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Comment réduire ses effets
Rhinite allergique
Publié dans Le Midi Libre le 07 - 06 - 2009

Pollens, acariens et poils de chat déclenchent des réactions allergiques chez environ une personne sur quatre. Nez qui coule, salves d'éternuements et picotements des yeux peuvent être soulagés, voire prévenus à l'aide d'un traitement spécifique contre la rhinite allergique. Sinon, seule la désensibilisation peut permettre une guérison.
La rhinite allergique touche 15 à 25% de la population soit près d'une personne sur quatre. Ce sont généralement des enfants, des adolescents et des jeunes adultes qui en souffrent.
Souvent saisonnière, la rhinite allergique récidive chaque année au moment où fleurissent les arbres et les graminées (également appelée ' rhume des foins '). Mais parfois aussi, il s'agit de rhinite allergique persistante, qui handicape sans intermittence la vie quotidienne. Trois sensibilisations prédominent : les acariens, les graminées et les poils de chat.
Rhinite allergique et qualité de vie
Nez qui coule, éternuements à répétition, picotements des yeux, sont autant de symptômes aux lourdes conséquences sur la qualité de vie (fatigue, troubles du sommeil, de l'humeur, irritabilité…), avec des répercussions physiques, psychologiques et sociales. C'est bien simple, toutes les activités sont plus ou moins gênées selon la sévérité de la rhinite : relationnelles, concentration, lecture, sport, alimentation, etc.
Les symptômes et leurs répercussions suffiraient à eux seuls à justifier un traitement de la rhinite allergique. Il faut cependant aussi savoir que cette affection multiplie par 4 à 10 le risque de développer un asthme : 20 à 40% des personnes ayant une rhinite allergique souffrent aussi d'un asthme (inversement, 80% des asthmatiques ont aussi une rhinite allergique). Enfin une rhinite persistante augmente le risque de polysensibilisation (développement de nouvelles allergies).
Les traitements s'attaquent aux symptômes
Ils existent et sont efficaces. Ce sont des antihistaminiques, des corticoïdes, des vasoconstricteurs. En cas d'allergie légère à modérée, le traitement de la crise allergique suffit. Mais lorsque l'affection est plus sévère, la prise en charge nécessite également un traitement de fond. On constate toutefois que l'observance à ces traitements est insuffisante, de sorte que le déclenchement des crises d'allergie au contact des allergènes n'est pas toujours endigué. Il faut reconnaître qu'ils sont contraignants avec notamment des prises fréquentes.
Peu importe, le résultat est le même, un allergique dont l'affection n'est pas bien traitée, risque de développer d'autres sensibilisations, voire un asthme.
Le recours à la désensibilisation
On peut alors se tourner vers la désensibilisation, qui représente le seul moyen de guérir définitivement une allergie. En effet, elle consiste à administrer progressivement des doses croissantes d'extraits d'allergènes afin de rééduquer le système immunitaire. Autrefois, elle ne se pratiquait que par voie sous cutanée. Après avoir identifié l'allergène en cause, l'allergologue procède à une injection tous les mois toute l'année. La personne doit patienter environ une demi-heure au cabinet de l'allergologue avant de rentrer chez lui, afin de s'assurer de l'absence d'effet secondaire. Désormais, la désensibilisation se pratique de plus en plus couramment par voie sublinguale, en déposant des gouttes d'allergène sous la langue. Ce mode d'administration nécessite des doses d'allergènes moindres, ce qui limite les éventuelles réactions indésirables. Enfin, il se pratique à domicile.
Les inconvénients
La désensibilisation n'est possible qu'en cas d'un, deux, voire trois allergènes différents, pas plus. Ainsi, on estime qu'environ 25% des patients ne se font pas désensibiliser, car ils sont polysensibles.
Tous les allergènes ne sont pas accessibles à la désensibilisation.
Le traitement est long : entre 3 et 5 ans.
