FR3 jeudi 6 janvier 2011 � 20h35 R�alis� par Sergio Leone. Avec : Eli Wallach, Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Aldo Giuffre, Luigi Pistilli, Rada Rassimov, Enzo Petito, Claudio Scarchilli, John Bartha, Livio Lorenzon... Titre original : Il Buono, il brutto, il cattivo, The Good, the Bad and the Ugly. Pendant la guerre de S�cession, Joe et son complice Tuco rompent leur association de truands pour se lancer � la recherche d'un tr�sor cach� par les Nordistes. Le cruel Sentenza est �galement en chasse, et chacun poss�de un indice dont les deux autres ont besoin. Pour compl�ter la trilogie du dollar et pour �liminer une fois de plus le risque de se r�p�ter, Sergio Leone augmente de deux � trois le nombre de protagonistes. Tout comme Clint Eastwood partageait la vedette avec Lee Van Cleef dans le deuxi�me film ( Et pour quelques dollars de plus), ceux-ci partagent l'�cran avec Eli Wallach dans ce troisi�me film. Autre nouveaut�, l'irruption de l'histoire dans le sc�nario, avec la guerre de S�cession am�ricaine. Particularit� encore plus unique : le positionnement chronologique du film � l'int�rieur de la trilogie. L'auteur semble vouloir sugg�rer un retour cyclique sans fin : alors que dans les deux premiers films, la guerre semble d�j� termin�e, ici elle fait toujours rage. Plut�t qu'une conclusion, donc, ce troisi�me film relaterait des faits qui se sont produits plusieurs ann�es auparavant. A l'appui de cette hypoth�se, le personnage de Clint Eastwood (la constante qui lie les trois films) ne se pr�sente pas dans sa tenue habituelle. Au lieu d'un poncho, il porte un long manteau. C'est au cours de ce film qu'il trouve son fameux poncho et l'endosse, retrouvant enfin l'apparence ext�rieure du personnage des deux premiers films. D'autres �l�ments semblent toutefois contredire l'hypoth�se qu'il s'agit du m�me homme. Il est donc possible que cette histoire soit ind�pendante des deux autres, tout en �tant li�e � celles-ci par son traitement, sa mise en sc�ne et ses interpr�tes, plut�t que par la continuit� du sc�nario ou l'identit� des personnages. Le film raconte l'histoire de trois as de la g�chette qui durant la guerre de S�cession sont � la recherche d'un chargement d'or disparu. Le premier � �tre pr�sent� est Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez (le truand, appel� simplement Tuco, interpr�t� par Eli Wallach), un criminel ayant commis de nombreux d�lits et dont la t�te est mise � prix. Tuco est de connivence avec Blondin (le bon, interpr�t� par Clint Eastwood) : Blondin livre Tuco aux autorit�s, encaisse la prime de l'arrestation, et lib�re ensuite son complice au moment o� celui-ci est pendu. Les deux se partagent ensuite le butin et refont la m�me op�ration dans les comt�s voisins. Durant ce temps, un troisi�me personnage nomm� Sentenza (la brute, interpr�t� par Lee Van Cleef), un tueur sans piti�, apprend l'existence d'un coffre rempli de pi�ces d'or conf�d�r�es, cach� par un soldat nomm� Bill Carson. Il commence donc � chercher plus d'informations � ce sujet. Blondin d�cide de rompre son partenariat avec Tuco, l'abandonnant dans le d�sert. Celui-ci r�ussira cependant � survivre et apr�s une travers�e de 70 miles, il arrive, compl�tement �puis�, dans un petit village. Il d�cide de se venger. Il retrouve rapidement Blondin et inverse les r�les, contraignant son ex-compagnon � le suivre � pied dans le d�sert. A un certain point, ils rencontrent une diligence remplie de soldats conf�d�r�s, morts ou mourants. Parmi ceux-ci se trouve Bill Carson, l'homme recherch� par Sentenza. Carson r�v�le � Tuco le nom du cimeti�re o� est cach� l'or, mais demande de l'eau en �change du nom sur la tombe. Pendant que Tuco va chercher une gourde, Carson meurt, non sans avoir donn� le nom de la tombe � Blondin, qui tout � coup devient tr�s important pour Tuco. Celui-ci devra donc le soigner afin de pouvoir conna�tre le nom en question� Un budget de 1 million de dollars US Apr�s le succ�s de Pour une poign�e de dollars et de Et pour quelques dollars de plus, les dirigeants de United Artists contact�rent le sc�nariste des deux films Luciano Vincenzoni pour acqu�rir les droits de ses �uvres pr�c�dentes ainsi que de ses prochains westerns. Ni lui, ni le producteur Alberto Grimaldi, ni Sergio Leone n'avaient de projets en t�te. En fait, Leone