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La fracture sociale par les chiffres
Une enquête de l'ONS le confirme
Publié dans Le Midi Libre le 10 - 11 - 2013

La fracture sociale tend à s'élargir en Algérie. Les riches deviennent plus riches et les pauvres ne voient pas leur pouvoir d'achat s'améliorer même s'il y a un eu "rattrapage" des salaires opéré dernièrement touchant en particulier les travailleurs de la Fonction publique.
La fracture sociale tend à s'élargir en Algérie. Les riches deviennent plus riches et les pauvres ne voient pas leur pouvoir d'achat s'améliorer même s'il y a un eu "rattrapage" des salaires opéré dernièrement touchant en particulier les travailleurs de la Fonction publique.
Une réalité perçue sur le terrain, aussi bien par les experts, les économistes que les citoyens lambda. Ce que viennent de confirmer les résultats d'une enquête réalisée par l'Office national des statistiques (ONS).
Il ressort de cette enquête que "la population la plus aisée en Algérie a accaparé 40% des dépenses annuelles des ménages algériens, soit une dépense 7,4 fois supérieure à celle de la population la plus défavorisée, durant la dernière décennie". Il est précisé que l'enquête décennale a montré une disparité dans les dépenses de consommation des ménages entre les différentes catégories de la population durant la période allant de 2000 à 2011.
Selon les chiffres fournis par le directeur technique chargé des statistiques sociales et des revenus à l'ONS, Youcef Bazizi à l'APS, la catégorie la plus aisée de la société algérienne, soit 20% de la population, a accaparé 40% des dépenses annuelles des ménages algériens, alors que les 80% restants de la population, et qui regroupent différentes catégories, n'ont absorbé que 60% du total annuel.
Pour la précision, Youcef Bazizi, indique que pour avoir "une meilleure appréciation des disparités dans la dépense de consommation des ménages entre différentes catégories, des déciles de population ont été construits en utilisant la dépense annuelle moyenne par tête".
"La notion de décile correspond à la notion de pauvre et de riche de la population", a expliqué le même responsable qui relève que les déciles sont définis comme étant des groupes de 10% de la population, classés par ordre croissant selon la dépense moyenne par tête. Selon les répartitions de l'enquête, il y a 10 déciles. Le premier décile (D1) correspond aux 10% du nombre global de la population algérienne (36,717 millions d'habitants), soit 3,7 millions d'habitants, dont la dépense annuelle moyenne par tête est la plus faible (population la plus défavorisée).
Le deuxième décile (D2) correspond aux 10% de la population (3,7 millions d'habitants) dont la dépense moyenne par tête est immédiatement supérieure à celle du D1 et ainsi de suite jusqu'au dixième décile (D10) qui correspond aux 10% de la population dont la dépense est la plus élevée (population aisée).
Les résultats de l'enquête font ressortir qu'en 2011, les dépenses des ménages les plus défavorisés (D1) n'ont représenté que 3,5% (157,1 milliards DA) de la dépense totale (4.489,5 milliards DA), alors que les dépenses de la catégorie la plus aisée de la société algérienne (D9 et D10) ont représenté 40% du total annuel dont un quart de ce total, soit 26% (1.167,2 milliards DA) a été réalisé par le D10", a précisé M. Bazizi, superviseur de l'enquête. En termes plus précis,
il est indiqué par ce responsable des statistiques que "la population la plus aisée a une dépense 7,4 fois supérieure à celle de la population la plus défavorisée". Cependant, il y a eu un léger "rattrapage" des catégories les plus défavorisées, selon l'évolution des dépenses annuelles entre 2000 et 2011. Cette évolution montre que 50% des déciles (D1 à D5), qui représentent les catégories les plus défavorisés, ont gagné 1,7 point. Un bémol, toutefois :
cette catégorie de la population n'a réalisé que 28,7% (1.288,3 milliards DA), soit moins d'un tiers, de la dépense totale (4.489,5 milliards DA). Au moment où la population la plus aisée (D6 à D10) a perdu, quant à elle, 2,3 point de 2000 à 2011, mais paradoxe, elle a réalisé 71,3% (3.201,2 milliards DA) de la dépense totale des ménages algériens. Les Algériens dépensent beaucoup pour leur nourriture. Plus on est aisé, plus on dépense pour se nourrir.
