des investissements dans le tourisme climatique et thermal contribueraient au développement local. Située à l'extrême sud-est de la wilaya, cette commune a connu les affres du terrorisme mais elle renaît peu à peu de ses cendres. Une population estimée à 2 695 habitants et pas un seul collège d'enseignement moyen! Le président de l'APC de Béni Bouatab lance un cri de détresse: «De nombreuses familles sont obligées d'abandonner la scolarité de leurs enfants. La situation est dramatique. Le plus proche CEM se trouve à El Karimia (20 km de Béni Bouatab) et le manque de transport fait que seuls les écoliers ayant des proches dans cette commune continuent tant bien que mal leurs études. Avec 22 enseignants de l'école primaire, tous sont étrangers à la région car aucun enfant du pays n'a réussi à terminer ses études et revenir à Béni Bouatab, enseigner ou gérer des activités industrielles et commerciales». Avec une situation sécuritaire en nette amélioration, cette commune d'une superficie de 185 km² est une région à visiter. Récemment, une source d'eau minérale a été découverte sur les collines qui surplombent cette magnifique région. Seuls des investissements dans le tourisme climatique et thermal contribueraient au développement local et au désenclavement de cette localité si riche en potentialités naturelles (faune et flore). Les traditions ancestrales et les fêtes folkloriques vont revivre comme le célèbre «taâm de Sidi Mekraz» en automne qui drainait avant le terrorisme un flux important de touristes. Aujourd'hui, le président de l'APC de Béni Bouatab a l'intention avec sa jeune équipe dynamique de mettre en exergue cette culture et ce patrimoine occultés par les années noires. «Le problème majeur, nous confie le président de l'APC, est la construction d'un CEM dans notre commune pour mettre un terme aux souffrances des familles obligées de sacrifier la scolarité de leurs enfants, parfois excellents». Nous nous retrouvons avec une population dont la majorité des citoyens se retrouve avec le niveau élémentaire. Un CEM et pourquoi pas un lycée que l'Etat pourrait accorder à une commune qui a tant donné. Durant la décennie noire, les terroristes ont même essayé d'empoisonner l'eau potable et malgré cela, l'actuelle APC reste confiante en l'avenir et exige uniquement un droit constitutionnel: l'éducation pour ses enfants afin que cette commune rayonne de nouveau grâce à ses enfants qui contribueraient à son développement.