La désensibilisation par voie injectable coûte environ 25 euros par mois et par voie sublinguale 60 euros par mois.
Pollens, acariens et poils de chat déclenchent des réactions allergiques chez environ une personne sur quatre. Nez qui coule, salves d'éternuements et picotements des yeux peuvent être soulagés, voire prévenus à l'aide d'un traitement spécifique contre la rhinite allergique. Sinon, seule la désensibilisation peut permettre une guérison.
La rhinite allergique touche 15 à 25% de la population soit près d'une personne sur quatre. Ce sont généralement des enfants, des adolescents et des jeunes adultes qui en souffrent.
Souvent saisonnière, la rhinite allergique récidive chaque année au moment où fleurissent les arbres et les graminées (également appelée ' rhume des foins '). Mais parfois aussi, il s'agit de rhinite allergique persistante, qui handicape sans intermittence la vie quotidienne. Trois sensibilisations prédominent : les acariens, les graminées et les poils de chat.
Rhinite allergique et qualité de vie
Nez qui coule, éternuements à répétition, picotements des yeux, sont autant de symptômes aux lourdes conséquences sur la qualité de vie (fatigue, troubles du sommeil, de l'humeur, irritabilité…), avec des répercussions physiques, psychologiques et sociales. C'est bien simple, toutes les activités sont plus ou moins gênées selon la sévérité de la rhinite : relationnelles, concentration, lecture, sport, alimentation, etc.
Les symptômes et leurs répercussions suffiraient à eux seuls à justifier un traitement de la rhinite allergique. Il faut cependant aussi savoir que cette affection multiplie par 4 à 10 le risque de développer un asthme : 20 à 40% des personnes ayant une rhinite allergique souffrent aussi d'un asthme (inversement, 80% des asthmatiques ont aussi une rhinite allergique). Enfin une rhinite persistante augmente le risque de polysensibilisation (développement de nouvelles allergies).
Les traitements s'attaquent aux symptômes
Ils existent et sont efficaces. Ce sont des antihistaminiques, des corticoïdes, des vasoconstricteurs. En cas d'allergie légère à modérée, le traitement de la crise allergique suffit. Mais lorsque l'affection est plus sévère, la prise en charge nécessite également un traitement de fond. On constate toutefois que l'observance à ces traitements est insuffisante, de sorte que le déclenchement des crises d'allergie au contact des allergènes n'est pas toujours endigué. Il faut reconnaître qu'ils sont contraignants avec notamment des prises fréquentes.
Peu importe, le résultat est le même, un allergique dont l'affection n'est pas bien traitée, risque de développer d'autres sensibilisations, voire un asthme.
Le recours à la désensibilisation
On peut alors se tourner vers la désensibilisation, qui représente le seul moyen de guérir définitivement une allergie. En effet, elle consiste à administrer progressivement des doses croissantes d'extraits d'allergènes afin de rééduquer le système immunitaire. Autrefois, elle ne se pratiquait que par voie sous cutanée. Après avoir identifié l'allergène en cause, l'allergologue procède à une injection tous les mois toute l'année. La personne doit patienter environ une demi-heure au cabinet de l'allergologue avant de rentrer chez lui, afin de s'assurer de l'absence d'effet secondaire. Désormais, la désensibilisation se pratique de plus en plus couramment par voie sublinguale, en déposant des gouttes d'allergène sous la langue. Ce mode d'administration nécessite des doses d'allergènes moindres, ce qui limite les éventuelles réactions indésirables. Enfin, il se pratique à domicile.
Les inconvénients
La désensibilisation n'est possible qu'en cas d'un, deux, voire trois allergènes différents, pas plus. Ainsi, on estime qu'environ 25% des patients ne se font pas désensibiliser, car ils sont polysensibles.
Tous les allergènes ne sont pas accessibles à la désensibilisation.
Le traitement est long : entre 3 et 5 ans.
La désensibilisation par voie injectable coûte environ 25 euros par mois et par voie sublinguale 60 euros par mois.


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