Plus que dix jours du coup d'envoi du Mondial, les camarades de Halliche suscitent, à juste titre, de véritables appréhensions chez les supporters algériens. Les moroses et ternes prestations contre l'Irlande et la Serbie ne présagent rien de bon. Deux matches de préparation qui démontrent combien le fossé entre le niveau des nôtres et celui des autres mondialistes est encore trop grand pour être résorbé en moins de deux semaines. Les raisons de la déroute sont sans appel… et ce n'est nullement pas le choix du stage de Crans-Montana qui a pesé sur la partie, pour justifier la piètre partie montrée contre l'Irlande avec un score de 3-0, bien lourd pour le mental des Verts. «Même s'il ne s'agit que d'un match de préparation, nous avons subi une défaite un peu sévère. C'est vrai que nos cadres n'étaient pas là, et avec leur retour ça ira beaucoup mieux se passer, et il est vrai aussi que nous sommes en pleine phase de préparation, mais il faut quand même apprendre à ne pas perdre 3-0», a déclaré Karim Ziani, au terme de la rencontre. Une question à laquelle le staff technique national doit impérativement trouver réponse très vite, car désormais il n'est plus question d'essais, les choses se compliqueraient davantage et laisseraient une équipe en manque de fraîcheur, d'ambition et de dynamisme sur le banc de touche dans le prochain Mondial. Le sélectionneur de l'équipe nationale doit agir vite afin d'opérer une tactique juste et fructueuse sur, en premier lieu, le plan défensif, dont le retour de Bougherra et Antar Yahia peut consoler les milliers d'Algériens quant à la solidité défensive de l'équipe, et en second lieu le milieu de terrain qui, par ailleurs, semble être le maillon le plus faible de l'échiquier de Saâdane. Un milieu de terrain qui, malgré la lucidité de Lahcen et le talent de Ziani dans l'animation du jeu, n'arrive pas à servir réellement de relais pour le duo Ghezzal-Djebbour en attaque. Ce qui est sûr, c'est que beaucoup d'enseignements ont été tirés, notamment sur le plan du jeu collectif au cours de cette rencontre face à l'Eire. Il va falloir améliorer beaucoup de choses, et qui sait, le miracle peut avoir lieu. Les Verts ont montré qu'au pied du mur, ils peuvent magistralement se transcender et faire preuve d'une combativité nourrie par un orgueil bien connu des Algériens, comme ce fut le cas contre l'Egypte, le Mali et la Côte d'Ivoire.