Ces derniers jours en lisant notre quotidien LQA, j'ai eu l'impression que certains intervenants continuent de nous ressasser la sempiternelle sortie de crise, qui consiste à faire du neuf avec vieux, c'est-à-dire du rafistolage avec des pièces défectueuses provenant de la « casse »… ! Voulons-nous donc discuter du « Statut de l'Algérie de 1947″ ? comme le proposaient les gouverneurs et le gouvernement français coloniaux, et au mieux des patchworks gaullien de 1958, pour faire de nous ces « citoyens français » révisés sauce Système FLN, revu et corrigé par les DAF, dans leurs différentes moutures abusivement appelées « constitution » puis remodelées au fur et à mesure des circonstances, comme on change de salopette selon le travail à faire ??? Décidément, d'aucuns prennent les gens et les intellectuels et politiques algériens pour des minables ! Les pseudos marches pour demander le départ de Bouteflika n'apporteront rien de bon, sinon que nos maîtres le remplaceront par un autre choisi au sein du système, du type Ghanouchi ou Omar Souleyman, et la farce continuera. Il ne s'agit pas simplement d'hommes, mais avant tout de mettre à bas le système qui nous a mené à la banqueroute politique, a enfanté des monstres assassins dans chaque bord de notre spectre social et administratif ou populaire, du fait d'une politique culturelle INEXISTANTE sinon balbutiante et détournée de son cours naturel, et pire, a laissé prospérer la haine parmi le Peuple pour qui le culte du « héros » est devenu synonyme de « prise de pouvoir » par n'importe quel moyen et le garder un signe d'intelligence et d'efficacité pour « défendre des valeurs partagées » et une prémunition contre le « danger extérieur »… Sauf que les options fondamentales, n'ont jamais été soumises à débat, ni à un quelconque plébiscite aussi bien tacite, en témoignent les différents soulèvements régionaux à base culturelle, qu'économiques ou politiques, en témoignent les différents mouvements de grève dans les secteurs les plus stratégiques du monde professionnel ! Pour faire plus court, il ne sert à rien de déblatérer de l'Etat d'urgence, de l'interdiction des marches, si le peuple ne recouvre pas sa dignité de CITOYEN avec son pouvoir sur les URNES, et qu'il devienne l'émanation EXCLUSIVE du « pouvoir » qu'il exerce à travers ses représentants par lui SEUL désignés et non plus « proposés » par des cercles « occultes » et agréés par eux ! Tant que la « police politique » demeurera, changer de président restera synonyme de labourage dans un terreau miné et non arable et stérile ! Pour que la police politique soit éradiquée et que ses membres soient réorientés vers des missions plus nobles de défense de l'intégrité du territoire, il faut au préalable passer à une deuxième république, avec des institutions nouvelles, une Constitution nouvelle à la rédaction de laquelle sera invité le peuple, d'une part, et ses nouveaux représentants à élire rapidement, après dissolution des APN, SENAT et organes anti-démocratiques qui gravitent autour du gouvernement et sont l'émanation de l'armée, pour maintenir les CIVILS sous tutelle, en renvoyant l'armée et tous ses démembrements dans leurs casernes, tout comme le gouvernement actuel qui doivent être démissionnés, et remplacés par des technocrates non impliqués dans les scandales ! Que Bouteflika reste ou parte ne changera rien au statut des Algériens, mais que le système dont lequel il barbote soit démantelé, changera le comportement de ses successeurs et nous verrons que les Tewfiq et autres « tuteurs » qui leur succèderont inexorablement, n'auront plus le droit de s'immiscer dans la politique, et que s'ils venaient à le faire, ils seraient IMMEDIATEMENT mis aux arrêts et déférés devant la Cour martiale et révoqués définitiveùent de l'armée qui n'aura d'autre rôle que de SERVIR la Nation algérienne et le drapeau et non plus le SYSTEME et les hommes du système ! Dans une armée où les militaires sont comptables devant les civils et où les civils seuls ont le droit de légiférer, d'exécuter les lois, le ministère de la défense ne devra plus être tenu par un militaire, mais par un civil et le budget de la défense contrôlé par une commission de l'Assemblée parlementaire, tandis que les corps de sécurité, seront soumis à un ministre de l'intérieur n'ayant aucune attache avec l'armée ! Lectures: