté à la manipulation exercée impunément et surtout à l'aise. Mettre un terme à cette discorde, le président de la République, Monsieur Abdelmadjid vient d'instruire le Premier ministre, M. Abdelaziz Djerad d'élaborer un projet de loi criminalisant toutes formes de racisme, de régionalisme et du discours de la haine dans le pays. Selon le communiqué de la présidence de la République rendu public lundi : " Cette mesure intervient après avoir constaté une recrudescence du discours de la haine et de l'incitation à la fitna (discorde), notamment à travers les réseaux sociaux ", explique la même source, ajoutant qu'elle intervient aussi dans le but " de faire face à ceux qui exploitent la liberté et le caractère pacifique du Hirak (mouvement populaire) pour brandir des slogans portant atteinte à la cohésion nationale ". Tout un chacun est appelé à se conformer à la Constitution et aux lois de la République, notamment le respect des constantes de la Nation et ses valeurs, les principales composantes de l'identité et de l'unité nationales ainsi que les symboles de l'Etat et du peuple ", conclut le communiqué de la présidence de la République. Le cœur de ce communiqué de la présidence de la République, c'est lorsque le chef de l'Etat souligne que " Tout un chacun est appelé à se conformer à la Constitution et aux lois de la République, notamment le respect des constantes de la Nation et ses valeurs, les principales composantes de l'identité et de l'unité nationales ainsi que les symboles de l'Etat et du peuple ". Cela signifie qu'il faut individuellement et collectivement œuvrer à leur respect dans ce combat contre la fitna, contre la régression des valeurs. La constitution doit ainsi prendre toute sa place ainsi que les lois de la République d'autant que la société connaît encore des tentatives de dislocation et de division. Aussi la vigilance est-elle de rigueur. La loi a des outils nécessaires, qu'ils soient juridiques, normatifs ou politiques. Chacun et tous doivent œuvrer plus résolument à leur respect. La société civile doit fortement faire entendre sa voix pour dénoncer tout ce qui concourt à répondre à la haine, la discorde et l'intolérance. Cette démarche doit aussi être celle de la jeunesse. Sa capacité d'indignation doit demeurer intacte et son idéalisme encouragé afin que le sentiment national gagne du terrain sur la manipulation et autres obsessions… Quant un certain paysage politique et social en arrive à vouloir opprimer pour des intérêts mesquins la modernité politique et démocratique, c'est qu'il commence à perdre ses feuillages et les racines de leur vie. Le citoyen du pays profond au regard des expériences vécues au cours de ces dernières années, de la phase actuelle que traverse le pays est las d'un certain jeu politique politicien qui dans le contexte socio-économique trouve ses sources pour amplifier les tensions sociales. C'est d'ailleurs là que se trouvent les sources essentielles permanentes de ces discours diviseurs et qui sont de plus en plus mal supportés par les citoyens. Ces derniers n'ignorent plus ces tribunes haineuses inadmissibles qu'intolérables. Force est pour le commun des citoyens de constater que ce phénomène belliqueux et constant se poursuit à mesure que le pays retrouve son calme socio-politique, sa voie démocratique et la relance de son développement économique. Mais ce qui est décrit et répandu par le discours de la discorde est une adversité et une folie politicienne à travers laquelle on continue d'induire en erreur les gens. On n'a qu'à voir comment la vie du pays est traitée par certains et particulièrement ces jours-ci et à l'aube du processus de révision de la loi fondamentale du pays pour connaître le degré de cette folie politicienne qui fait son œuvre pour entraîner surenchère et manipulation dans le même panier de la fitna. Ceux qui s'adonnent à cet exercice de la haine, de la division ont extrait l'intégrité politique de son cadre réel et serein dans leur quotidien de marchandage et de tromperie. Pour l'opinion publique avertie, la recrudescence du discours de la haine est une blessure douloureuse dont souffre encore la société surtout qu'il se caractérise par les manœuvres, les tentatives visant la sérénité retrouvée du pays.