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2013 : année de tous les espoirs
Indices économiques forts, promesse d'un pacte de croissance
Publié dans Le Midi Libre le 31 - 12 - 2012

Avec des indices économiques forts et l'engagement du chef de l'exécutif d'aller vers un pacte de croissance avec tous les protagonistes du secteur, l'année 2013 devient celle de l'attente et entame la décennie de l'espoir. Eclairage : l'année 2012 tire vers à sa fin, le moment est propice pour revenir sur l'événement phare de l'année. Perçu par la lucarne économique, il repose sur les nouvelles orientations que tend de prendre le pays pour relever la barre de la croissance. Telles ont été, dans leurs généralités, les propos du chef de l'exécutif dans la réunion gouvernement-syndicat-patronat pour relancer l'investissement productif. Le but étant d'aller concrètement vers une production nationale. Pour Sellal le moment est venu de composer avec tout ce que l'on a comme richesses, ressources et potentialités pour les identifier et les rentabiliser. Lors de sa rencontre avec les partenaires sociaux et le patronat en novembre dernier, il s'est engagé avec eux à bâtir un pacte de croissance.
Avec des indices économiques forts et l'engagement du chef de l'exécutif d'aller vers un pacte de croissance avec tous les protagonistes du secteur, l'année 2013 devient celle de l'attente et entame la décennie de l'espoir. Eclairage : l'année 2012 tire vers à sa fin, le moment est propice pour revenir sur l'événement phare de l'année. Perçu par la lucarne économique, il repose sur les nouvelles orientations que tend de prendre le pays pour relever la barre de la croissance. Telles ont été, dans leurs généralités, les propos du chef de l'exécutif dans la réunion gouvernement-syndicat-patronat pour relancer l'investissement productif. Le but étant d'aller concrètement vers une production nationale. Pour Sellal le moment est venu de composer avec tout ce que l'on a comme richesses, ressources et potentialités pour les identifier et les rentabiliser. Lors de sa rencontre avec les partenaires sociaux et le patronat en novembre dernier, il s'est engagé avec eux à bâtir un pacte de croissance.
Avant lui l'équipe d'Ouyahia a lancé le développement des PME/PMI et TPE. Aujourd'hui elles sont 700.000 à être recensées et le mot d'ordre est de les rentabiliser en les remettent à niveau. Face au besoin nécessaire de rattraper le train de retard cumulé pendant la décennie noire, le Premier ministre ne fait pas dans la dentelle. Pour y arriver il compte exploiter et « utiliser nos capacités pour développer encore un peu plus notre économie », dixit Sellal. Décryptage, le chef de l'exécutif compte composer avec les hydrocarbures, les PME/PMI ; les énergies renouvelables, le gaz de schiste, bref tout ce qui est exploitable. La vision est globale, générale même, elle prête à confusion et même contradiction, notamment dans le développement des énergies renouvelables et l'exploitation du gaz de schiste. Pour le Premier ministre même si cela ne se fait pas aujourd'hui, cela se fera demain, donc autant y penser aujourd'hui. Car il s'agit de stratégie sur le long terme. Pour le fioul, il préfère avoir n franc jeu, en le considérant comme la ressource sur laquelle s'adossent nos finances, le Premier ministre considère qu'« Au niveau du gouvernement, nous ne sommes pas de ceux qui parlent de l'économie de l'après pétrole, mais nous disons qu'il faut développer une croissance Avec le pétrole ». Plus explicite il résume la situation économique par un déséquilibre entre la macroéconomie et la microéconomie. A la réunion de novembre dernier Sellal a soulevé la problématique de l'économie algérienne qui est marquée par une bonne tenue de la macro économie (grâce au fioul,ndlr) avec de bons équilibres financiers,
« réside dans le cadre microéconomique, c'est à dire au niveau de l'entreprise ». Pour mieux comprendre ces propos quoi de mieux que les chiffres pour le faire.
