Nous voilà à vingt ans du désastre qui s'est abattu sur le pays un certain 11 janvier 1992 du fait d'une caste de soudards (promus pour la circonstance en généraux) Génocidaires dont le mot d'ordre demeure le chatiement collectif de tout un peuple Coupable dans un premier temps d'insurrection pour recouvrer son indépendance et d'avoir fait preuve de civisme en se remettant au verdict des urnes pour décider de son avenir. Cette date fatidique passe encore une fois comme un évènement anodin Et non révélateur d'une longue tragédie perpétrée sous le regard complaisant d'une communauté internationale divisée dont les leaders font du cas algérien un outil de pression et une réserve qu'ils exploitent à outrance en fonction de la conjoncture politico-économique internationale,faisant ainsi abstraction de nos malheurs en contradiction avec les slogans tant scandés des droits de l'homme et la complicité des arrivistes et d'une classe de plumitifs qui s'apparentent beaucoup plus à des charlatans du système qu'à des intellectuels et un courant salafiste partisan de la doctrine wahabite véhiculée par l'arabie seoudite ,sans doute irritée par le progrès réalisé pare l'ancien empire perse dont les conséquences seraient de lui disputer le rang de leadership de la région du golfe acquis en tant que monarchie disposant de la première réserve pétrolière mondiale et qui fait de son hostilité à la république islamique d'Iran son cheval de bataille. Un courant auquel se conjugue une multitude de confrérie religieuses qui sont autant de facteurs de régression de la société et à lesquelles Bouteflika eut recoures chaque fois qu'il se trouve en mal de légitimité ;étant convaincu de leurs impacts d'autorités spirituelles sur une société qui demeure attachée à ses patriarches réfutant tous compromis à ce propos et une opposition somme toute versatile et soucieuse de ses privilèges et qui,à quelques exceptions près,se situe au prolongement du système pour etre l'un des supports de la dictature. Tous faussement attachés à l'idéal nationaliste et qui du jour au lendemain se sont trouvés hissés aux premières loges pour constituer la nouvelle classe de notables ;ossature du système selon une méthode on ne peut plus provocatrice calquée sur le modèle coloniale Qui déboucha sur la consécration d'une organisation de la société ou la lutte des classes reprend ses droits malgré le discours démagogique officiel engendrant un sentiment de frustration généralisée chez ceux dont les mesures furent prises à leurs détriments et qui durent supporter les retombées sécuritaires d'une situation chaotique à laquelle ils n'ont pas contribué et vis-à-vis de laquelle ils demeurent étrangers mais incriminables au regard du dispositif juridique mis en branle au lendemain de l'arret du processus électoral dans le cadre ce qu'on appelle « la lutte anti-terroriste »dans la perspective de conférer à tous les dépassements qui s'en suivirent un cadre de légitimité. -De ce qui précède,il parait évident que la situation n'a pas évolué et le statu quo est toujours significatif de la perception que fait la société –puisqu'il est question de consensus pour le changement- des évènements étant inconsciente de son devenir et aux prises avec ses contradictions et qui semble faire de l'actualité une question de second ordre et qui se désintéresse des bouleversements régionaux en cours :étant beaucoup plus Préoccupée par la liga et le classico ibériques qui meuble son quotidien et qui,non seulement,refuse de s'impliquer dans le printemps arabe mais va au-delà de son immobilisme pour se permettre de tourner en dérision et en jetant le discrédit sur la bravoure de ceux qui ont réussi à briser le tabou de défier,non seulement ,l'autorité de l'Etat mais de provoquer tout court la rupture du système. -Une société qui refuse de se rendre à l'évidence de l'implication du pouvoir dans son ensemble dans les massacres au motif qu'on en veut à l'algérie et à sa révolution qui,d'un autre coté,est à l'abri du tsunami des révoltes étant convaincue que les autorités savent s'en prémunir,le moment venu,en achetant la paix sociale à coup de milliards de dollars ciblant sciemment les rébus de la société et les arrivistes de tous bords qui compatissent au sort que vient de subir certains des bourreaux comme si la vie des dixaines de milliers de leurs victimes n'a aucun sens. Des bourreaux qu'il fallait selon eux ménager au nom de l'indulgence de l'Islam et de la sauvegarde de l'unité arabe à l'épreuve de l'OTAN l'ennemi des peuples au lieu de les incriminer à telle enseigne qu'il m'arrive de me poser la question de l'utilité des institutions et des partis politiques et tout cet argent engagé dans des campagnes électorales si la représentativité au sens constitutionnel du terme ne trouve toute son expression que dans le sens des privilèges qui ne suscitent aucune indignation comme le premier préalable à la contestation populaire et laquelle des deux parties(le peuple ou le gouvernement) incombe la responsabilité de nos marasmes. Kadafi ne devant pas etre lynché de cette manière barbare estime un large pan de la société qui oublie les 1200 prisonniers qu'il fit exécuter dans la prison d'abou slim juste au moment de l'appel de la prière du jeune lors du ramadhan et que le tribunal criminel egyptien aurait du épargner à Moubarak la peine capitale jugée excessive selon le reste pour……….ne pas tomber dans le piège e l'oncle SAM à qui les mutations géopolitiques dans le monde arabe sont imputables réduisant ainsi la volonté des nations de rompre avec les idéologies du passé à une compromission avec l'occident. -Cette approche qui fait que tout changement dans le monde arabe obeit nécessairement aux prescriptions de l'agenda US en dit long sur la crise de confiance qui affecte fondamentalement le citoyen algérien ,indépendamment de tous facteurs liés au contexte sociopolitique né du coup de force militaire ,occulte de ce fait toutes bonnes initiatives compte tenu du doute qui pèse sur les intentions de leurs auteurs qui malgré tout ce qu'ils ont vécu ont encore le courage de braver la machine policière de l'Etat pour honorer leur rang d'opposants. -S'il est désormais établi que sur le plan officiel il ne faut pas s'attendre à une quelconque initiative de nature à nous rétablir dans nos droits et de corroborer le principe érigé en slogan « l'algérie,un pays souverain qui n'a pas à recevoir de leçons de qui que se soit »et maintenant que les intentions de nos gouvernants ,mis au diapason du colonisateur,ne prètent plus à équivoque ,il est à la fois malheureux et incompréhensible que la victime se trouve subrogée pour prendre,quelque fussent les mobiles, la défense de ses bourreaux. -Maintenant qu'il n'est plus difficile de comprendre les raisons de l'échec de toutes actions salutaires quel qu'en soit les initiateurs,on abouti à ce constat amer que la leçon de notre débacle qui aurait du etre assimilée n'a pas été retenue et que les tenants du pouvoir ont encore le temps de s'énorguiller d'etre les vétérans de la lutte anti subversive qui prodigue leurs conseils et mettent leurs expériences à qui le voudrait après avoir fait d'un peuple dupe des offrandes à leurs seigneurs gaulois sacrifiées sur l'autel de leurs privilèges. HAMMANA mahmoud,retraité-Guémar.