La reprise de la compétition du championnat national de volley-ball est fixée au 25 novembre prochain. Cependant, et en attendant le coup de starter officiel, les différentes équipes s'attellent tant bien que mal à affûter leurs armes afin de faire bloc à toute surprise. Certes, la décence et l'éthique veulent que l'on commence par le champion en titre dans nos tentatives de présentation des équipes, mais une fois n'est pas coutume, les rôles seront inversés. De ce fait, c'est par l'un des nouveaux venus, ou plus précisément ceux qui ont fait leur retour parmi les ténors, qui ouvrira le bal de cette rubrique, le MBBéjaïa, en l'occurrence. En effet, après six ans de purgatoire et de peine, le Machaâl Baladiat Béjaïa retrouve une place qu'il n'aurait jamais dû quitter, parmi l'élite de la balle au filet. Mais pour atteindre cet objectif, les dirigeants et à leur tête Abdelkrim Bouledjdoun, président de section, n'ont pas lésiné sur les moyens matériels et humains. C'est ainsi que plusieurs cadres du mouvement sportif, dont Bougie regorge spécialement en volley-ball, ont été nommés à la tête des différentes catégories avec pour objectif le maintien pour les seniors-hommes au sein de l'antichambre de l'élite. Mais comme l'appétit vient en mangeant, le MBB décroche l'accession en compagnie de l'autre école bougiote, le NCBéjaïa. Pour cette saison et dans le but d'éviter les erreurs du passé ayant conduit l'équipe à reprendre l'ascenseur dans le sens inverse, les dirigeants n'ont pas fait dans la dentelle en opérant certains ajustements au sein de l'effectif qui aura à coup sûr son mot à dire dans ce championnat. En effet, l'équipe drivée par le duo Imloul-Mebarki, a enregistré le retour au bercail de Walid Benmansour qui avait fait les beaux jours de l'ex-OC Alger et du NAR Bordj Bou-Arréridj, auquel s'est joint le jeune Tarik Mébarki, un autre enfant du club, après avoir évolué trois ans durant au NAHD. Le plus réjouissant pour toute la famille du volley-ball, est incontestablement le come-back du jeune Amrane, après six années de silence. Le jeune passeur, pour rappel, avait pris la décision de quitter les salles pour protester contre l'attitude irrévérencieuse de son ancien entraîneur en EN cadets qui l'avait écarté du groupe, alors que tout le monde s'accordait à dire qu'il serait le nouveau régulateur du Six national. Ceci pour l'anecdote, tandis que l'effectif sera mené par le fer de lance, l'international Chikhi, qui s'affirme au fil des matches et de la confiance placée en lui par le coach national, le Cubain Guesto Morales, comme le futur patron de l'EN au vu de sa force de frappe à vous percer un bloc en béton. Par ailleurs, l'effectif devrait être renforcé par l'arrivée du central de l'Olympique d'El-Kseur, Saïdi. Cependant, sa venue n'est guère acquise. Les dirigeants de l'Olympique ne veulent nullement s'en séparer après que Nassim Hedroug fut parti monnayer son talent dans une équipe de 3e division française. Dans le cas où Saïdi obtiendrait sa lettre de libération, ce serait un renfort de taille qui donnera de l'assise au bloc où se distingue déjà Smaïl Belabbès. Pour le DTS, Saïdi prend un air de malice de vieux briscard. Un challenge largement à la portée des joueurs qui eux, se sont donné le mot d'atteindre la phase des play-off. Néanmoins, toute cette détermination risque d'être anéantie par des facteurs exogènes. Le peu d'intérêt qu'accordent les autorités aux sports dits «mineurs» reste suspendu comme l'épée de Damoclès sur ces équipes pourtant ayant toujours honoré la wilaya. La mauvaise programmation établie par la Fédération n'est pas faite pour arranger les affaires des clubs. En effet, la FAVB a décidé de faire jouer les équipes tous les lundi et vendredi sans toutefois tenir compte que la majorité des effectifs est encore scolarisée. Un problème que la tutelle devra résoudre dans le meilleur des sens si elle tient au développement de la discipline d'autant que l'Algérie organisera au mois d'août prochain, le Mondial cadet.