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Près de 200 milliards DA de rééchelonnement
Entreprises, créances détenues par les banques
Publié dans Le Midi Libre le 18 - 10 - 2012

Près de 200 milliards DA de créances bancaires en défaillance de PME confrontées à des difficultés de remboursement ont été rééchelonnées, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
Près de 200 milliards DA de créances bancaires en défaillance de PME confrontées à des difficultés de remboursement ont été rééchelonnées, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
"Nous sommes, actuellement, à près de 200 mds DA de créances détenues par les banques et rééchelonnées", a indiqué à l'APS le président de l'Abef, Djamel Bessaâ. Selon M. Bessaâ, l'annulation des agios réservés pour ces entreprises bénéficiaires du rééchelonnement a coûté aux banques de la place "entre 30 à 35 milliards DA" depuis l'entrée en vigueur de cette mesure prise lors de la tripartite économique Gouvernement-UGTA-Patronat tenue fin mai 2011. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement avait encouragé les banques à rééchelonner les créances des entreprises en difficulté avec un différé de trois ans durant lesquels le Trésor public prendra en charge les intérêts.
La banque créancière devait ainsi procéder à l'annulation des agios réservés pour l'entreprise bénéficiaire du rééchelonnement, alors que les créances définitivement compromises resteront cependant la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur.
Le Conseil de la monnaie et du crédit avait édicté par la suite un règlement portant cadre de traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté, bénéficiant du soutien de l'Etat. "De nombreux dossiers ont été traités dans le cadre de l'application de cette mesure prise lors de la tripartite économique, ce qui a permis de relancer un certain nombre d'entreprises en les mettant dans une situation de bancabilité acceptable", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas de l'argent public (annulation des agios), c'est de l'argent qui a été prélevé sur les ressources des banques", a-t-il souligné pour mettre en exergue l'effort que font les banques pour accompagner les entreprises, que ce soit dans leur développement ou dans leur mise à niveau financière afin de leur donner une seconde chance. Il a réfuté, à ce titre, toute "frilosité" des banques dans l'octroi des crédits d'investissement aux entreprises, notamment celles relevant du secteur privé. Le président de l'Abef en veut pour preuve cette tendance haussière des crédits à l'économie qui progressent, en moyenne, de 20% annuellement, ce qui représente, a-t-il dit, jusqu'à 5 fois la croissance économique du pays. L'encours des crédits à l'économie, a-t-il poursuivi, dépasse les 4.000 mds DA. "Aucun banquier n'aimerait garder de l'argent oisif dans ses coffres et refuser de le fructifier. Mais, tous les banquiers tiennent à le fructifier dans des conditions de risques gérables et acceptables", a-t-il souligné. "Si j'avais à choisir en tant que banquier entre prendre des risques inconsidérés en finançant un projet qui n'est pas rentable et je suis sûr de ne pas pouvoir récupérer mes capitaux, et garder l'argent oisif, je préfère garder l'argent oisif", a-t-il ajouté. Il a estimé que l'évolution annuelle du financement de l'économie est "plus qu'appréciable", faisant remarquer que ce taux "est le plus fort dans la région".
"Cela ne veut pas dire que nous allons nous contenter de cette évolution, nous avons des efforts à faire. Mais, cet effort ne doit pas venir d'un seul côté. Pour faire un bon partenariat, il faut être deux", a-t-il encore avancé. Au-delà de toutes les prises de position observées sur la relation banque-entreprise, le président de l'Abef, également P-dg de la CNEP-banque, a appelé les deux parties à travailler ensemble pour faire progresser cette relation.
"Arrêtons les procès d'intention, soyons objectifs dans notre analyse, dépassionnons les débats, et avançons ensemble", a-t-il lancé à l'égard des entrepreneurs et chefs d'entreprises.
M. Bessaâ a tiré, par ailleurs, la sonnette d'alarme sur le niveau des créances non performantes, avouant que celles-ci "posent un problème qu'il faut analyser de manière sereine et objective avec nos partenaires".