n'avait m�me pas l'intention de faire un autre western. Cependant, attir� par l'�norme somme d'argent offerte (qui lui permettrait d'�tre financi�rement ind�pendant pour le reste de sa vie), il accepta la proposition, sans avoir encore trouv� l'id�e du prochain film. Heureusement pour lui, Vincenzoni proposa l'id�e d'un �film � propos de trois canailles � la recherche de tr�sors durant la guerre de S�cession�. Le studio accepta et un budget de 1 million de dollars US (plus 50 % des revenus de vente de billets � l'ext�rieur de l'Italie) fut attribu� au projet. Finalement, le film co�tera 1,3 million, une somme astronomique si on pense aux conditions pr�caires dans lesquelles Leone a d� travailler seulement deux ann�es plus t�t. Sergio Leone d�crit ainsi son approche de la conception du film : �Je ne sentais plus toute cette pression d'offrir au public un film diff�rent. Maintenant, je pouvais faire exactement le film que je voulais... Ce fut un temps de r�flexion sur l'histoire du film pr�c�dent, et sur ce qui la faisait fonctionner, sur les diverses motivations de Van Cleef et de Eastwood. C'est ainsi que je trouvai le noyau du prochain film... De tout temps, j'ai pens� que le bon, le mauvais et le violent ne pouvaient pas exister dans un sens absolu et total. Il me sembla int�ressant de d�mystifier ces adjectifs dans l'atmosph�re d'un western. Un assassin peut faire preuve d'un sublime altruisme, alors qu'un bon est capable de tuer avec une indiff�rence totale. Une personne apparemment mauvaise, lorsqu'on la conna�t mieux, peut se r�v�ler plus valeureuse qu'elle ne semblait l'�tre et faire preuve de tendresse. J'ai une vieille chanson romaine grav�e en m�moire, une chanson qui me semble pleine de bon sens : Un cardinal est mort. Il a fait le bien et le mal. Il a bien fait le mal et il a mal fait le bien. Voil� en gros la morale que je souhaitais glisser dans le film.� Alors que Sergio Leone d�veloppe ses id�es et planifie une mise en sc�ne vraie et personnelle, Vincenzoni recommanda de travailler avec une �quipe de sc�naristes incluant Age-Scarpelli et g�r�e par Leone lui-m�me ainsi que par le sc�nariste Sergio Donati. A ce sujet, Leone raconte : �Leur contribution fut un d�sastre. Inutile et rien d'autre. Je ne pus utiliser rien de ce qu'ils avaient �crit. Ce fut la pire d�ception de ma vie. Je dus reprendre en main le sc�nario avec Donati.� Donati confirme cette d�claration, ajoutant : �Dans la version finale du sc�nario, il ne restait pratiquement rien de ce qu'ils avaient �crit. Ils n'avaient �crit que la premi�re partie, quelques mots � peine. Ils �taient extr�mement �loign�s du style de Leone. Leone voulait essayer quelque chose de nouveau. Plut�t qu'un western, Age- Scarpelli avaient �crit une esp�ce de com�die se d�roulant dans l'ouest.� �l�ments autobiographiques Les trois personnages principaux (Tuco, Blondin et Sentenza) sont partiellement construits � partir d'�l�ments autobiographiques du r�alisateur. Au cours d'une entrevue, celui-ci d�clara : �Dans mon monde, les personnages les plus int�ressants sont les anarchistes. Je les comprends mieux parce que mes id�es sont plus pr�s des leurs. Je suis fait un peu comme ces trois hommes. Sentenza n'a pas d'�me, il est un professionnel dans le sens le plus banal du terme. Comme un robot. Ce n'est pas le cas des deux autres personnages. Consid�rant le c�t� m�thodique et prudent de ma personnalit�, je ressemble aussi � Blondin. Mais ma plus profonde sympathie sera toujours pour Tuco... Il sait �tre touchant avec toute cette tendresse et cette humanit� bless�e. Mais Tuco est aussi une cr�ature toute instinctive, un b�tard, un vagabond.� Le film est donc bas� sur trois r�les : un arlequin, une fripouille et un m�chant. Eastwood remarquera ironiquement � propos de la trilogie : �Dans le premier film j'�tais seul, dans le deuxi�me nous �tions deux, ici nous sommes trois. Dans le prochain, je me retrouverai au milieu d'un d�tachement de cavalerie.� �Le meilleur artificier du cin�ma � l'�poque �tait Baciucchi, une l�gende vivante. Cependant il n'avait jamais eu � pr�parer une explosion d'une telle dimension. Il pla�a une trentaine de charges de TNT, mais chaque fois, l'explosion des premi�res charges coupait le contact �lectrique, et donc le pont ne sautait pas tout d'un coup, tel que le souhaitait Sergio.