La mise en place d'une «référence internationale unifiée» pour développer les nouveaux programmes de prévention contre le développement de la consommation des stupéfiants et des psychotropes, la relance et la redynamisation de la coopération judiciaire internationale et l'échange d'informations pour lutter contre le trafic de drogue et le blanchiment d'argent, et enfin la destruction des surfaces réservées à la culture de toutes les formes de drogue et la création de cultures alternatives sont les plus importantes recommandations des travaux du colloque international sur la lutte contre la drogue qui s'est clôturé dimanche soir au palais de la culture d'Imama de Tlemcen, en présence du wali. Dans son allocution de clôture des travaux, il a rappelé aux participants des 11 pays participants «que le danger des stupéfiants n'épargnent aucun pays». Et d'indiquer que «les saisies de drogue opérées durant les trois dernières années dans la wilaya sont alarmantes, estimées à plus de 50 tonnes de kif traité». Ceci après avoir loué les efforts de toutes les forces de sécurité en charge de la lutte contre le narcotrafic, mais aussi «le rôle du mouvement associatif et de la société civile dans la sensibilisation et la prévention à travers les campagnes menées sur l'ensemble du territoire de la wilaya, dans les universités et les écoles». Lors des débats, tous les intervenants ont unanimement souligné qu'une lutte sans merci doit être menée contre ce fléau qui menace la santé, la sécurité et la stabilité des Etats, car il a été établi une connexion indissociable entre le crime organisé, le narcotrafic et les réseaux terroristes. D'où la nécessité «d'une coopération internationale multiforme en matière de lutte contre ces réseaux criminels et d'informations sur les sources de financement et de blanchiment d'argent». Enfin, le chef de l'exécutif a mis l'accent sur le fait que «l'Algérie ne ménagera aucun moyen pour faire face à ce fléau qui menace sa sécurité et la santé publique». Et comme l'a souligné Tayeb Louh, le ministre de la Justice, l'Algérie s'attelle à mettre en place un nouvel arsenal juridique et des réformes judiciaires allant dans l'esprit et le fond de la nouvelle Constitution. Notons que le ministre de la Justice a annoncé une série de réformes portant sur la création du conseil national des droits de l'homme et sur la révision du code des procédures pénales ainsi que sur les études en cours de finalisation sur la réforme des tribunaux correctionnels et criminels, la dépénalisation de certains délits et enfin la nomination de trois juges au niveau de chaque tribunal correctionnel, au lieu d'un actuellement.