La structure des dépenses selon les déciles et les groupes de produits montre que les dépenses alimentaires restent les plus importantes pour toutes les catégories de la population, mais avec une tendance à la baisse au profit d'autres groupes de produits notamment des groupes "logements et charges" et "transport et communications".
Les dépenses alimentaires qui ont représenté 41,8% (1.875,3 mds DA) des dépenses annuelles pour l'ensemble de la population en 2011, leur part passe de 54,1% dans le D1 (la population la plus aisée) à 28 % dans le dernier décile D10 (la catégorie la plus défavorisée).
Le groupe "logements et charges" garde un niveau élevé pour tous les déciles en raison de l'importance des "loyers fictifs" qui sont inclus dans l'enquête, a indiqué Youcef Bazizi, précisant que le loyer fictif, c'est l'estimation du loyer qu'aurait dû payer les propriétaires s'ils étaient locataires du logement qu'ils habitent. Selon l'enquête, le D1 dépense 20,3% de son budget annuel pour le loyer et les charges alors que le D10 consacre 18,5% pour la même opération.
Les dépenses des les ménages pour les transports et communications ont représenté 6,3% du budget de la catégorie du D1 contre 24% du budget du D10. Pour ce qui est des dépenses consacrées aux produits divers (tabac, montres et bijoux, dépenses non alimentaires des cérémonies, zakat, etc.) ces dernières ont représenté 11,3% des dépenses annuelles des ménages de la D10 contre seulement 4% chez le D1.
Les dépenses globales annuelles des ménages algériens ont presque triplé durant la dernière décennie, passant de plus de 1.500 milliards (mds) DA en 2000 à près de 4.490 mds DA en 2011. La dépense globale des ménages algériens est estimée à 4.489,5 mds DA en 2011, contre 1.531,4 mds DA en 2000, soit une dépense moyenne mensuelle de 59.700 DA par ménage, selon l'enquête qui a duré une année entière sur le terrain afin de prendre en charge les effets de la saisonnalité de la consommation.
Une réalité perçue sur le terrain, aussi bien par les experts, les économistes que les citoyens lambda. Ce que viennent de confirmer les résultats d'une enquête réalisée par l'Office national des statistiques (ONS).
Il ressort de cette enquête que "la population la plus aisée en Algérie a accaparé 40% des dépenses annuelles des ménages algériens, soit une dépense 7,4 fois supérieure à celle de la population la plus défavorisée, durant la dernière décennie". Il est précisé que l'enquête décennale a montré une disparité dans les dépenses de consommation des ménages entre les différentes catégories de la population durant la période allant de 2000 à 2011.
Selon les chiffres fournis par le directeur technique chargé des statistiques sociales et des revenus à l'ONS, Youcef Bazizi à l'APS, la catégorie la plus aisée de la société algérienne, soit 20% de la population, a accaparé 40% des dépenses annuelles des ménages algériens, alors que les 80% restants de la population, et qui regroupent différentes catégories, n'ont absorbé que 60% du total annuel.
Pour la précision, Youcef Bazizi, indique que pour avoir "une meilleure appréciation des disparités dans la dépense de consommation des ménages entre différentes catégories, des déciles de population ont été construits en utilisant la dépense annuelle moyenne par tête".
"La notion de décile correspond à la notion de pauvre et de riche de la population", a expliqué le même responsable qui relève que les déciles sont définis comme étant des groupes de 10% de la population, classés par ordre croissant selon la dépense moyenne par tête. Selon les répartitions de l'enquête, il y a 10 déciles. Le premier décile (D1) correspond aux 10% du nombre global de la population algérienne (36,717 millions d'habitants), soit 3,7 millions d'habitants, dont la dépense annuelle moyenne par tête est la plus faible (population la plus défavorisée).
