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De l'écriture à l'édition...
BEJAIA
Publié dans L'Expression le 19 - 02 - 2012


Tous les chemins mènent à Rome. En littérature, ce n'est pas vraiment le cas car tous les écrivains ne deviennent pas forcément des éditeurs de livres. Mais dans la wilaya de Béjaïa, il y a exception à la règle puisque plus d'un écrivain est devenu éditeur. D'ailleurs, le créneau de l'édition dans cette wilaya est florissant. Plusieurs écrivains ont d'abord publié romans, nouvelles et recueils de poésie avant d'être séduits par l'aventure de l'édition. On peut citer le romancier Youcef Zirem, auteur entre autres de l'Ame de Sabrina et de La vie est un grand mensonge. Après avoir écrit et édité de nombreux livres, Youcef Zirem a lancé sa propre maison d'édition en compagnie de ses frères qui baignent aussi avec allégresse dans l'atmosphère séduisante des lettres. Youcef Zirem a lancé sa maison d'édition qu'il a nommé tout simplement les Editions Zirem. Grâce à cette maison d'édition, plusieurs livres ont été réédités et le plus connu et qui a été le plus vendu est sans doute celui d'Albert Camus. Il s'agit de Misères de la Kabylie. Ce dernier est un chapitre fort émouvant du livre Chroniques algériennes du Nobel de littérature 1957. Le deuxième à avoir mis le pied à l'étrier de l'édition après avoir navigué sans se lasser pendant des années dans les tréfonds de l'écriture, c'est l'écrivain en langue amazighe, Brahim Tazaghart. Ce dernier a commencé par écrire des nouvelles dans la langue de Jugurtha, puis des poèmes avant d'aboutir au roman. Puis, le pas est vite franchi. Brahim Tazaghart lance sa maison d'édition et relève le défi de se spécialiser dans le livre amazigh. D'ailleurs, il dénomme sa boite, les Editions Tira, puis lance plus de trente livres en tamazight dont des romans, des recueils de nouvelles et des recueils de poésie. Le chemin est encore long car Brahim Tazaghart, contre toute attente, bute sur des difficultés financières. Il découvre, à son corps défendant, après son expérience, que le livre amazigh, contrairement aux marches du Mouvement culturel berbère, ne draine pas les grandes foules. Avec mille exemplaires imprimés, Brahim Tazaghart a beaucoup de mal à trouver preneur. Pourtant, la qualité du travail réalisé par Tira Editions est impressionnante ainsi que la qualité des ouvrages choisis. Une rigueur sans faille préside au choix des titres à publier.Enfin, Tarik Djerroud a ouvert une parenthèse dans sa carrière d'écrivain, pour s'adonner à son tour à ce métier qui n'en est pas un quand il s'agit d'un écrivain. Il est plus une passion. Il lance sa maison d'édition, Belle-lettres, en 2010. Depuis, il a mis la clé de l'écriture sous le paillasson en attendant de voir quelle sera la récolte dans le domaine de l'édition. Une récolte qui est loin de se limiter à l'aspect pécuniaire, car si c'était le souci de Tarik Djerroud, il y a mille et un autre créneaux qui apportent plus en beaucoup moins de temps. Mais quand on est un mordu du livre, on devient aveuglé par l'amour de ce dernier et on ne fait que rêver de tenir un nouvel ouvrage entre ses mains. C'est le cas de Tarik Djerroud qui a publié ses quatre romans «chez lui». Il a ensuite édité ou réédité pas moins de vingt-cinq livres. Son cheval de bataille, c'est la réédition des grands chefs-d'oeuvre des auteurs qui sont plus des génies que des écrivains, à l'image de l'inimitable Khalil Gibran, du mélancolique Schopenhauer, du berbérisant René Basset, de l'historien Charles-Robert Ageron, du lucide Sun Tzu, etc... Tarik Djerroud fermera la parenthèse de l'édition en juillet prochain, nous dit-il, car la plume commence à le titiller de nouveau et tant que l'inspiration est de retour, autant en profiter...

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