"Nous suivons une tendance baissière mais nous avons toujours un seuil de créances non performantes qui nÆest pas acceptable'', a-t-il averti.
R. E. Près de 200 milliards DA de créances bancaires en défaillance de PME confrontées à des difficultés de remboursement ont été rééchelonnées, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
Par Ryad El Hadi
"Nous sommes, actuellement, à près de 200 mds DA de créances détenues par les banques et rééchelonnées", a indiqué à l'APS le président de l'Abef, Djamel Bessaâ. Selon M. Bessaâ, l'annulation des agios réservés pour ces entreprises bénéficiaires du rééchelonnement a coûté aux banques de la place "entre 30 à 35 milliards DA" depuis l'entrée en vigueur de cette mesure prise lors de la tripartite économique Gouvernement-UGTA-Patronat tenue fin mai 2011. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement avait encouragé les banques à rééchelonner les créances des entreprises en difficulté avec un différé de trois ans durant lesquels le Trésor public prendra en charge les intérêts.
La banque créancière devait ainsi procéder à l'annulation des agios réservés pour l'entreprise bénéficiaire du rééchelonnement, alors que les créances définitivement compromises resteront cependant la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur.
Le Conseil de la monnaie et du crédit avait édicté par la suite un règlement portant cadre de traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté, bénéficiant du soutien de l'Etat. "De nombreux dossiers ont été traités dans le cadre de l'application de cette mesure prise lors de la tripartite économique, ce qui a permis de relancer un certain nombre d'entreprises en les mettant dans une situation de bancabilité acceptable", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas de l'argent public (annulation des agios), c'est de l'argent qui a été prélevé sur les ressources des banques", a-t-il souligné pour mettre en exergue l'effort que font les banques pour accompagner les entreprises, que ce soit dans leur développement ou dans leur mise à niveau financière afin de leur donner une seconde chance. Il a réfuté, à ce titre, toute "frilosité" des banques dans l'octroi des crédits d'investissement aux entreprises, notamment celles relevant du secteur privé. Le président de l'Abef en veut pour preuve cette tendance haussière des crédits à l'économie qui progressent, en moyenne, de 20% annuellement, ce qui représente, a-t-il dit, jusqu'à 5 fois la croissance économique du pays. L'encours des crédits à l'économie, a-t-il poursuivi, dépasse les 4.000 mds DA. "Aucun banquier n'aimerait garder de l'argent oisif dans ses coffres et refuser de le fructifier. Mais, tous les banquiers tiennent à le fructifier dans des conditions de risques gérables et acceptables", a-t-il souligné. "Si j'avais à choisir en tant que banquier entre prendre des risques inconsidérés en finançant un projet qui n'est pas rentable et je suis sûr de ne pas pouvoir récupérer mes capitaux, et garder l'argent oisif, je préfère garder l'argent oisif", a-t-il ajouté. Il a estimé que l'évolution annuelle du financement de l'économie est "plus qu'appréciable", faisant remarquer que ce taux "est le plus fort dans la région".
"Cela ne veut pas dire que nous allons nous contenter de cette évolution, nous avons des efforts à faire. Mais, cet effort ne doit pas venir d'un seul côté. Pour faire un bon partenariat, il faut être deux", a-t-il encore avancé. Au-delà de toutes les prises de position observées sur la relation banque-entreprise, le président de l'Abef, également P-dg de la CNEP-banque, a appelé les deux parties à travailler ensemble pour faire progresser cette relation.
"Arrêtons les procès d'intention, soyons objectifs dans notre analyse, dépassionnons les débats, et avançons ensemble", a-t-il lancé à l'égard des entrepreneurs et chefs d'entreprises.
M. Bessaâ a tiré, par ailleurs, la sonnette d'alarme sur le niveau des créances non performantes, avouant que celles-ci "posent un problème qu'il faut analyser de manière sereine et objective avec nos partenaires".
