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Cri de détresse du personnel soignant
Les enfants atteints du cancer peinent à trouver une place d'hospitalisation
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 01 - 2019

La prise en charge des enfants atteints du cancer est dramatique. La maladie touche environ 1 127 enfants en Algérie et l'on enregistre entre 1 100 et 1 400 nouveaux cas par an. Les cancers des enfants sont rares et curables. Le drame, l'Algérie enregistre un manque terrible en structures de soins. Les enfants malades se retrouvent, pour la plupart, sur la liste d'attente. Entre-temps, la tumeur se métastase et la guérison devient impossible. Le personnel soignant, obligé de renvoyer les malades chez eux, lance un appel de détresse au président de la république pour la création de structures d'hospitalisation.
Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Les oncologues pédiatriques sont dans le désarroi. Ils n'ont pas de places pour hospitaliser les enfants atteints du cancer. Les unités d'oncologie pédiatriques existant sur le territoire national se comptent sur les doigts. Dans la capitale, deux services sont ouverts et un seul seulement est fonctionnel. Le service du CHU de Beni messous, pourtant ouvert depuis quatre ans, n'est toujours pas fonctionnel. Celui du CPMC, une petite unité de pédiatrie orientée pour l'oncologie pédiatrique, ne compte que sept lits. Le professeur Ghachi, chef d'unité d'oncologie pédiatrique du CPMC, ne cache pas son désarroi. Dans le petit espace qui lui sert de bureau, à première vue, on penserait plutôt à un service d'archives, vu la pile de dossiers entassés, elle dit que le personnel est confronté à un manque terrible de structures. Les enfants atteints du cancer, précise-t-elle, n'ont pas besoin de traitement innovant mais ils nécessitent des traitements basiques. Mais le drame de ces enfants, c'est de pouvoir trouver une place d'hospitalisation pour espérer une guérison. «Je viens de recevoir un bébé de 13 mois atteint de leucémie, je ne dispose pas de place pour le garder, j'ai tenté de jouer des coudes pour lui trouver une place dans les autres structures, mais c'est pareil, ils se plaignent tous du même problème, j'ai orienté ses parents vers l'hôpital de Blida, vu qu'ils sont de la région», nous confie le professeur Ghachi, désorientée. La liste d'attente est importante. La preuve, dit-elle, «rien que durant cette semaine, entre dimanche et mercredi, j'ai déjà créé cinq dossiers en attente», et c'est le même scénario qui se reproduit chaque semaine. Le couloir de cette unité, rénovée grâce à des donateurs, est bondé de parents accompagnés de leurs enfants malades. Le personnel doit aussi faire face à la colère de ces parents à qui on doit annoncer que son enfant atteint du cancer doit rentrer chez lui et attendre un appel dans l'espoir qu'il y ait une place qui se dégage. Entre-temps, le cancer n'attend pas, souligne le professeur Trabezi, chef de l'unité d'oncologie pédiatrique du CHU de Beni Messous.
«Lorsque l'on diagnostique une tumeur, la prise en charge doit être immédiate, le cancer de l'enfant est curable, à condition de le prendre en charge au début, le taux de guérison est d'ailleurs de plus de 80% actuellement, malheureusement, nous sommes obligés de renvoyer les patients chez eux, car nous n'avons pas de lits, et une fois il y a des métastases, devinez la suite !» a expliqué le professeur qui dit que les malades meurent en silence. Le professeur Benmoufok, chef de service pédiatrie à l'hôpital parnet, se retrouve dans le même désespoir que ses collègues. «Nous sommes dépassés, le nombre de lits est nettement inférieur au nombre de patients», dit le professeur.
Ouvert depuis 4 ans, le service d'oncologie pédiatrique de Beni Messous toujours pas fonctionnel
Le service d'oncologie pédiatrique de Béni Messous a été ouvert il y a quatre ans. Le professeur Trabezi Anissa en est le chef de service. Malheureusement, ce service n'est pas fonctionnel. Résultat : le professeur Trabezi se retrouve à faire des consultations et ensuite jouer de ses connaissances pour solliciter ses confrères, dans les autres structures pédiatriques, pour accepter l'hospitalisation des cas les plus urgents. Elle ne peut pas arriver toujours à ses fins puisque ses confrères souffrent du même problème de structures. Pourtant, ce professeur a fait des mains et des pieds pour rendre son service, dépourvu du personnel paramédical, fonctionnel. Aujourd'hui, «j'ai deux lits et une balance et pas de personnel», ironise-t-elle tristement. Elle ne désespère pas pour autant. Débordant de volonté, le professeur, qui n'a pas réussi à avoir une enveloppe financière de son hôpital pour équiper et faire des travaux dans son service, a fait un appel aux dons. Son initiative fut un succès, et elle a réussi à collecter une somme importante d'argent grâce aux donateurs. Au final, ses démarches n'auront servi à rien. Elle a rencontré des blocages administratifs qui l'ont empêchée de faire des travaux nécessaires. Depuis, ce professeur se limite, malgré elle, à n'assurer que des consultations.
L'appel au Président
Après avoir frappé à toutes les portes en vain, ce personnel médical lance un appel au président de la république pour intervenir. Puisque le plan cancer qui est un projet du Président a également fait des recommandations au sujet des enfants atteints du cancer. Le plan cancer 2015- 2019 parle, en effet, d'élargissement des capacités de prise en charge de l'oncologie pédiatrique. Il recommande la création de services d'oncologie pédiatrique dotés d'un plateau technique de radiothérapie dédié à l'enfant dans les établissements hospitaliers, (région est, ouest et centre), l'élaboration et validation des guides standards thérapeutiques pour l'oncologie pédiatrique et le renforcement de l'insertion sociale des enfants malades en milieu scolaire ainsi que leur prise en charge psychologique. Le plan arrive à son terme, rappelle le professeur Trabezi et aucune nouvelle unité n'a été créée. Pis, dit-elle, à part le service du CAC d'Oran, créé en 1996, aucun service n'a été créé depuis. Le CPMC, qui comptait deux services de pédiatrie générale, n'a fait que dédier l'un des services, en 2014, à l'oncologie pédiatrique sans qu'il y ait de lits supplémentaires à ce jour. Les wilayas de Constantine, Annaba et Batna disposent aussi chacune d'un service dédié à l'oncologie pédiatrique. Mais les lits restent aussi limités. «Nous demandons seulement des structures pour pouvoir recevoir les malades, les hospitaliser et les traiter», lance le personnel médical. Pour rappel, le cancer de l'enfant représente 1% des cancers de l'adulte. 30% sont des leucémies et 70% sont des tumeurs solides très diverses.
S. A.


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