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Grâce aurésienne et raï enflammé
LAYALI EL BAHDJA AU CASIF
Publié dans L'Expression le 20 - 07 - 2004

Organisé par l'Onci, les soirées estivales Layali El Bahdja se poursuivent mais ne se ressemblent pas...
Dans une ambiance joyeuse et chaleureuse, des plateaux musicaux variés sont proposés à un public majoritairement familial. Du charqui au chaâbi en passant par le rock ou la salsa, tous les goût sont satisfaits.
Aussi, c'est la musique chaouie qui était à l'honneur en première partie, dimanche dernier. Venue de France, la grande Houria Aïchi fera voyager le public à travers la poésie populaire chantée de l'Aurès. Une voix qui porte loin, très loin, lui valant des applaudissement nourris. Les Chaouis ne se feront pas prier pour occuper la piste de danse sur les airs du R'Driss. Houria Aïchi, accompagnée de trois musiciens, un à la gesba et deux au bendir - des instruments traditionnels - rendra hommage à Aïssa Djermouni et Ali Khenchli décédé récemment. Le chant des bergers est illustré en arrière-fond, sur un écran géant distillant des images de rivières, de femmes des Aurès, de leurs us et coutumes...
Le Blues algérien de Houria est des plus entraînants et sa voix est un tonnerre qui déchire le ciel. Grâcieuse dans son habit noir un peu comme une robe soutane, Houria, belle, énigmatique, «tranchait» avec l'air de fête de la saison. Elle était tout simplement sublime. Une vraie diva. Altière, sobre et classe! Fière de ses origines, Houria ose quelques pas chaouis, tel un félin...
Dans un autre registre, raï cette fois-ci, on annonce la star Bilal qui n'aime pas trop briller comme Khaled et Mami... Les musiciens fin prêts sur scène, Bilal crane rasé et pantalon treillis couleur militaire, entonne son premier tube N'ti omri, n'ti ma vie. Sans se faire prier, le public plus déchaîné cette fois, plus nombreux, est en délire. Il n'attendait que ça en vérité, pour danser. Bilal enchaîne tube sur tube, du connu au moins connu tels Ouled horma, Derja derja, Paris, Ne me quitte pas, une ballade romantique...le raï de Bilal est épicé et assaisonné à des zestes de salsa, rumba, reggae...Le chanteur met la fièvre au Casif de Sidi Fredj. Bilal qui du haut de son parcours a su s'entourer de professionnels, est venu avec son ingénieur du son français qui se mettra à la technique de l'Onci le temps d'une soirée. Atmosphère particulière, le brouillard remplace les fumigènes.Oui, le ciel sera naturellement enveloppé.
Un voile de lumière et de musique qui étreignera le public jusqu'à une heure tardive de la nuit...Valeur sûre du raï, cheb Bilal a su gravir les échelons, «pas à pas» devenant lui aussi une star incontournable de la nébuleuse musique raï. Né à Cherchell près d'Alger, Bilal Mouffok est élevé à Oran par son grand-père après le divorce de ses parents.
Il fera le conservatoire et se forgera une réputation dans les fêtes familiales et les mariages. Puis, il débarque en 1987 à Marseille dans l'espoir de devenir un chanteur de raï en écumant les scènes des bars. Avec des textes quelque peu «moralisateurs» donc plus réfléchis, Bilal se veut redresseur des consciences sans trop se prendre la tête. Il se fait connaître d'ailleurs par ses chansons «droits de réponse» qu'il renvoyait en rythme et en mélodie à ses compères musiciens. Reconnu aujourd'hui pour son talent, Bilal brigue le qualificatif d'artiste «populaire».
Et cela lui va comme un gant. Les jeunes s'identifient beaucoup à sa musique même si le personnage assez décalé reste en retrait et quelque peu en réserve, comparé à ses chansons. Ainsi, c'est sa pudeur qui plaît.Une rébellion contenue qui s'exprime sur scène. L'artiste prend aujourd'hui plus d'envergure et on le voit même dans ses clips...


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