"Nous suivons une tendance baissière mais nous avons toujours un seuil de créances non performantes qui nÆest pas acceptable'', a-t-il averti.
R. E. Près de 200 milliards DA de créances bancaires en défaillance de PME confrontées à des difficultés de remboursement ont été rééchelonnées, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
Par Ryad El Hadi
"Nous sommes, actuellement, à près de 200 mds DA de créances détenues par les banques et rééchelonnées", a indiqué à l'APS le président de l'Abef, Djamel Bessaâ. Selon M. Bessaâ, l'annulation des agios réservés pour ces entreprises bénéficiaires du rééchelonnement a coûté aux banques de la place "entre 30 à 35 milliards DA" depuis l'entrée en vigueur de cette mesure prise lors de la tripartite économique Gouvernement-UGTA-Patronat tenue fin mai 2011. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement avait encouragé les banques à rééchelonner les créances des entreprises en difficulté avec un différé de trois ans durant lesquels le Trésor public prendra en charge les intérêts.
La banque créancière devait ainsi procéder à l'annulation des agios réservés pour l'entreprise bénéficiaire du rééchelonnement, alors que les créances définitivement compromises resteront cependant la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur.
Le Conseil de la monnaie et du crédit avait édicté par la suite un règlement portant cadre de traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté, bénéficiant du soutien de l'Etat. "De nombreux dossiers ont été traités dans le cadre de l'application de cette mesure prise lors de la tripartite économique, ce qui a permis de relancer un certain nombre d'entreprises en les mettant dans une situation de bancabilité acceptable", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas de l'argent public (annulation des agios), c'est de l'argent qui a été prélevé sur les ressources des banques", a-t-il souligné pour mettre en exergue l'effort que font les banques pour accompagner les entreprises, que ce soit dans leur développement ou dans leur mise à niveau financière afin de leur donner une seconde chance. Il a réfuté, à ce titre, toute "frilosité" des banques dans l'octroi des crédits d'investissement aux entreprises, notamment celles relevant du secteur privé. Le président de l'Abef en veut pour preuve cette tendance haussière des crédits à l'économie qui progressent, en moyenne, de 20% annuellement, ce qui représente, a-t-il dit, jusqu'à 5 fois la croissance économique du pays. L'encours des crédits à l'économie, a-t-il poursuivi, dépasse les 4.000 mds DA. "Aucun banquier n'aimerait garder de l'argent oisif dans ses coffres et refuser de le fructifier. Mais, tous les banquiers tiennent à le fructifier dans des conditions de risques gérables et acceptables", a-t-il souligné. "Si j'avais à choisir en tant que banquier entre prendre des risques inconsidérés en finançant un projet qui n'est pas rentable et je suis sûr de ne pas pouvoir récupérer mes capitaux, et garder l'argent oisif, je préfère garder l'argent oisif", a-t-il ajouté. Il a estimé que l'évolution annuelle du financement de l'économie est "plus qu'appréciable", faisant remarquer que ce taux "est le plus fort dans la région".
"Cela ne veut pas dire que nous allons nous contenter de cette évolution, nous avons des efforts à faire. Mais, cet effort ne doit pas venir d'un seul côté. Pour faire un bon partenariat, il faut être deux", a-t-il encore avancé. Au-delà de toutes les prises de position observées sur la relation banque-entreprise, le président de l'Abef, également P-dg de la CNEP-banque, a appelé les deux parties à travailler ensemble pour faire progresser cette relation.
"Arrêtons les procès d'intention, soyons objectifs dans notre analyse, dépassionnons les débats, et avançons ensemble", a-t-il lancé à l'égard des entrepreneurs et chefs d'entreprises.
M. Bessaâ a tiré, par ailleurs, la sonnette d'alarme sur le niveau des créances non performantes, avouant que celles-ci "posent un problème qu'il faut analyser de manière sereine et objective avec nos partenaires".