Déficit budgétaire
de l'ordre de 10-11% du PIB
Selon les statistiques du département de Djoudi le contribuable est mis à rude épreuve. à fin septembre le Trésor public a enregistré un déficit de 2.022 milliards DA contre un déficit de 1.163,3 milliards DA à la même date en 2011. Il représente un peu moins de la moitié du déficit budgétaire annuel prévu pour 2012 (plus de 4.100 MDS DA). Selon le ministre des Finances il ne s'agit de chiffres fixes, ils seront modifiés et précisément ramenés à la baisse après le recours. Au FRR pour se tasser autour de 10-11% du PIB annuellement. Toutefois les chiffres du mois de septembre illustrent le cumul du déficit des neuf premiers mois. En cause l'exécution de la loi de finances complémentaire de 2012. A elle seule, elle représente l'écart entre le montant des recettes budgétaires recouvrées par le Trésor hors recettes du FRR (de l'ordre de 3.275,52 MDS USD) à fin septembre et les dépenses budgétaires réelles estimées à la même date à 5.292,65 MDS DA à la même date, selon les données. La loi de finances complémentaire (LFC) de 2012 prévoit des dépenses de fonctionnement de 4.925,11 MDS DA et des dépenses d'équipement de l'ordre de 2.820,41 MDS DA. Elle prévoit des recettes budgétaires de 3.469 MDS DA et des dépenses de 7.745,52 MDS DA sur un an. La LFC prévoit un déficit budgétaire de 4.116 MDS DA. Traduit au PIB le déficit budgétaires est 28% et un solde négatif accentué par une hausse des dépenses de fonctionnement en 2012 pour soutenir les augmentations salariales. A la fin juin 2012, le déficit du Trésor était de 1.303,1 MDS DA. à fin septembre ces chiffres sont passés à 2.022 MDS DA, il s'agit d'une croissance fulgurante pour un trimestre estimée à 700 milliards DA. Globalement pour les neuf premiers mois de l'année le Trésor public a décaissé 3.676,64
MDS DA pour les dépenses de fonctionnement et 1.616 MDS DA pour l'équipement. En outre le solde des comptes d'affectation spéciale (CAS) a été évaluée à 59 MDS DA contre 24 MDSDA à fin 2011. Pour ce que sont des ressources ordinaires du Trésor (toutes recettes de l'Etat, hors fiscalité pétrolière) elles ont atteint 1.756,48 MDS DA à la fin du mois de septembre. La fiscalité pétrolière enregistrée à la même période a atteint les 3.166,14 MDS DA. L'année d'avant et pour la même époque les chiffres étaient de 2.920,24MDS DA. 1.519 MDS DA ont été versés au budget de l'Etat et 1.647, 1 MDS DA consacrés au FRR (Fonds de régulation des recettes).
Pour information à la fin du mois de juillet, les disponibilités du Fonds, (créé en 2001 pour soutenir une partie du déficit budgétaire et assurer le remboursement anticipé de la dette extérieure) ont atteint 6.485,8 MDS DA, l'équivalent de 40% du PIB algérien. S'agissant de la dette courante d'après la même source à la fin du mois de septembre elle a été estimée à 580,3 MDS DA de contre 569,9 MDS DA en 2011. De son côté la "dette d'assainissement" a été ramenée à 711 MDS DA et la dette interne à 1.291,4 MDS DA. Aussi la dette publique extérieure a été réduite à 412,6 millions USD. En 2011 elle a affiché 467,8 millions USD. Le taux d'inflation se chiffrait à 8,85% à fin septembre et un taux de croissance qui n'excède pas les 2.5% à la même période de 2011. Parallèlement les exportations affichaient à la même période 55,27 MDS USD. Elles étaient en berne par rapport à septembre 2011 (55,42 MDS USD). La vente des hydrocarbures sur l'international s'est soldée avec des chiffres records de 53,77 MDS USD à fin septembre 2012. Le département de Djoudi précise que comparé à l'année d'avant et à la même période les chiffres sont similaires .Résultat des comptes la balance commerciale enregistre un solde positif de 21,2 MDS USD (pendant la même période), contre un excédent de 19,42 MDS USD durant la même période de 2011. Pour information la fiscalité pétrolière prévisionnelle, basée sur un prix de baril à 37 dollars, a été recouvrée depuis avril dernier depuis la fiscalité pétrolière est directement versée au FRR. Le prix moyen du pétrole brut algérien était de 111,1 USD en septembre dernier. Si aujourd'hui le pétrole coule à flots qu'en sera-t-il pour demain ? D'où l'impératif d'aller vers une diversification de l'économie et un redressement en donnant la place qu'il faut à l'entreprise en tant que matrice de plus value.
A l'issue de ces chiffres le Premier ministre a appelé en novembre a aller vers un pacte de croissance en créant
« Définitivement un climat de confiance entre ceux qui sont chargés de créer la croissance et ceux qui sont chargés de veiller à la gouvernance de ce pays ». Pour y arriver il a ouvert le dialogue avec le
patronat, le syndicat et les spécialistes des questions économiques pour aller vers des solutions. Ainsi et pour commencer la chasse à l'informel on a commencé par démonter les marchés à la sauvette. S'en sont suivies des mesures prises du côté bancaire dont l'activation des cartes monétiques de la facilitation d'ouverture de comptes bancaires pour des sociétés ou des particuliers dès le début 2013. Pour la résorption du chômage le crédit à l'emprunt encourage le développement des PME/PMI et TPE. Est-ce suffisant pour sortir d'une économie de rente vers une
économie de production et dérouiller la machine-production ? l'interrogation reste de mise puisqu'il est question aussi de relancer l'industrie. Aujourd'hui notre nouvelle configuration industrielle est à l'instar des pays non développés faits de plateformes de sous- traitance. Ajouter à cela en matière d'IDE même si le pays regorge de ressources, reste que les prix restent élevés et la destination Algérie peine à décoller, en cause les infrastructure manquantes pour les étrangers à l'instar du logement, des écoles, etc., comme cela se fait chez nos plus proches voisins : Tunisiens et Marocains. Sommes-nous condamnés à suivre le pas ou inverser le cours de la vapeur et entreprendre pour recréer notre industrie ? Si des contrats ont été signés à ce jour avec des grandes industries, dont Renault pour ne citer que ce dernier, pour sous traiter d'autres contrats ont suivi avec d'autres pays dont celui signé avec la partie turque sur le textile pour remettre à niveau ce type de production et rentabiliser à bon escient l'outil industriel mis en quarantaine depuis les années 90, date de l'arrêt de la production industrielle nationale. Pour autant le parc industriel va-t-il être rentabilisé ? Autant d'interrogations et surtout d'espoir pour relancer la production et donc l'industrie.
