Le président du parti Tajamou Amel El Jazaïr (TAJ), Amar Ghoul, a fortement critiqué, hier, le dernier discours d'Amar Saâdani, secrétaire général du FLN, à travers lequel il a porté de graves accusations contre l'ancien chef du département du renseignement et de la sécurité, Mohamed Lamine Mediene, Abdelaziz Belkhadem, ainsi que les ex-officiers de l'armée française. Sans le citer nommément, Amar Ghoul accuse Saâdani de vouloir «attiser le feu la fitna» dans le pays. «Les partis politiques qui s'attaquent à des personnalités et qui remuent le passé sont des perturbateurs. Ils veulent semer la zizanie et déstabiliser le pays», a-t-il tonné, lors d'une conférence de presse tenue au siège national de son parti, sis à Aïn Allah (Alger). Les anciens dossiers qui peuvent causer des tensions au sein de la classe politique n'ont, selon lui, aucune utilité d'être ouverts à nouveau. «Nous n'avons pas besoin de règlement de compte, mais de solutions concrètes pour améliorer la situation socio-économique du pays», a-t-il martelé. Ceci ne serait possible, enchaîne Ghoul, qu'à travers un dialogue moral et constructif. «Il est urgent de s'éloigner des discours provocateurs et de conjuguer nos efforts pour faire face aux dangers qui guettent notre économie, notamment, avec la chute des cours du pétrole», a-t-il appelé. Dans ce contexte, Taj se prépare à la concrétisation du code d'honneur politique visant à moraliser l'action politique. Le but de cette initiative est de consacrer une culture politique constructive qui serve l'intérêt général, conformément à sa philosophie articulée autour de l'unité et du rejet de tout facteur de division. Selon les explications fournies par Amar Ghoul, l'initiative qu'il propose de mettre en œuvre vise à promouvoir l'action politique au service de la stabilité de l'Algérie, en se démarquant de l'invective, de l'alarmisme ou autre discours violent. Le code d'honneur politique qui verra le jour bientôt tend, selon son initiateur, à hisser le niveau du débat et à moraliser le discours politique et l'éloigner des calculs étroits. Abordant, par ailleurs, les élections législatives, l'intervenant a fait savoir que sa formation politique écarte toute alliance et veut être un acteur central dans la future carte politique. «Nous participerons aux prochaines élections avec un programme solide et des propositions responsables et sérieuses qui seront à la hauteur des aspirations du peuple algérien». Il s'est félicité du choix du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, d'avoir nommé Abdelwahab Derbal à la tête de l'instance de surveillance des élections. «Nous avons entièrement confiance en le jugement du président de la République. Il a fait un excellent choix», a-t-il dit. Sur le plan économique, TAJ a présenté une série de recommandations visant à construire une économie forte et émergente. A ce sujet, le parti appelle le gouvernement à poursuivre sa politique de croissance, quelles que soient les embûches. Aussi, il souligne l'importance de réformer le système bancaire à travers l'ouverture du capital ou de la Bourse au secteur privé. TAJ insiste également sur le développement local et la lutte contre la bureaucratie dans l'acte d'investir.