"Nous suivons une tendance baissière mais nous avons toujours un seuil de créances non performantes qui nÆest pas acceptable'', a-t-il averti.
"Nous sommes, actuellement, à près de 200 mds DA de créances détenues par les banques et rééchelonnées", a indiqué à l'APS le président de l'Abef, Djamel Bessaâ. Selon M. Bessaâ, l'annulation des agios réservés pour ces entreprises bénéficiaires du rééchelonnement a coûté aux banques de la place "entre 30 à 35 milliards DA" depuis l'entrée en vigueur de cette mesure prise lors de la tripartite économique Gouvernement-UGTA-Patronat tenue fin mai 2011. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement avait encouragé les banques à rééchelonner les créances des entreprises en difficulté avec un différé de trois ans durant lesquels le Trésor public prendra en charge les intérêts.
La banque créancière devait ainsi procéder à l'annulation des agios réservés pour l'entreprise bénéficiaire du rééchelonnement, alors que les créances définitivement compromises resteront cependant la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur.
Le Conseil de la monnaie et du crédit avait édicté par la suite un règlement portant cadre de traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté, bénéficiant du soutien de l'Etat. "De nombreux dossiers ont été traités dans le cadre de l'application de cette mesure prise lors de la tripartite économique, ce qui a permis de relancer un certain nombre d'entreprises en les mettant dans une situation de bancabilité acceptable", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas de l'argent public (annulation des agios), c'est de l'argent qui a été prélevé sur les ressources des banques", a-t-il souligné pour mettre en exergue l'effort que font les banques pour accompagner les entreprises, que ce soit dans leur développement ou dans leur mise à niveau financière afin de leur donner une seconde chance. Il a réfuté, à ce titre, toute "frilosité" des banques dans l'octroi des crédits d'investissement aux entreprises, notamment celles relevant du secteur privé. Le président de l'Abef en veut pour preuve cette tendance haussière des crédits à l'économie qui progressent, en moyenne, de 20% annuellement, ce qui représente, a-t-il dit, jusqu'à 5 fois la croissance économique du pays. L'encours des crédits à l'économie, a-t-il poursuivi, dépasse les 4.000 mds DA. "Aucun banquier n'aimerait garder de l'argent oisif dans ses coffres et refuser de le fructifier. Mais, tous les banquiers tiennent à le fructifier dans des conditions de risques gérables et acceptables", a-t-il souligné. "Si j'avais à choisir en tant que banquier entre prendre des risques inconsidérés en finançant un projet qui n'est pas rentable et je suis sûr de ne pas pouvoir récupérer mes capitaux, et garder l'argent oisif, je préfère garder l'argent oisif", a-t-il ajouté. Il a estimé que l'évolution annuelle du financement de l'économie est "plus qu'appréciable", faisant remarquer que ce taux "est le plus fort dans la région".
"Cela ne veut pas dire que nous allons nous contenter de cette évolution, nous avons des efforts à faire. Mais, cet effort ne doit pas venir d'un seul côté. Pour faire un bon partenariat, il faut être deux", a-t-il encore avancé. Au-delà de toutes les prises de position observées sur la relation banque-entreprise, le président de l'Abef, également P-dg de la CNEP-banque, a appelé les deux parties à travailler ensemble pour faire progresser cette relation.
"Arrêtons les procès d'intention, soyons objectifs dans notre analyse, dépassionnons les débats, et avançons ensemble", a-t-il lancé à l'égard des entrepreneurs et chefs d'entreprises.
M. Bessaâ a tiré, par ailleurs, la sonnette d'alarme sur le niveau des créances non performantes, avouant que celles-ci "posent un problème qu'il faut analyser de manière sereine et objective avec nos partenaires".
"Nous suivons une tendance baissière mais nous avons toujours un seuil de créances non performantes qui nÆest pas acceptable'', a-t-il averti.