Avant lui l'équipe d'Ouyahia a lancé le développement des PME/PMI et TPE. Aujourd'hui elles sont 700.000 à être recensées et le mot d'ordre est de les rentabiliser en les remettent à niveau. Face au besoin nécessaire de rattraper le train de retard cumulé pendant la décennie noire, le Premier ministre ne fait pas dans la dentelle. Pour y arriver il compte exploiter et « utiliser nos capacités pour développer encore un peu plus notre économie », dixit Sellal. Décryptage, le chef de l'exécutif compte composer avec les hydrocarbures, les PME/PMI ; les énergies renouvelables, le gaz de schiste, bref tout ce qui est exploitable. La vision est globale, générale même, elle prête à confusion et même contradiction, notamment dans le développement des énergies renouvelables et l'exploitation du gaz de schiste. Pour le Premier ministre même si cela ne se fait pas aujourd'hui, cela se fera demain, donc autant y penser aujourd'hui. Car il s'agit de stratégie sur le long terme. Pour le fioul, il préfère avoir n franc jeu, en le considérant comme la ressource sur laquelle s'adossent nos finances, le Premier ministre considère qu'« Au niveau du gouvernement, nous ne sommes pas de ceux qui parlent de l'économie de l'après pétrole, mais nous disons qu'il faut développer une croissance Avec le pétrole ». Plus explicite il résume la situation économique par un déséquilibre entre la macroéconomie et la microéconomie. A la réunion de novembre dernier Sellal a soulevé la problématique de l'économie algérienne qui est marquée par une bonne tenue de la macro économie (grâce au fioul,ndlr) avec de bons équilibres financiers,
« réside dans le cadre microéconomique, c'est à dire au niveau de l'entreprise ». Pour mieux comprendre ces propos quoi de mieux que les chiffres pour le faire.
Déficit budgétaire
de l'ordre de 10-11% du PIB
Selon les statistiques du département de Djoudi le contribuable est mis à rude épreuve. à fin septembre le Trésor public a enregistré un déficit de 2.022 milliards DA contre un déficit de 1.163,3 milliards DA à la même date en 2011. Il représente un peu moins de la moitié du déficit budgétaire annuel prévu pour 2012 (plus de 4.100 MDS DA). Selon le ministre des Finances il ne s'agit de chiffres fixes, ils seront modifiés et précisément ramenés à la baisse après le recours. Au FRR pour se tasser autour de 10-11% du PIB annuellement. Toutefois les chiffres du mois de septembre illustrent le cumul du déficit des neuf premiers mois. En cause l'exécution de la loi de finances complémentaire de 2012. A elle seule, elle représente l'écart entre le montant des recettes budgétaires recouvrées par le Trésor hors recettes du FRR (de l'ordre de 3.275,52 MDS USD) à fin septembre et les dépenses budgétaires réelles estimées à la même date à 5.292,65 MDS DA à la même date, selon les données. La loi de finances complémentaire (LFC) de 2012 prévoit des dépenses de fonctionnement de 4.925,11 MDS DA et des dépenses d'équipement de l'ordre de 2.820,41 MDS DA. Elle prévoit des recettes budgétaires de 3.469 MDS DA et des dépenses de 7.745,52 MDS DA sur un an. La LFC prévoit un déficit budgétaire de 4.116 MDS DA. Traduit au PIB le déficit budgétaires est 28% et un solde négatif accentué par une hausse des dépenses de fonctionnement en 2012 pour soutenir les augmentations salariales. A la fin juin 2012, le déficit du Trésor était de 1.303,1 MDS DA. à fin septembre ces chiffres sont passés à 2.022 MDS DA, il s'agit d'une croissance fulgurante pour un trimestre estimée à 700 milliards DA. Globalement pour les neuf premiers mois de l'année le Trésor public a décaissé 3.676,64
MDS DA pour les dépenses de fonctionnement et 1.616 MDS DA pour l'équipement. En outre le solde des comptes d'affectation spéciale (CAS) a été évaluée à 59 MDS DA contre 24 MDSDA à fin 2011. Pour ce que sont des ressources ordinaires du Trésor (toutes recettes de l'Etat, hors fiscalité pétrolière) elles ont atteint 1.756,48 MDS DA à la fin du mois de septembre. La fiscalité pétrolière enregistrée à la même période a atteint les 3.166,14 MDS DA. L'année d'avant et pour la même époque les chiffres étaient de 2.920,24MDS DA. 1.519 MDS DA ont été versés au budget de l'Etat et 1.647, 1 MDS DA consacrés au FRR (Fonds de régulation des recettes).
