La Journée internationale des forêts est fixée au 1er jour du printemps, le 21 mars, tandis que la Journée mondiale de l'eau se tient le 22 mars de chaque année. Aussi pour faire d'une pierre deux coups, les deux journées ont été célébrées jeudi et les manifestations se sont déroulées sur le site de Sidi-M'hamed-Bentaïba, situé sur les collines qui dominent la commune de Arrib dans la daïra d'El-Amra, manifestations qui ont vu la présence du chef de l'exécutif à la tête de la délégation officielle. Ni le froid glacial soufflé par les vents du nord des monts enneigés qui a sévi ni les pluies battantes n'ont découragé une foule nombreuse venue de tous les environs prendre part à ces manifestations, surtout que c'est la période des vacances scolaires ce qui a expliqué la présence en force des écoliers. S'agissant du développement du parc forestier de la wilaya de Aïn-Defla, on indique qu'à l'occasion, il a été planté 330 arbres par 209 volontaires et que sur les bassins versants des grands barrages El-Moustakbal sur l'oued Bouroumi et du barrage du Ghrib, 8 250 plants d'arbres ont été mis en terre, et que du 25 octobre au 21 mars, 17 037 arbres ont été plantés au niveau de 26 communes. Par ailleurs, on note que le parc forestier de la wilaya recèle une faune volatile très riche et diversifiée. En effet, 18 espèces d'oiseaux sont recensées, certains migrateurs, d'autres introduites depuis quelques années comme le canard à col vert, en 2011 et 2014, en bordure des 5 barrages et qui s'est, depuis, multiplié au point qu'actuellement on en compte quelque 1 400 sujets. Cependant, le braconnage et les incendies ont occasionné des futaies sombres dans le parc forestier et, par voie de conséquence, ont touché la faune. Pour ce qui est des feux de forêts, ils ont détruit 700 ha, en 2017. Il faut aussi savoir qu'entre 2008 et 2017, soit une décennie, on a enregistré 1 463 foyers qui ont détruit 1 611 ha. Quand on sait qu'il faut un minimum de 20 années pour faire pousser un arbre, voire même plus on peut s'imaginer l'ampleur des dégâts. Pour ce qui est du braconnage, il suffit de faire un tour dans les marchés locaux pour se rendre compte de la menace de disparition de certaines espèces d'oiseaux tels que le chardonneret «El Maknine», très apprécié pour ses trémolos et qui a même été loué et chanté par un grand chanteur de chaâbi. Pire, on peut même voir proposer à la vente des œufs de perdrix de poule d'eau, de bécassine, entre autres, et ce, sans que personne trouve à dire. La Journée de l'eau a été l'occasion pour la Direction des ressources en eau d'exposer les traditionnels chiffres plus ou moins actualisés, sur les disponibilités des capacités de stockage, à savoir les 5 grands barrages El-Moustakbal (Boumedfaâ), Ghrib (Oued Chorfa), Der-Der (Tarik-Ibn-Zyad), Ouled-Mellouk (Zedine-Rouina) et Sidi-Ahmed. La seule donnée que nous avons pu obtenir du directeur du secteur est que le barrage de Sidi-M'hamed-Bentaïba, grâce apports importants durant ce mois de mars, est à 90 % de son taux de remplissage. Pour ce qui est des autres barrages, le responsable dit ne pas posséder les données, ni lui, ni même les responsables de son secteur. Il n'avait que les données concernant le barrage de Sidi-M'hamed-Bentaïba que le wali et la délégation officielle visitait...Il faut noter, fait très important, qu'au niveau de la wilaya de Aïn-Defla, de grands efforts ont été consentis dans le domaine de l'AEP à partir des barrages de Sidi-M'hamed-Bentaïba qui, maintenant, alimente les populations de 6 communes, 3 à l'est et 3 à l'ouest, tout comme le barrage qui approvisionne en eau potable les populations de 6 autres communes. Les populations de Boumedfaâ, d'El-Hoceïnia, de Oued-Zeboudj, Aïn-Beniane et Hammam-Righa sont déjà alimentées par le barrage El-Moustakbal, situé sur les hauteurs de Boumedfaâ. L'eau traitée en provenance des barrages mettra fin aux risques pour la santé des consommateurs de consommer de l'eau provenant de nappes aquifères qu'on accuse d'être contaminées par un taux de nitrates très élevé et par les pesticides et autres intrants dans l'agriculture. On indique qu'il y a des propositions qui sont avancées pour alimenter la population de la daïra de Djendel à l'est de la wilaya à partir du barrage du Ghrib et à partir du barrage de Der-Der, alimenter les populations de Tarik-Ibn-Zyad, Oued-el-Djemaâ et Bordj-Emir-Khaled. Karim O.