L'Algérie a réitéré jeudi à Washington son engagement dans la lutte antiterroriste, soulignant qu'elle a toujours œuvré au renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme et à la consolidation des efforts pour combattre le crime organisé et le terrorisme transnational. C'est ce qu'a souligné la délégation algérienne à l'ONU. Les efforts déployés par l'Algérie dans le domaine de la lutte antiterroriste «ont toujours été destinés à accroître la coopération régionale et internationale, avant même la manifestation de grands actes de terrorisme international que le monde a connus», a souligné la déclaration de l'Algérie sur la stratégie antiterroriste mondiale, lue par la délégation algérienne devant l'Assemblée générale de l'ONU consacrée à l'examen de cette stratégie. L'Algérie a œuvré dès le début à renforcer les efforts de la lutte contre le terrorisme au niveau africain, en participant à la création de nombreux instruments internationaux qui jouent un rôle important dans l'amélioration de l'efficacité de la lutte antiterroriste dans le continent, a-t-on relevé dans le même document. Dans la région du Sahel qui exige la coordination et le renforcement des capacités des pays pour lutter le terrorisme, l'Algérie s'est engagée dans une approche concertée à travers de nombreux mécanismes de coopération, a-t-on rappelé. En outre, l'adhésion de l'Algérie au Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) reflète son engagement à participer à tous les forums pertinents afin de promouvoir la coopération internationale contre le terrorisme, a-t-on poursuivi. Dans ce cadre, l'Algérie copréside avec le Canada le groupe de travail sur le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, a encore rappelé la délégation algérienne. En évoquant les efforts considérables réalisés par l'Algérie dans ce domaine, depuis le dernier examen de la stratégie antiterroriste de l'ONU en 2014, la délégation algérienne a relevé que ces étapes consolidaient «les acquis de la politique de réconciliation historique présentée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sous la forme de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Dans le même sillage, l'Algérie a considéré que la bataille contre ce fléau terrible ne doit pas être menée sur le plan sécuritaire uniquement mais doit intégrer d'autres aspects liés à la politique, à l'économie, à la religion ainsi qu'à l'éducation». Par ailleurs, l'Algérie s'est félicitée dans sa déclaration de la réaffirmation par l'Assemblée générale du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de tous les Etats, dans le cadre de la stratégie mondiale contre le terrorisme. «L'Algérie a appelé à chaque occasion à ce que cet engagement soit respecté», a souligné la délégation. A ce titre, elle a considéré que «toute approche sélective à l'égard des principes et objectifs énoncés dans la Charte des Nations Unies est inacceptable». «Pour être plus explicite, la communauté internationale ne peut pas fuir ses responsabilités concernant la réalisation du droit à l'autodétermination de tous les peuples qui sont encore sous occupation étrangère», a-t-elle ajouté. A cet égard, l'Algérie s'est également félicitée de la volonté des Etats membres de l'ONU, de continuer à œuvrer pour résoudre les conflits et mettre fin à l'occupation étrangère. La lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme doit également inclure, selon l'Algérie, le rejet de tout acte de xénophobie et d'islamophobie. En réitérant une fois de plus sa ferme condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, l'Algérie a appuyé la stratégie antiterroriste des Nations unies et a insisté sur la nécessité de l'adapter aux évolutions et aux exigences de la lutte contre le terrorisme.