Le congrès a rassemblé des représentants des 30.000 adhérents revendiqués par la CGTT, des syndicats européens et de partis politiques tunisiens de gauche. Le congrès a rassemblé des représentants des 30.000 adhérents revendiqués par la CGTT, des syndicats européens et de partis politiques tunisiens de gauche. La Confédération générale tunisienne du travail (CGTT), créée officiellement dimanche à Nabeul (nord-est), lors d'un congrès constitutif, a inauguré le pluralisme syndical pour la première fois depuis l'ère Bourguiba. «Une nouvelle génération de syndicalistes ayant pour la plupart moins de 40 ans, dont des femmes, forment les structures dirigeantes élues dimanche», a précisé le président du congrès, Mohamed Chaari, parlant d'un "moment historique". Le congrès a rassemblé des représentants des 30.000 adhérents revendiqués par la CGTT, des syndicats européens et de partis politiques tunisiens de gauche. Cette naissance intervient dix mois après la chute du régime de Ben Ali, dont les alliés au sein de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale historique unique) bloquaient la légalisation de la CGTT. La CGTT se présente comme «un contre-pouvoir totalement indépendant et démocratique avec des orientations modernistes», a indiqué son fondateur et secrétaire général élu, Habib Guiza. «Pour nous le droit syndical s'inscrit dans la défense des libertés individuelles et fondamentales dans un Etat démocratique et civil, où les hommes et les femmes sont égaux», a-t-il expliqué. Pour Habib Guiza, la nouvelle CGTT aura trois missions prioritaires, à savoir la promotion d'un «syndicalisme moderne et démocratique», la révision des relations professionnelles dans le cadre du pluralisme et la lutte contre l'exclusion et le chômage galopant en Tunisie. Lors de son congrès, l'organisation a prôné l'instauration d'un fonds pour le chômage (18% en moyenne) qui frappe particulièrement les régions pauvres et enclavées de la Tunisie, d'où est parti le soulèvement populaire de 2010/2011, rapporte l'APS. «Nous sommes très préoccupés par le chômage, mais aussi par la situation difficile des entreprises avec lesquelles nous devons revoir les structures de dialogue à l'échelle nationale», a affirmé M. Guiza. Selon lui, le système de production actuel ne jugulera pas le chômage en Tunisie, «il faut innover en intégrant les nouvelles technologies», a préconisé ce dirigeant partisan d'une «économie sociale de marché». «Notre congrès a été un exercice réussi de démocratie dans le sillage de la révolution pour (...) la rupture avec la corruption et le népotisme qui ont rongé le pays sous Ben Ali», a-t-il dit. «La probité doit être le critère de choix des responsables», a estimé M. Chaari en écho aux débats du congrès sur le pillage des ressources du pays lors de l'ancien régime. Avec une croissance nulle en 2011, la CGTT se dit prête de «travailler avec tous les élus de l'assemblée constituante indépendamment de leur appartenance politique». Le mouvement Ennhada y occupe 89 sur 217 sièges. Ce parti est le vainqueur des élections de l'Assemblée constituante, la première élection de l'après-Ben Ali le 23 octobre. La Confédération générale tunisienne du travail (CGTT), créée officiellement dimanche à Nabeul (nord-est), lors d'un congrès constitutif, a inauguré le pluralisme syndical pour la première fois depuis l'ère Bourguiba. «Une nouvelle génération de syndicalistes ayant pour la plupart moins de 40 ans, dont des femmes, forment les structures dirigeantes élues dimanche», a précisé le président du congrès, Mohamed Chaari, parlant d'un "moment historique". Le congrès a rassemblé des représentants des 30.000 adhérents revendiqués par la CGTT, des syndicats européens et de partis politiques tunisiens de gauche. Cette naissance intervient dix mois après la chute du régime de Ben Ali, dont les alliés au sein de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale historique unique) bloquaient la légalisation de la CGTT. La CGTT se présente comme «un contre-pouvoir totalement indépendant et démocratique avec des orientations modernistes», a indiqué son fondateur et secrétaire général élu, Habib Guiza. «Pour nous le droit syndical s'inscrit dans la défense des libertés individuelles et fondamentales dans un Etat démocratique et civil, où les hommes et les femmes sont égaux», a-t-il expliqué. Pour Habib Guiza, la nouvelle CGTT aura trois missions prioritaires, à savoir la promotion d'un «syndicalisme moderne et démocratique», la révision des relations professionnelles dans le cadre du pluralisme et la lutte contre l'exclusion et le chômage galopant en Tunisie. Lors de son congrès, l'organisation a prôné l'instauration d'un fonds pour le chômage (18% en moyenne) qui frappe particulièrement les régions pauvres et enclavées de la Tunisie, d'où est parti le soulèvement populaire de 2010/2011, rapporte l'APS. «Nous sommes très préoccupés par le chômage, mais aussi par la situation difficile des entreprises avec lesquelles nous devons revoir les structures de dialogue à l'échelle nationale», a affirmé M. Guiza. Selon lui, le système de production actuel ne jugulera pas le chômage en Tunisie, «il faut innover en intégrant les nouvelles technologies», a préconisé ce dirigeant partisan d'une «économie sociale de marché». «Notre congrès a été un exercice réussi de démocratie dans le sillage de la révolution pour (...) la rupture avec la corruption et le népotisme qui ont rongé le pays sous Ben Ali», a-t-il dit. «La probité doit être le critère de choix des responsables», a estimé M. Chaari en écho aux débats du congrès sur le pillage des ressources du pays lors de l'ancien régime. Avec une croissance nulle en 2011, la CGTT se dit prête de «travailler avec tous les élus de l'assemblée constituante indépendamment de leur appartenance politique». Le mouvement Ennhada y occupe 89 sur 217 sièges. Ce parti est le vainqueur des élections de l'Assemblée constituante, la première élection de l'après-Ben Ali le 23 octobre.