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La corruption, la proie et l'ombre
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 12 - 2018

Symptomatique d'une certaine manière d'appréhender les fléaux qui gangrènent le pays, c'est l'Ecole nationale d'administration qui a été choisie par l'«Organe national de prévention et de lutte contre la corruption» pour abriter la journée d'étude organisée à l'occasion de la «journée internationale de lutte contre la corruption». On sait à quoi servent ces «activités», puisqu'on les appelle même des «célébrations». Elles sont donc destinées à... marquer l'occasion, en rappelant à notre bon souvenir l'existence de la structure, à ajouter une page dans le paraphe des états de service et, qui sait, à booster des carrières qui en redemandent toujours. Et formalité pour formalité, on y va jusqu'au bout, en gardant le cap. Admirons à ce titre l'intitulé de cette rencontre : «La déclaration du patrimoine et les problématiques y afférentes» ! Les Algériens ne savent même pas qu'il y a une journée internationale et ignorent l'existence de l'Organisme national de lutte contre la corruption, quand bien même ils n'en attendraient rien s'ils le savaient ? Bien, jusque dans sa «bougeotte» occasionnelle et formelle, l'organisme sera loin des Algériens, de ce qu'ils pensent sur la question et, bien entendu, de ce qu'ils peuvent — éventuellement — en espérer. Le problème est que ce n'est pas parce qu'ils ne savent pas qu'il y a une journée internationale et des préposés à la lutte contre la corruption dans leur pays qu'ils ne sont pas au courant de la... corruption qui ronge l'Algérie jusqu'à l'os. Plus grave, ils sont convaincus, et souvent à raison, que «le ver est dans le fruit». Et quand ils entendent... par inadvertance qu'il y a une structure publique chargée de faire la guerre à la corruption, il est quasiment impossible de leur arracher une autre réaction que des froncements de sourcils et des rires sarcastiques. Quand une petite «affaire» locale est révélée, ils cherchent d'abord qui du maire, du chef de daïra, du responsable des impôts, du commissaire de police, du commandant de la gendarmerie ou du directeur du foncier du coin est derrière. Et quand, de temps à autre, éclate un gros scandale de résonance nationale, tout le monde a le rire en coin de ceux à qui on ne fait pas avaler toutes les couleuvres, convaincus qu'il y a toujours quelqu'un qui tire les ficelles plus haut. Et qu'on va encore faire payer les seconds couteaux. Quant aux «premiers couteaux», il va rarement, pour ne pas dire jamais, les chercher ailleurs que dans les hauteurs de la responsabilité de l'Etat. Même quand de faux responsables sont arrêtés et condamnés, les Algériens «savent» que s'il y a des escrocs qui usurpent leur fonction pour rouler des «clients» cupides, c'est parce qu'il y a de... vrais walis, de vrais ministres, de vrais officiers de l'armée... qui le font, eux, sans gros risques ! Alors, organiser à l'ENA une journée d'étude sur «la déclaration de patrimoine et les problématiques y afférentes», ça ne soulève même pas leurs sarcasmes.
S. L.

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