Pour information à la fin du mois de juillet, les disponibilités du Fonds, (créé en 2001 pour soutenir une partie du déficit budgétaire et assurer le remboursement anticipé de la dette extérieure) ont atteint 6.485,8 MDS DA, l'équivalent de 40% du PIB algérien. S'agissant de la dette courante d'après la même source à la fin du mois de septembre elle a été estimée à 580,3 MDS DA de contre 569,9 MDS DA en 2011. De son côté la "dette d'assainissement" a été ramenée à 711 MDS DA et la dette interne à 1.291,4 MDS DA. Aussi la dette publique extérieure a été réduite à 412,6 millions USD. En 2011 elle a affiché 467,8 millions USD. Le taux d'inflation se chiffrait à 8,85% à fin septembre et un taux de croissance qui n'excède pas les 2.5% à la même période de 2011. Parallèlement les exportations affichaient à la même période 55,27 MDS USD. Elles étaient en berne par rapport à septembre 2011 (55,42 MDS USD). La vente des hydrocarbures sur l'international s'est soldée avec des chiffres records de 53,77 MDS USD à fin septembre 2012. Le département de Djoudi précise que comparé à l'année d'avant et à la même période les chiffres sont similaires .Résultat des comptes la balance commerciale enregistre un solde positif de 21,2 MDS USD (pendant la même période), contre un excédent de 19,42 MDS USD durant la même période de 2011. Pour information la fiscalité pétrolière prévisionnelle, basée sur un prix de baril à 37 dollars, a été recouvrée depuis avril dernier depuis la fiscalité pétrolière est directement versée au FRR. Le prix moyen du pétrole brut algérien était de 111,1 USD en septembre dernier. Si aujourd'hui le pétrole coule à flots qu'en sera-t-il pour demain ? D'où l'impératif d'aller vers une diversification de l'économie et un redressement en donnant la place qu'il faut à l'entreprise en tant que matrice de plus value.
A l'issue de ces chiffres le Premier ministre a appelé en novembre a aller vers un pacte de croissance en créant
« Définitivement un climat de confiance entre ceux qui sont chargés de créer la croissance et ceux qui sont chargés de veiller à la gouvernance de ce pays ». Pour y arriver il a ouvert le dialogue avec le
patronat, le syndicat et les spécialistes des questions économiques pour aller vers des solutions. Ainsi et pour commencer la chasse à l'informel on a commencé par démonter les marchés à la sauvette. S'en sont suivies des mesures prises du côté bancaire dont l'activation des cartes monétiques de la facilitation d'ouverture de comptes bancaires pour des sociétés ou des particuliers dès le début 2013. Pour la résorption du chômage le crédit à l'emprunt encourage le développement des PME/PMI et TPE. Est-ce suffisant pour sortir d'une économie de rente vers une
économie de production et dérouiller la machine-production ? l'interrogation reste de mise puisqu'il est question aussi de relancer l'industrie. Aujourd'hui notre nouvelle configuration industrielle est à l'instar des pays non développés faits de plateformes de sous- traitance. Ajouter à cela en matière d'IDE même si le pays regorge de ressources, reste que les prix restent élevés et la destination Algérie peine à décoller, en cause les infrastructure manquantes pour les étrangers à l'instar du logement, des écoles, etc., comme cela se fait chez nos plus proches voisins : Tunisiens et Marocains. Sommes-nous condamnés à suivre le pas ou inverser le cours de la vapeur et entreprendre pour recréer notre industrie ? Si des contrats ont été signés à ce jour avec des grandes industries, dont Renault pour ne citer que ce dernier, pour sous traiter d'autres contrats ont suivi avec d'autres pays dont celui signé avec la partie turque sur le textile pour remettre à niveau ce type de production et rentabiliser à bon escient l'outil industriel mis en quarantaine depuis les années 90, date de l'arrêt de la production industrielle nationale. Pour autant le parc industriel va-t-il être rentabilisé ? Autant d'interrogations et surtout d'espoir pour relancer la production et donc l'industrie.


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