� Pour rem�dier � ce probl�me, il fallut donc demander l'aide des sp�cialistes de l'arm�e espagnole. Des nouvelles charges explosives furent install�es et les cam�ras plac�es � divers angles autour du pont. Arriv� au moins 10 du compte � rebours, le capitaine de l'arm�e crut entendre le signal de faire exploser le pont, alors qu'il s'agissait en fait d'une parole adress�e � un technicien de cam�ra-vid�o. On n'arriva donc qu'� filmer la fin de l'�croulement. Un succ�s foudroyant Le film connut rapidement un grand succ�s � travers le monde, gr�ce avant tout � la notori�t� du r�alisateur Sergio Leone. Il g�n�ra en 31 ann�es (de 1966 � 2007) plus de 25 millions de dollars, un chiffre qui, convertit en �quivalence d'aujourd'hui, ne sera probablement jamais �gal� par un autre r�alisateur europ�en. Les dirigeants de l'United Artists furent abasourdis de voir les salles de cin�ma partout dans le monde se remplir comme jamais auparavant elles ne s'�taient remplies pour un western. Depuis ses d�buts, ce film est demeur� un favori du public. Il est souvent mentionn� dans les listes et les palmar�s des meilleurs films. Les utilisateurs de Box Office Mojo lui ont attribu� par vote une marque de "A". Il a �galement obtenu 100% des votes du site de critique cin�matographique Rotten Tomatoes. Il se retrouve aussi dans les listes des meilleurs films de tous les temps des magazines Mr. Showbiz, Empire Magazine et Time Out ainsi que sur les sites IMDB et Allocin�.
About a Boy MBC Max, jeudi 6 janvier 2011 � 22h (en VO sous-titr� en arabe) Royaume-Uni - 2008 - 1H40 - Genre : Drame. Accord parental souhaitable. Un film de : John Crowley. Avec : Andrew Garfield, Peter Mullan, Katie Lyons. A 24 ans, Jack sort de prison o� il a pass� toute son adolescence pour un meurtre qu'il a commis lorsqu'il �tait enfant. D�s sa lib�ration, Terry, assistant social, l'emm�ne le plus loin possible de ce scandale encore pr�sent dans tous les esprits. Terry lui donne un autre nom, lui trouve un travail, une maison. Dans cette ville d'Angleterre qu'il ne conna�t pas, Jack se construit une nouvelle vie � laquelle il tente de se tenir. Jusqu'au jour o�, par hasard, Jack devient un h�ros local et que sa photo appara�t � la une des quotidiens... About a Boy marque le retour d'un cin�ma britannique r�aliste et dramatique de qualit�. Dot� d'un sujet sensible et risqu�, le r�alisateur John Crowley semble avoir r�ussi son pari aupr�s des spectateurs, visiblement plus touch�s par le film que la presse. It's a boy girl thing MBC Max, vendredi 7 janvier 2011 � 22h (en VO sous-titr� en arabe). 2006 - G.-B. - com�die/com�die romantique/fantastique. R�alisation : Nick Hurran. Avec : Samaire Armstrong, Kevin Zegers, Emily Hampshire, Libby Adams. Woody et Nell sont voisins depuis leur naissance et pourtant ils se d�testent cordialement. Pendant une excursion scolaire, ils sont ensorcel�s et se r�veillent le lendemain matin dans le corps l�un de l�autre. It's a boy girl thingest un film r�alis� en 2006 ; c'est une com�die romantique avec Samaire Armstrong et Kevin Zegers. Le film est r�alis� par Nick Hurran et �crit par Geoff Deane (Kinky Boots). Les producteurs en sont David Furnish, Steve Hamilton Shaw Rocket Pictures et Martin F. Katz du Prospero Pictures. Elton John est l'un des producteurs ex�cutifs. Il est �galement une copie presque identique du film australien de 1996 : Dating the Enemy, avec Guy Pearce et Claudia Karvan. Ronin MBC 2, jeudi 6 janvier 2011 � 22h (en VO sous-titr� en arabe). R�alisation : John Frankenheimer. Pays : Royaume-Uni, Etats-Unis. Genre : Action. Distribution : Robert De Niro ; Jean Reno Vincent ; Natascha McElhone. Dans un monde o� la loyaut� s'ach�te et o� la trahison est un mode de vie, une nouvelle race de terroristes plus meurtriers est apparue, le tueur freelance ! La guerre froide est peut-�tre finie, mais � l'horizon se profile un groupe de mercenaires secrets dont les comp�tences en termes de surveillance, de reconnaissance et d'attaque sont en vente au plus offrant. Cinq de ces agents, connus sous le nom de Ronin, sont r�unis � Paris par un client myst�rieux pour une mission dangereuse : voler une valise top-secret. Ce qui semble �tre un simple rendez-vous devient rapidement une poursuite mortelle, parce que d'autres organisations maffieuses poursuivent le m�me but.