R. E. Près de 200 milliards DA de créances bancaires en défaillance de PME confrontées à des difficultés de remboursement ont été rééchelonnées, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
Par Ryad El Hadi
"Nous sommes, actuellement, à près de 200 mds DA de créances détenues par les banques et rééchelonnées", a indiqué à l'APS le président de l'Abef, Djamel Bessaâ. Selon M. Bessaâ, l'annulation des agios réservés pour ces entreprises bénéficiaires du rééchelonnement a coûté aux banques de la place "entre 30 à 35 milliards DA" depuis l'entrée en vigueur de cette mesure prise lors de la tripartite économique Gouvernement-UGTA-Patronat tenue fin mai 2011. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement avait encouragé les banques à rééchelonner les créances des entreprises en difficulté avec un différé de trois ans durant lesquels le Trésor public prendra en charge les intérêts.
La banque créancière devait ainsi procéder à l'annulation des agios réservés pour l'entreprise bénéficiaire du rééchelonnement, alors que les créances définitivement compromises resteront cependant la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur.
Le Conseil de la monnaie et du crédit avait édicté par la suite un règlement portant cadre de traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté, bénéficiant du soutien de l'Etat. "De nombreux dossiers ont été traités dans le cadre de l'application de cette mesure prise lors de la tripartite économique, ce qui a permis de relancer un certain nombre d'entreprises en les mettant dans une situation de bancabilité acceptable", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas de l'argent public (annulation des agios), c'est de l'argent qui a été prélevé sur les ressources des banques", a-t-il souligné pour mettre en exergue l'effort que font les banques pour accompagner les entreprises, que ce soit dans leur développement ou dans leur mise à niveau financière afin de leur donner une seconde chance. Il a réfuté, à ce titre, toute "frilosité" des banques dans l'octroi des crédits d'investissement aux entreprises, notamment celles relevant du secteur privé. Le président de l'Abef en veut pour preuve cette tendance haussière des crédits à l'économie qui progressent, en moyenne, de 20% annuellement, ce qui représente, a-t-il dit, jusqu'à 5 fois la croissance économique du pays. L'encours des crédits à l'économie, a-t-il poursuivi, dépasse les 4.000 mds DA. "Aucun banquier n'aimerait garder de l'argent oisif dans ses coffres et refuser de le fructifier. Mais, tous les banquiers tiennent à le fructifier dans des conditions de risques gérables et acceptables", a-t-il souligné. "Si j'avais à choisir en tant que banquier entre prendre des risques inconsidérés en finançant un projet qui n'est pas rentable et je suis sûr de ne pas pouvoir récupérer mes capitaux, et garder l'argent oisif, je préfère garder l'argent oisif", a-t-il ajouté. Il a estimé que l'évolution annuelle du financement de l'économie est "plus qu'appréciable", faisant remarquer que ce taux "est le plus fort dans la région".
"Cela ne veut pas dire que nous allons nous contenter de cette évolution, nous avons des efforts à faire. Mais, cet effort ne doit pas venir d'un seul côté. Pour faire un bon partenariat, il faut être deux", a-t-il encore avancé. Au-delà de toutes les prises de position observées sur la relation banque-entreprise, le président de l'Abef, également P-dg de la CNEP-banque, a appelé les deux parties à travailler ensemble pour faire progresser cette relation.
"Arrêtons les procès d'intention, soyons objectifs dans notre analyse, dépassionnons les débats, et avançons ensemble", a-t-il lancé à l'égard des entrepreneurs et chefs d'entreprises.
M. Bessaâ a tiré, par ailleurs, la sonnette d'alarme sur le niveau des créances non performantes, avouant que celles-ci "posent un problème qu'il faut analyser de manière sereine et objective avec nos partenaires".
"Nous suivons une tendance baissière mais nous avons toujours un seuil de créances non performantes qui nÆest pas acceptable'', a-t-il averti.
R. E. Près de 200 milliards DA de créances bancaires en défaillance de PME confrontées à des difficultés de remboursement ont été rééchelonnées, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des banques et des établissements financiers (Abef).
