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Port-au-Prince dévasté
Après le puissant séisme qui a frappé la capitale de Haiti
Publié dans Le Midi Libre le 14 - 01 - 2010

Un tremblement de terre, exceptionnellement puissant, a dévasté mardi Port-au-Prince, détruisant le palais présidentiel, de nombreux édifices publics et tuant des centaines d'Haïtiens, dans un pays dépourvu de pratiquement tout pour porter secours aux victimes.
Un tremblement de terre, exceptionnellement puissant, a dévasté mardi Port-au-Prince, détruisant le palais présidentiel, de nombreux édifices publics et tuant des centaines d'Haïtiens, dans un pays dépourvu de pratiquement tout pour porter secours aux victimes.
Traumatisés par la longue secousse, de magnitude 7, qui s'est produite à 16h53 locales (21h53 GMT), à seulement 15 km à l'ouest de la capitale surpeuplée où vivent 2 millions de personnes, de nombreux Haïtiens ont passé la nuit dehors, attendant le lever du jour pour compter leurs morts et évaluer les dégâts. "Les morts se compteront par centaines lorsqu'il sera possible de dresser un bilan", a averti un médecin, lui-même blessé au bras gauche et couvert de sang. La secousse a été suivie de 25 répliques très violentes, allant jusqu'à une magnitude de 5,9 et menaçant de faire écrouler les batiments fragilisés. Haïti n'a pas connu de secousse d'une telle violence depuis plus d'un siècle, 1751 précisément, a indiqué l'Institut américain de géophysique (USGS). Des images diffusés par la chaîne CNN ont montré des scènes de dévastation et de désolation.
«La situation est gravissime, en particulier dans les quartiers pauvres», a révélé un responsable haitien. De nombreux édifices publics se sont effondrés dans le centre de la capitale de ce pays le plus pauvre des Amériques. Le Palais national, siège de la présidence, s'est affaissé, ainsi que de nombreux ministères, le Parlement et des églises, le siège de la représentation de l'Onu, le grand hôtel de Port-au-Prince. Des centaines de personnes restent toujours prisonnières sous les décombres.
Le président René Préval et son épouse ont survécu à la catastrophe, a assuré l'ambassadeur d'Haïti au Mexique. La secousse a très fortement perturbé les communications dans un pays aux infrastructures déjà très rudimentaires, rendant quasiment impossible l'acheminement des blessés dans les centres hospitaliers encore debouts. De ce fait, les informations en provenance de Port-au-Prince restent imprécises. Des pillards étaient à l'œuvre dans un supermarché au nord de Port-au-Prince. La secousse, très violente, a duré plus d'une minute, allant jusqu'à faire sauter les véhicules en pleine rue et dégageant un énorme rideau de poussière blanche sur la ville. "Le centre de Port-au-Prince est détruit, c'est une véritable catastrophe", a déclaré un habitant, qui a marché sur plusieurs kilomètres pour pouvoir regagner son domicile au milieu de scènes de panique. De nombreux étudiants, d'une université privée, sont restés bloqués sous les décombres de leur institution. "Nous avons pu dégager quelques personnes des décombres, il y a de nombreux blessés", a déclaré le responsable de l'institution sur la radio Signal FM à Pétion-ville, à l'est de Port-au-Prince. D'autres établissements universitaires, comme l'Ecole nationale d'administration et l'université de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) "ont été également détruits. Le quartier général de la Mission de stabilisation de l'Onu en Haïti (Minustah), qui compte environ 11 mille personnes, s'est effondré en grande partie. Plusieurs casques bleus ont été tués et de nombreux employés restent portés disparus", a informé le chef des missions de maintien de la paix de l'Onu, Alain Leroy. Un travailleur humanitaire présent à Port-au-Prince a décrit une situation de "chaos" et dit redouter "des milliers de morts". L'ambassadeur d'Haïti aux Etats-Unis a estimé qu'il s'agissait d'une "catastrophe majeure" pour le pays le plus pauvre du continent américain. Plusieurs pays et organismes (FMI, BID, Fédération internationale de la Croix-rouge…) ont également offert leur aide quelques heures après le séisme. L'Onu préparait, de son côté, un effort massif de secours international. Le séisme, dont l'épicentre se trouvait à 10 km de profondeur, a été si puissant qu'il a été ressenti à Cuba et jusqu'à Guantanamo, a indiqué le porte-parole du camp de détention américain à Cuba, situé à environ 300 km de Port-au-Prince. Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour l'ensemble de la région des Antilles, avant d'être levée dans la soirée. Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort. Haïti a déjà été frappé par une série de catastrophes naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en 2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. Quelque 100 mille maisons avaient été endommagées. Le pays caribéen a une population d'environ 9 millions d'habitants. Quelque 80% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour.