Le deuxième décile (D2) correspond aux 10% de la population (3,7 millions d'habitants) dont la dépense moyenne par tête est immédiatement supérieure à celle du D1 et ainsi de suite jusqu'au dixième décile (D10) qui correspond aux 10% de la population dont la dépense est la plus élevée (population aisée).
Les résultats de l'enquête font ressortir qu'en 2011, les dépenses des ménages les plus défavorisés (D1) n'ont représenté que 3,5% (157,1 milliards DA) de la dépense totale (4.489,5 milliards DA), alors que les dépenses de la catégorie la plus aisée de la société algérienne (D9 et D10) ont représenté 40% du total annuel dont un quart de ce total, soit 26% (1.167,2 milliards DA) a été réalisé par le D10", a précisé M. Bazizi, superviseur de l'enquête. En termes plus précis,
il est indiqué par ce responsable des statistiques que "la population la plus aisée a une dépense 7,4 fois supérieure à celle de la population la plus défavorisée". Cependant, il y a eu un léger "rattrapage" des catégories les plus défavorisées, selon l'évolution des dépenses annuelles entre 2000 et 2011. Cette évolution montre que 50% des déciles (D1 à D5), qui représentent les catégories les plus défavorisés, ont gagné 1,7 point. Un bémol, toutefois :
cette catégorie de la population n'a réalisé que 28,7% (1.288,3 milliards DA), soit moins d'un tiers, de la dépense totale (4.489,5 milliards DA). Au moment où la population la plus aisée (D6 à D10) a perdu, quant à elle, 2,3 point de 2000 à 2011, mais paradoxe, elle a réalisé 71,3% (3.201,2 milliards DA) de la dépense totale des ménages algériens. Les Algériens dépensent beaucoup pour leur nourriture. Plus on est aisé, plus on dépense pour se nourrir.
La structure des dépenses selon les déciles et les groupes de produits montre que les dépenses alimentaires restent les plus importantes pour toutes les catégories de la population, mais avec une tendance à la baisse au profit d'autres groupes de produits notamment des groupes "logements et charges" et "transport et communications".
Les dépenses alimentaires qui ont représenté 41,8% (1.875,3 mds DA) des dépenses annuelles pour l'ensemble de la population en 2011, leur part passe de 54,1% dans le D1 (la population la plus aisée) à 28 % dans le dernier décile D10 (la catégorie la plus défavorisée).
Le groupe "logements et charges" garde un niveau élevé pour tous les déciles en raison de l'importance des "loyers fictifs" qui sont inclus dans l'enquête, a indiqué Youcef Bazizi, précisant que le loyer fictif, c'est l'estimation du loyer qu'aurait dû payer les propriétaires s'ils étaient locataires du logement qu'ils habitent. Selon l'enquête, le D1 dépense 20,3% de son budget annuel pour le loyer et les charges alors que le D10 consacre 18,5% pour la même opération.
Les dépenses des les ménages pour les transports et communications ont représenté 6,3% du budget de la catégorie du D1 contre 24% du budget du D10. Pour ce qui est des dépenses consacrées aux produits divers (tabac, montres et bijoux, dépenses non alimentaires des cérémonies, zakat, etc.) ces dernières ont représenté 11,3% des dépenses annuelles des ménages de la D10 contre seulement 4% chez le D1.
Les dépenses globales annuelles des ménages algériens ont presque triplé durant la dernière décennie, passant de plus de 1.500 milliards (mds) DA en 2000 à près de 4.490 mds DA en 2011. La dépense globale des ménages algériens est estimée à 4.489,5 mds DA en 2011, contre 1.531,4 mds DA en 2000, soit une dépense moyenne mensuelle de 59.700 DA par ménage, selon l'enquête qui a duré une année entière sur le terrain afin de prendre en charge les effets de la saisonnalité de la consommation.


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