De nombreux villages et douars de la wilaya de Chlef accusent un manque flagrant d'infirmiers et de médecins, ce qui a handicapé l'évolution de la couverture sanitaire dans ces localités et a conduit à la fermeture de dix infrastructures sanitaires au niveau du territoire de la wilaya. Les raisons du refus de certains médecins de regagner les localités enclavées sont en premier lieu, la distance entre ces infrastructures et la ville. Cette situation a contraint les villageois à se déplacer vers les polycliniques existantes dans les centres des communes qui au fil du temps n'arrivent plus à répondre aux besoins des nombreux patients qui, eux-mêmes sont confrontés à une véritable crise de transport des malades, particulièrement pour les cas urgents. Tout cela arrive au moment où l'Etat a consacré et assuré différents projets et plans de développement, ainsi que des dizaines de projets et de réalisations dans le but d'atténuer l'écart entre l'administration et les habitants des localités enclavées et ceux des localités urbaines dans le domaine de la prise en charge médicale. Sur le terrain, presque toutes les salles de soins sont dépourvues de matériel médical. C'est le cas notamment des services de gynécologie et de pédiatrie, des services très sollicités. Les malades se plaignent de l'insuffisance de médecins spécialistes, alors que la direction confirme qu'elle dispose de suffisamment de médecins spécialistes pour combler le vide enregistré dans toute la wilaya. Mais sur le terrain, c'est un autre constat. Les médecins spécialistes affectés vers la wilaya sont retournés d'où ils sont venus pour des raisons liées à l'hébergement, le transport et le manque de moyens médicaux. Cette situation s'est répercutée sur les malades qui sont contraints de se déplacer vers les centres hospitaliers des wilayas d'Alger et d'Oran.