K. Z.
Traumatisés par la longue secousse, de magnitude 7, qui s'est produite à 16h53 locales (21h53 GMT), à seulement 15 km à l'ouest de la capitale surpeuplée où vivent 2 millions de personnes, de nombreux Haïtiens ont passé la nuit dehors, attendant le lever du jour pour compter leurs morts et évaluer les dégâts. "Les morts se compteront par centaines lorsqu'il sera possible de dresser un bilan", a averti un médecin, lui-même blessé au bras gauche et couvert de sang. La secousse a été suivie de 25 répliques très violentes, allant jusqu'à une magnitude de 5,9 et menaçant de faire écrouler les batiments fragilisés. Haïti n'a pas connu de secousse d'une telle violence depuis plus d'un siècle, 1751 précisément, a indiqué l'Institut américain de géophysique (USGS). Des images diffusés par la chaîne CNN ont montré des scènes de dévastation et de désolation.
«La situation est gravissime, en particulier dans les quartiers pauvres», a révélé un responsable haitien. De nombreux édifices publics se sont effondrés dans le centre de la capitale de ce pays le plus pauvre des Amériques. Le Palais national, siège de la présidence, s'est affaissé, ainsi que de nombreux ministères, le Parlement et des églises, le siège de la représentation de l'Onu, le grand hôtel de Port-au-Prince. Des centaines de personnes restent toujours prisonnières sous les décombres.
Le président René Préval et son épouse ont survécu à la catastrophe, a assuré l'ambassadeur d'Haïti au Mexique. La secousse a très fortement perturbé les communications dans un pays aux infrastructures déjà très rudimentaires, rendant quasiment impossible l'acheminement des blessés dans les centres hospitaliers encore debouts. De ce fait, les informations en provenance de Port-au-Prince restent imprécises. Des pillards étaient à l'œuvre dans un supermarché au nord de Port-au-Prince. La secousse, très violente, a duré plus d'une minute, allant jusqu'à faire sauter les véhicules en pleine rue et dégageant un énorme rideau de poussière blanche sur la ville. "Le centre de Port-au-Prince est détruit, c'est une véritable catastrophe", a déclaré un habitant, qui a marché sur plusieurs kilomètres pour pouvoir regagner son domicile au milieu de scènes de panique. De nombreux étudiants, d'une université privée, sont restés bloqués sous les décombres de leur institution. "Nous avons pu dégager quelques personnes des décombres, il y a de nombreux blessés", a déclaré le responsable de l'institution sur la radio Signal FM à Pétion-ville, à l'est de Port-au-Prince. D'autres établissements universitaires, comme l'Ecole nationale d'administration et l'université de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) "ont été également détruits. Le quartier général de la Mission de stabilisation de l'Onu en Haïti (Minustah), qui compte environ 11 mille personnes, s'est effondré en grande partie. Plusieurs casques bleus ont été tués et de nombreux employés restent portés disparus", a informé le chef des missions de maintien de la paix de l'Onu, Alain Leroy. Un travailleur humanitaire présent à Port-au-Prince a décrit une situation de "chaos" et dit redouter "des milliers de morts". L'ambassadeur d'Haïti aux Etats-Unis a estimé qu'il s'agissait d'une "catastrophe majeure" pour le pays le plus pauvre du continent américain. Plusieurs pays et organismes (FMI, BID, Fédération internationale de la Croix-rouge…) ont également offert leur aide quelques heures après le séisme. L'Onu préparait, de son côté, un effort massif de secours international. Le séisme, dont l'épicentre se trouvait à 10 km de profondeur, a été si puissant qu'il a été ressenti à Cuba et jusqu'à Guantanamo, a indiqué le porte-parole du camp de détention américain à Cuba, situé à environ 300 km de Port-au-Prince. Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour l'ensemble de la région des Antilles, avant d'être levée dans la soirée. Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort. Haïti a déjà été frappé par une série de catastrophes naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en 2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. Quelque 100 mille maisons avaient été endommagées. Le pays caribéen a une population d'environ 9 millions d'habitants. Quelque 80% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour.
K. Z.


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