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Faut-il sauver le «soldat toufiq»?
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 07 - 02 - 2014

Les Algériens et Algériennes qui interviennent sur LQA et veulent un changement pacifique de système dans notre pays se classent dans deux catégories : il y a d'une part les agents du DRS, chargés de scruter tout ce qui s'écrit sur ce site afin de remplir leurs petites fiches et aussi parasiter les débats en permanence afin de les faire dévier de leur but initial, et il y a d'autre part les patriotes qui militent sincèrement pour le changement pacifique. L'écrasante majorité de ceux et celles qui se trouvent dans la deuxième catégorie a peur. Peur du DRS, justement. Car la mission des agents du DRS n'est pas seulement de remplir des fiches et parasiter les débats, ce serait de bonne guerre, mais c'est surtout de neutraliser définitivement les vrais opposants, ceux et celles qui ont des idées claires et qui ont suffisamment de courage pour activer au grand jour. Il ne fait aucun doute que tout opposant qui se trouve à l'étranger, par exemple, et qui est jugé par ces agents du DRS comme «dangereux» pour la survie du «système» sera cueilli à l'aéroport dès son arrivée en Algérie et soumis à un traitement «spécial».
Alors, disons encore une fois clairement ce que maints patriotes – Aït-Ahmed, Addi, Harbi, Sidhoum, Benchenouf, Zenati, etc. – ont déjà dit : le plus grand défi que l'Algérie indépendante doit relever, c'est la sortie du système autoritaire mis en place dès 1962, après le coup d'Etat contre le GPRA et renforcé en 1965 par le coup d'Etat du colonel Boumédiène contre le Président Ben Bella, puis par le putsch des généraux de janvier 92, suivi par l'assassinat de Boudiaf, six mois plus tard. Le problème central de notre pays, c'est la tutelle exercée par les officiers de l'ANP et la SM, devenue DRS, sur le personnel politique et syndical, les technocrates et les intellectuels. Ce n'est ni le terrorisme, ni la corruption, ni le 4ème mandat de boutef, car tous ces maux, pour aussi nocifs qu'ils soient pour le pays et la nation, ne sont que des conséquences de cette tutelle. Sans le putsch de 92, le terrorisme n'aurait certainement pas pris l'ampleur qui a été la sienne. Sans le patronage des généraux, les différents barons de l'import-import n'auraient jamais pu s'enrichir aussi vite et aussi facilement, et boutef n'aurait pas pu rester à la tête du pays 15 années de suite, ni son clan le pousser à briguer un quatrième mandat, alors qu'il est grabataire, afin de couvrir ses arrières et faire oublier les affaires de corruption.
Alors, même si nous savons tous qui est saadani, le drabki devenu secrétaire général du FLN, il n'en demeure pas moins que le devoir patriotique nous dicte aujourd'hui de reconnaître que tout ce qu'il a dit à propos du DRS et de toufiq est vrai – et il est très bien placé pour savoir de quoi il parle –, même si nous jugeons que c'est insuffisant, et ce devoir nous dicte aussi d'élargir la brèche qui vient d'être ouverte – saadani ayant marqué contre son camp! – et de nous y engouffrer afin d'affaiblir encore plus toufiq et le DRS qui surveille tout le monde. Il ne nous dicte certainement pas de nous porter au secours du « soldat toufiq ».
Ce qui est important, enfin, ce n'est pas ce qu'il a dit en lui-même – les opposants sincères n'ont jamais cessé de dire la même chose depuis des années, si ce n'est des décennies – c'est le fait que ce qu'il a dit ait été médiatisé et diffusé partout, créant une situation inédite et irréversible. C'est le fait que pour la première fois depuis 1992, il y ait dans les médias un débat libre au sujet de toufiq et du DRS. Il ne nous reste plus qu'à espérer que les candidats aux élections du 17 avril, dans un sursaut de patriotisme, s'emparent de ce débat et le mènent à son terme. Ils se hisseraient ainsi au niveau de la responsabilité qui leur est assignée aujourd'hui par l'Histoire.
Demandons aussi aux officiers supérieurs de l'ANP et du DRS, universitaires diplômés formés après l'indépendance et promus récemment par boutef, de prendre leurs responsabilités devant l'Histoire et de déclarer officiellement la fin de la tutelle des militaires sur les civils dans notre pays. Que les militaires ne se mêlent plus de politique et qu'ils laissent les civils se débrouiller entre eux. Que la peur soit bannie à tout jamais lorsqu'il s'agit de défendre des idées et des positions politiques en toute légalité, quitte à critiquer sans merci et sans répit ceux qui sont au pouvoir. Que toute personne porteuse d'un projet de société islamiste, moderniste, social-démocrate, capitaliste, ou autre, se sente libre de défendre ce projet en toute légalité, sans interférence d'aucune autorité militaire. Car c'est bien l'intervention des militaires dans le processus d'ouverture de 89-91 qui a mené notre pays à la tragédie. C'est en empêchant Saïd Sadi, Aït-Ahmed, Mehri, Sadeq Hadjerès et tant d'autres, de s'opposer sur le terrain des idées et de la pratique quotidienne de la politique à Ali Benhadj, Abbassi Madani, Hachani, Kébir, Djaballah, etc., que l'ANP et le DRS ont ruiné toutes nos chances de mettre en place un système politique démocratique par la confrontation pacifique. C'est en créant les zouabri, zitouni et autres criminels du même acabit, que le DRS a empêché Hachani et Kébir d'évoluer vers des positions plus respectueuses du pluralisme. Voilà la réalité.
La démocratie de façade qui a servi depuis 15 ans à promouvoir toutes sortes de charlatans et de requins pressés de s'enrichir à bon compte est l'œuvre du DRS. Elle a été mise en place – dans un plan soigneusement élaboré et mis à exécution – afin de contrôler l'opposition et la neutraliser avant qu'elle ne devienne menaçante pour la survie du système mafieux qui nourrit tous les prédateurs disposés à entrer dans le jeu répugnant et immoral de la lente destruction d'un peuple et d'une société.
Tout ce qui fait mal à notre pays, si on le dissèque et l'analyse, on trouvera le DRS derrière.
Alors, encore une fois, messieurs les nouveaux officiers de l'ANP et du DRS formés dans les écoles, lycées et universités de l'Algérie indépendante, soyez à la hauteur de la responsabilité historique qui vous incombe aujourd'hui et mettez fin au calvaire du peuple algérien qui dure depuis 1962. Laissez la nation algérienne entrer de plain-pied dans le 21ème siècle, en abandonnant définitivement les comportements dignes de la féodalité de l'époque des janissaires turcs! Rejetez ce système anachronique d'un autre âge! Laissez-nous vivre libres et sans peur dans notre pays, avec la loi, et uniquement la loi, et une Justice indépendante pour nous protéger contre l'arbitraire des puissants et la malfaisance des voyous.


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