Les usagers de l'autoroute sont appelés à plus de prudence pendant la période des travaux Les malfaçons constatées sur une portion d'autoroute à Bouira sont dues au fait qu'elle est érigée selon des normes locales. Une mise à niveau d'un tronçon d'autoroute sur 33 kilomètres à Bouira est prévue à partir du mois prochain. Selon la direction des travaux publics de Bouira, une étude géotechnique est en cours de réalisation pour procéder à ces travaux. Ahmed Benamar, responsable du service de développement à la même direction a annoncé jeudi dernier que ce tronçon situé entre Lakhdaria et Bouira subira des travaux pour traiter les zones d'instabilité. Les automobilistes ont remarqué depuis plusieurs semaines que la chaussée présente plusieurs déformations ce qui met leur sécurité en danger. Sur les sections dégradées, la pose de nouvelles couches d'asphalte est rendue nécessaire. Ce sont des entreprises nationales qui seront chargées de cette mission. L'Etrhb et Altro ont remporté le marché. Les usagers de l'autoroute sont appelés à plus de prudence pendant la période des travaux. Le tronçon sera fermé partiellement sur une seule chaussée. L'explication qui en est donnée tient au fait que les travaux seront effectués par section de trois à cinq kilomètres. Pendant ce temps, les automobilistes seront contraints d'emprunter des déviations. D'ailleurs, des panneaux sont déjà visibles sur les parties concernées par les travaux. La route nationale numéro 5 accueillera donc de nombreux usagers. Ces derniers ont commencé à parler de malversations lors de l'attribution du marché consistant à ériger cette route. Le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, est monté au créneau pour livrer sa version des faits. Il a annoncé que les travaux annoncés actuellement ont déjà été planifiés dans le cadre du programme initial de la réalisation de l'autoroute. Selon lui, le plan prévoyait la finalisation du tronçon Lakhradia-Alger avant d'entamer la réhabilitation des 33 kilomètres reliés à Bouira. Cette partie était d'ailleurs réalisée dans les années 1990, a-t-il précisé. Le segment a été intégré à l'autoroute Est-Ouest mais en réalité il n'est même pas réalisé selon des normes internationales. Mieux, il n'était même pas destiné à être classé en tant que tronçon d'autoroute mais il était conçu seulement comme un contournement. C'est ce qui fait toute la différence et c'est également ce qui conduit à planifier des travaux pour rendre la route plus sûre. Selon le ministre, il est donc inutile et injustifié de parler d'une quelconque malfaçon. Tous espèrent que la tâche des entreprises de réalisation ne prendra qu'un temps limité afin que les usagers retrouvent à nouveau le plaisir que procure la conduite sur de nouvelles routes. Au moment où les autorités se sont préoccupées de cette réfection, plus à l'est, l'autoroute préoccupe toujours. Des travaux sur 10 kilomètres restent toujours à faire entre Constantine et Al Tarf pour achever complètement l'autoroute Est-Ouest. Cette fois, c'est la japonaise Cojaal qui va s'atteler à la réalisation du projet. Ce dernier a été entravé par des contraintes techniques et financières. Mais elles ont été levées. Le gouvernement et le ministre n'ont pas cessé de répéter que le secteur des travaux publics constitue une composante primordiale dans l'activité économique et sociale et qu'il remplit des fonctions stratégiques dans la croissance de l'économie et la promotion de l'investissement créateur de richesse et d'emplois.