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A la (re) découverte des fresques du Tassili
Jean-Loïc Le Quellec au centre culturel algérien à Paris
Publié dans Le Midi Libre le 27 - 04 - 2011

L'ethnologue, anthropologue et spécialiste de l'art rupestre saharien, Jean-Loïc Le Quellec sera demain 28 avril, à partir de 18h30, au centre culturel algérien à Paris pour y animer une conférence-débat sous le thème « A la (re) découverte des fresques du Tassili ».
L'ethnologue, anthropologue et spécialiste de l'art rupestre saharien, Jean-Loïc Le Quellec sera demain 28 avril, à partir de 18h30, au centre culturel algérien à Paris pour y animer une conférence-débat sous le thème « A la (re) découverte des fresques du Tassili ».
Né en 1951, Jean-Loïc Le Quellec est diplômé de l'école pratique des hautes études (paléoécologie du quaternaire) et docteur en anthropologie, ethnologie et préhistoire. Chercheur rattaché au CNRS, il a réalisé de nombreux ouvrages sur l'art rupestre du Sahara, en particulier de la Libye. Fondateur de Traces, cabinet d'ethnologie-préhistoire, il effectue des missions d'expertises pour le compte de l'Unesco ou de divers organismes. Il préside l'Association des amis de l'art rupestre saharien (AARS)
Jean-Loïc Le Quellec a aussi écrit sur les traditions populaires de Vendée. Egalement vice-président de la Société de mythologie française, il a publié un Dictionnaire de zoologie mythique (1995).
En 1978, Jean-Loïc Le Quellec, jeune anthropologue, décide d'en avoir le cœur net. Parcourant des vallées encaissées qui ne sont pénétrables qu'à pied, par des températures dépassant parfois les 50°C à l'ombre, il relève patiemment un éblouissant témoignage sur la vie quotidienne au Néolithique.
Lions, éléphants, buffles, hippopotames et crocodiles y côtoient des scènes pastorales, alors que des personnages vêtus de robes finement décorées suivent des bœufs sellés et parés, non loin de moutons broutant paisiblement. Ailleurs, des hommes à masques d'animaux illustrent les rituels d'une population de pasteurs chez lesquels la chasse tenait une place importante. Plus loin, d'inquiétants géants à tête de lycaon, monstrueux, irréels, armés de haches ou de poignards, accueillent le voyageur d'un rictus étrange.S'appuyant sur un corpus de 10.000 documents, Jean-Loïc Le Quellec reconstitue le mode de vie des graveurs, retrouve une part de leur mythologie et parvient à identifier leur langue. Cet ensemble unique dans le subcontinent permet d'apporter un éclairage inédit sur la Préhistoire en Afrique.
Ce chercheur de renom exposera, durant sa conférence, sa conception de la recherche. Il l'avait déjà souligné à maintes fois notamment à travers ses communications. Pour lui « L'étude de l'art rupestre saharien semble avoir été longtemps dominée par une quête chronologique, la recherche active de périodisations à valeur générale ou régionale. De grands stades chronologiques et/ou stylistiques ont été distingues parmi cette imposante bibliothèque iconographique : période bubaline du naturaliste, art des têtes rondes, périodes bovidienne, caballine, cameline, etc. De grandes controverses sont nées autour de l'âge, plutôt ancien pour les uns, récent pour les autres, de certaines œuvres. Ces problèmes se relient à la question des genres de vie, les images pouvant notamment refléter les activités économiques de leur auteurs: chasse, élevage, voire agriculture. Et de fait cette recherche se conjugue, pour une bonne part, avec la chronologie de la domestication, animale ou végétale, sur le continent africain, problème toujours ouvert. »
Né en 1951, Jean-Loïc Le Quellec est diplômé de l'école pratique des hautes études (paléoécologie du quaternaire) et docteur en anthropologie, ethnologie et préhistoire. Chercheur rattaché au CNRS, il a réalisé de nombreux ouvrages sur l'art rupestre du Sahara, en particulier de la Libye. Fondateur de Traces, cabinet d'ethnologie-préhistoire, il effectue des missions d'expertises pour le compte de l'Unesco ou de divers organismes. Il préside l'Association des amis de l'art rupestre saharien (AARS)
Jean-Loïc Le Quellec a aussi écrit sur les traditions populaires de Vendée. Egalement vice-président de la Société de mythologie française, il a publié un Dictionnaire de zoologie mythique (1995).
En 1978, Jean-Loïc Le Quellec, jeune anthropologue, décide d'en avoir le cœur net. Parcourant des vallées encaissées qui ne sont pénétrables qu'à pied, par des températures dépassant parfois les 50°C à l'ombre, il relève patiemment un éblouissant témoignage sur la vie quotidienne au Néolithique.
Lions, éléphants, buffles, hippopotames et crocodiles y côtoient des scènes pastorales, alors que des personnages vêtus de robes finement décorées suivent des bœufs sellés et parés, non loin de moutons broutant paisiblement. Ailleurs, des hommes à masques d'animaux illustrent les rituels d'une population de pasteurs chez lesquels la chasse tenait une place importante. Plus loin, d'inquiétants géants à tête de lycaon, monstrueux, irréels, armés de haches ou de poignards, accueillent le voyageur d'un rictus étrange.S'appuyant sur un corpus de 10.000 documents, Jean-Loïc Le Quellec reconstitue le mode de vie des graveurs, retrouve une part de leur mythologie et parvient à identifier leur langue. Cet ensemble unique dans le subcontinent permet d'apporter un éclairage inédit sur la Préhistoire en Afrique.
Ce chercheur de renom exposera, durant sa conférence, sa conception de la recherche. Il l'avait déjà souligné à maintes fois notamment à travers ses communications. Pour lui « L'étude de l'art rupestre saharien semble avoir été longtemps dominée par une quête chronologique, la recherche active de périodisations à valeur générale ou régionale. De grands stades chronologiques et/ou stylistiques ont été distingues parmi cette imposante bibliothèque iconographique : période bubaline du naturaliste, art des têtes rondes, périodes bovidienne, caballine, cameline, etc. De grandes controverses sont nées autour de l'âge, plutôt ancien pour les uns, récent pour les autres, de certaines œuvres. Ces problèmes se relient à la question des genres de vie, les images pouvant notamment refléter les activités économiques de leur auteurs: chasse, élevage, voire agriculture. Et de fait cette recherche se conjugue, pour une bonne part, avec la chronologie de la domestication, animale ou végétale, sur le continent africain, problème toujours ouvert. »


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