Par Ryad El Hadi
"Nous sommes, actuellement, à près de 200 mds DA de créances détenues par les banques et rééchelonnées", a indiqué à l'APS le président de l'Abef, Djamel Bessaâ. Selon M. Bessaâ, l'annulation des agios réservés pour ces entreprises bénéficiaires du rééchelonnement a coûté aux banques de la place "entre 30 à 35 milliards DA" depuis l'entrée en vigueur de cette mesure prise lors de la tripartite économique Gouvernement-UGTA-Patronat tenue fin mai 2011. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement avait encouragé les banques à rééchelonner les créances des entreprises en difficulté avec un différé de trois ans durant lesquels le Trésor public prendra en charge les intérêts.
La banque créancière devait ainsi procéder à l'annulation des agios réservés pour l'entreprise bénéficiaire du rééchelonnement, alors que les créances définitivement compromises resteront cependant la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur.
Le Conseil de la monnaie et du crédit avait édicté par la suite un règlement portant cadre de traitement des intérêts non recouvrés comptabilisés au titre des créances bancaires éligibles au rééchelonnement au profit des petites et moyennes entreprises en difficulté, bénéficiant du soutien de l'Etat. "De nombreux dossiers ont été traités dans le cadre de l'application de cette mesure prise lors de la tripartite économique, ce qui a permis de relancer un certain nombre d'entreprises en les mettant dans une situation de bancabilité acceptable", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas de l'argent public (annulation des agios), c'est de l'argent qui a été prélevé sur les ressources des banques", a-t-il souligné pour mettre en exergue l'effort que font les banques pour accompagner les entreprises, que ce soit dans leur développement ou dans leur mise à niveau financière afin de leur donner une seconde chance. Il a réfuté, à ce titre, toute "frilosité" des banques dans l'octroi des crédits d'investissement aux entreprises, notamment celles relevant du secteur privé. Le président de l'Abef en veut pour preuve cette tendance haussière des crédits à l'économie qui progressent, en moyenne, de 20% annuellement, ce qui représente, a-t-il dit, jusqu'à 5 fois la croissance économique du pays. L'encours des crédits à l'économie, a-t-il poursuivi, dépasse les 4.000 mds DA. "Aucun banquier n'aimerait garder de l'argent oisif dans ses coffres et refuser de le fructifier. Mais, tous les banquiers tiennent à le fructifier dans des conditions de risques gérables et acceptables", a-t-il souligné. "Si j'avais à choisir en tant que banquier entre prendre des risques inconsidérés en finançant un projet qui n'est pas rentable et je suis sûr de ne pas pouvoir récupérer mes capitaux, et garder l'argent oisif, je préfère garder l'argent oisif", a-t-il ajouté. Il a estimé que l'évolution annuelle du financement de l'économie est "plus qu'appréciable", faisant remarquer que ce taux "est le plus fort dans la région".
"Cela ne veut pas dire que nous allons nous contenter de cette évolution, nous avons des efforts à faire. Mais, cet effort ne doit pas venir d'un seul côté. Pour faire un bon partenariat, il faut être deux", a-t-il encore avancé. Au-delà de toutes les prises de position observées sur la relation banque-entreprise, le président de l'Abef, également P-dg de la CNEP-banque, a appelé les deux parties à travailler ensemble pour faire progresser cette relation.
"Arrêtons les procès d'intention, soyons objectifs dans notre analyse, dépassionnons les débats, et avançons ensemble", a-t-il lancé à l'égard des entrepreneurs et chefs d'entreprises.
M. Bessaâ a tiré, par ailleurs, la sonnette d'alarme sur le niveau des créances non performantes, avouant que celles-ci "posent un problème qu'il faut analyser de manière sereine et objective avec nos partenaires".
"Nous suivons une tendance baissière mais nous avons toujours un seuil de créances non performantes qui nÆest pas acceptable'', a-t-il averti.


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