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A Adrar on croit encore aux versets des talebs
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 06 - 2007

De nos jours, certaines personnes pleines de conviction et de d�termination ont recours, apr�s avoir �t� d��ues par leur m�decin au talisman (kteb) r�dig� par des mains habiles dont la dext�rit� de la parole et des propos ubuesques ne sont plus � d�monter.
Pourtant, l�affluence que connaissent ces �crivains taleb est grandissante et leur impact n�est pas des moindres. Ils se veulent rassurants et pr�ts � tout pour endiguer le mal et vider bienentendu l�escarcelle. Si vous n��tes jamais all� pour une consultation, permettez- moi de vous d�crire l�endroit, car dans la wilaya, ils sont nombreux et leur r�putation est reconnue et indiqu�e, colport�e de bouche � oreille. Certains taleb se contentent d�une vieille maisonnette en pis�, asperg�e de chaux � la lueur d�une lampe timor�e. D�autres, plus nantis, disposent m�me d�une salle d�attente o� le th� vous est servi afin de ne pas vous rendre compte du temps. Une fois que vous �tes admis � l�int�rieur, vous vous d�chaussez et saluez le personnage assis en tailleur dont la t�te recouverte d�un chech et les yeux pivotants vous intriguent. La premi�re chose que l�on vous demande est votre pr�nom suivi de celui de votre m�re. Alors, selon le motif pour lequel vous �tes venu, il existe plusieurs formules. Si c�est pour conjurer le mauvais sort, le mauvais �il, un louis en plaqu� or est plac� sur votre front et quelques versets coraniques sont psalmodi�s. Si dans le cas contraire, le motif est autre, le moyen le plus �vident de percer le secret du visiteur est d�ouvrir �le livre� qui renferme plusieurs tableaux et formules qui permettent indubitablement � notre taleb de toucher la corde sensible pour ensuite pr�parer �son �criteau�. De petites feuilles habilement d�coup�es font l�objet d�une calligraphie que le commun des mortels ne saurait et ne pourrait d�chiffrer. Parfois, la transcription est faite de smegh, encre noire, parfois cette encre est teint�e de safran. Sur le talisman, on peut retrouver soit des tableaux soit des symboles dignes de l�hi�roglyphe �gyptien. Revenons � notre taleb, dans sa demeure, se trouve une table sur laquelle sont d�pos�s divers objets h�t�roclites, un louis d�or faux, un petit r�troviseur, deux livres dans lesquels figurent d��tranges inscriptions, un coffre en bois, deux canap�s destin�s aux visiteurs. L�air frais est brass� par un climatiseur qui commence � rendre l��me. On reconna�t tout l�art du propri�taire des lieux. Apr�s avoir pris connaissance des deux pr�noms, un regard furtif est jet� au r�troviseur en vue de percer le secret et le myst�re du visiteur intrigu� par toute cette mise en sc�ne. Puis commence un encha�nement de questionsr�ponses qui d�butent g�n�ralement par : �Vous avez beaucoup d�ennemis qui cherchent par tous les moyens � vous nuire, mais moi, je saurais leur faire face !� Ensuite survient une avalanche de questions appropri�es qui vous d�sar�onnent et qui concernent le stress, les tracasseries et les difficult�s de la vie quotidienne. Bref, tout un r�pertoire appris et r�cit� et qui fait mouche chez �l�intrus� qui n�a qu�un seul souci : ��tre d�livr�. L�entretien ne d�passe gu�re les 10 ou 15 minutes, temps pendant lequel notre taleb transcrit avec dext�rit� quelques formules suivies de paroles incantatoires psalmodi�s pour la circonstance. Notre visiteur est conquis et il faut passer maintenant aux choses s�rieuses : l�argent, une somme rondelette qui varie entre 100, voire 100 000 DA. Notre taleba une r�ponse � tout et quand une personne se pr�sente pour retrouver l�objet vol� (v�hicule par exemple) l�, on le saigne � blanc. Souvent des femmes d�sesp�r�es dont le mari a fui le domicile conjugal ou dont le divorce va �tre annonc� car le divorce est consid�r� comme l�autopsie d�un mariage d�funt, le taleb saisit cette opportunit�, promettant monts et merveilles et notre �fugueur� ne tarderait pas � revenir frapper � la porte de la femme victime de ces mauvaises circonstances. On raconte qu�un taleb avait trait� un cas similaire. Il avait demand� � la malheureuse de lui ramener un v�tement de son partenaire. Ce qu�elle fit et le taleb lui explique la m�thode � suivre. Au bout de quelques jours, quelqu�un vient sonner, un Australien, � qui appartenait le v�tement en question et que son mari avait achet� de la friperie. Et dire que les gens continuent d�y croire et de se rendre r�guli�rement chez les tolba pour retrouver le bonheur perdu, la fortune souhait�e, la destruction des ennemis et le succ�s dans tous les domaines. Une attitude apathique qui rague l�esprit et le harangue. C�est dans la t�te de l�individu que �a se passe et c�est le r�sultat du fruit de son imagination car l�imagination est plus importante que la connaissance car cette derni�re est limit�e et l�imagination vous offre la libert� de pens�e et l��vasion. Taleb, � vos plumes, mais attention � l�arnaque !
El Hachemi S.
Un adolescent fauch� par un camion
Bachir est un jeune adolescent de 16 ans qui avait pass� la veille � gambader avec les copains du quartier. Il est en vacances depuis les derni�res compositions et ses journ�es, il les passe � vadrouiller un peu partout pour finalement retrouver le g�te familial et se reposer apr�s les folles activit�s de la journ�e. Ce matin-l�, Bachir se l�ve t�t, avale � la h�te son petit-d�jeuner et sort sur son v�lo. Depuis son acquisition, Bachir est tout le temps dehors, un moyen d��vasion, un moyen de humer l�air frais... Aujourd�hui, son destin va croiser un camion. En effet, il est un peu plus de 8h quand Bachir croise le chemin de ce gros porteur et l�in�vitable se produit. Il est litt�ralement �cras�. C�est l�effarement. Le conducteur ne s�est m�me pas rendu compte, il a fallu que des pi�tons l�alertent quelques m�tres plus loin. C�est la stup�faction. Le chauffeur s�arr�te et descend pour constater les d�g�ts. Bachir g�t sans vie sur le sol. La mort a �t� instantan�e. Une perte cruelle pour sa famille, ses proches et ses amis. Quant au chauffeur, d�sempar�, h�b�t�, r�alisant difficilement ce qu�il venait de commettre, et craignant des repr�sailles de la famille du d�funt se rendit au commissariat.


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