Réagissant à un article de presse incriminant le fils de son secrétaire général Amar Saâdani, le Front de libération nationale (FLN) a, dans un communiqué rendu public hier, estimé qu'il est visé dans sa stabilité, évoquant même une «campagne féroce». Estimant être la cible d'une «campagne féroce» qui vise la stabilité du parti et son secrétaire général Amar Saâdani, le FLN affirme dans le document qu'il «paie pour son engagement pour la stabilité et le développement du pays ainsi que pour l'intérêt qu'il porte pour le Grand Sud et ses appels au dialogue afin de déjouer le complot contre l'Algérie». Cette réaction fait suite à un article publié dans l'édition d'hier du journal arabophone El Khabar qui affirme que le fils de Saâdani détiendrait 2,5 millions d'euros sur un Livret A (compte épargne) de la Banque postale française. Le FLN qui nie l'information ainsi que le document publié par le journal qualifiés de «faux», s'explique : «La législation française plafonne les sommes pouvant être placées sur un Livret A à 22 950 euros». Pour le FLN, même l'information publiée par le même journal, selon laquelle l'avis de recherche est lancé contre Farid Bedjaoui, cité dans l'affaire Sonatrach 2 par Interpol et qui aurait été abandonné est aussi erronée, car pour le FLN «une simple recherche sur Google va prouver le contraire». Amar Saâdani, cité par TSA, affirme «qu'en réalité, ces attaques le visent en premier». «En s'attaquant à Saâdani, on veut en réalité fragiliser le FLN», précise-t-il. Pour rappel, le secrétaire général du FLN est lui-même ciblé. Plusieurs organes de presse étrangers dont Monde Afrique et nationaux avaient en effet rapporté que Saâdani est propriétaire d'«au moins un appartement à Neuilly-Sur-Seine, la banlieue chic de Paris» à travers la Société civile immobilière (SCI), «l'Olivier», qui posséderait l'appartement situé à Neuilly pour le compte d'Amar Saâdani, de sa femme Naïma et de ses sept enfants. Ce qu'il avait toujours nié et même engagé un avocat parisien pour défendre ses intérêts.